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Jean-Marie JÉGOREL (1848-1918)

JÉGOREL Jean-Marie (1848-1918)
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    [1288]  JÉGOREL Jean-Marie, est né le 19 janvier 1848 à Crédin, dans le diocèse de Vannes (Morbihan). Il fit ses études au Petit Séminaire diocèsain. Désirant aller dans les Missions lointaines, il entra au Séminaire des Missions Étrangères le 8 septembre 1868. Les directeurs du Séminaire décidèrent d'éprouver sa vocation et lui facilitèrent l'entrée au Séminaire d'Arras. Il continua donc ses études théologiques dans ce Grand Séminaire. Il fut ordonné prêtre le 7 juin 1873, fit du professorat et fut nommé curé de la paroisse de Berguette, aux confins des diocèses d'Arras et de Cambrai. Il y fut très heureux, mais persista dans son désir de devenir missionnaire. Son évêque lui donna la permission de s'adresser de nouveaux aux Missions Étrangères. Il fut admis comme aspirant missionnaire le 17 août 1875. Il partit le 20 avril 1876 pour la mission de Pondichéry.

     

    Dès son arrivée, il est nommé professeur au Grand Séminaire, près de l'évêché. Il n'y resta qu'une année et fut envoyé à Polur. Ce district était composé de néophytes. Il alla visiter les villages où se trouvaient ces chrétiens et administra sa paroisse avec beaucoup de zèle et de courage. De Polur, il fut envoyé en 1880 à Puratakudi, spécialement chargé du village d' Uttamanur. Il passa ensuite à Toloopatty en 1884, et Mgr. Laouënan l'appela au Petit Séminaire de Pondichéry. Quand le Père Henry, le supérieur de l'institution, quitta sa charge en raison des infirmités de vieillesse, c'est le Père Jégorel qui lui succèda...

     

    En 1894, il fut nommé au district de Molatoor, et en 1899, quand le diocèse de Pondichéry fut divisé par la création du nouveau diocèse de Kumbakonam, le Père Jégorel se trouvant encore à Molattoor, fut incorporé dans le nouveau diocèse. En 1903, il fut envoyé à Tranquebar, petit port sur la côte est, où les Soeurs salésiennes s'étaient établies avec couvent et dispensaire. Il fut là encore un bon et dévoué pasteur, pour lequel les Soeurs eurent beaucoup d'admiration et de reconnaissance.

     

    Mgr. Bottero, le nouvel évêque de Kumbakonam, ayant besoin d'un vicaire général, choisit le Père Jégorel, qui dut quitter Tranquebar pour venir s'installer à l'évêché. Mgr. Bottero avait fait le bon choix. Mgr. Jégorel possédait un esprit clair, lucide et juste, un jugement droit et réfléchi, une volonté ferme appuyée sur une raison solide. Il aimait ses confrères, et en était aimé. À la mort de Mgr. Bottero en mai 1913, son successeur, Mgr. Chapuis, continua au cher Père Jégorel la confiance que Mgr. Bottero avait mise en lui.

     

    En 1914, la grande guerre mobilisa beaucoup de missionnaires, et il s'agit alors de les remplacer. Ce ne fut pas facile. Le Père Jégorel assuma, malgré son âge, une grande partie du travail de la cathédrale. Au Carême de 1918, il était tellement fatigué et affaibli, que Mgr. Chapuis dut l'envoyer à l'hôpital Ste Marthe de Bangalore. Il s'y reposa mais sans retrouver la santé. Il se dirigea alors vers les Montagnes bleues, au Sanatorium St Théodore, où il pensait que l'air pur des montagnes lui redonnerait force et vigueur.

     

    Mais il était trop tard. Son état de santé se détériora. Il reçut l'Extrême Onction en présence de tous les confrères présents au Sanatorium. L'agonie commença; elle fut longue et le fit beaucoup souffrir. Il adressa quelques paroles d'édification à ses confrères, et leur dit : "Deux choses suffisent pour bien mourir : l'humilité pour reconnaître ses fautes et la confiance en la miséricorde de Dieu". Vers midi, il demanda à être transporter du lit à son fauteuil. À peine venait-il de s'y installer, qu'il poussa un léger soupir et s'éteignit doucement. C'était le 2 mai 1918. Le lendemain, les funérailles furent présidées par Mgr. Roy, évêque de Coïmbatore et le Père Jégorel fut inhumé dans le cimetière du Sanatorium.

     

     

     

    Références bibliographiques

     

    AME 1902 p. 172. 174. 1917-18 p. 346.

    CR déc. 1876 p. 45. 1891 p. 213. 1901 p. 331. 1913 p. 354. 1905 p. 281. 1915 p. 148. 154. 1917 p. 143. 1918 p. 120. 126. 199. 1919 p. 149.

     

    • Numéro : 1288
    • Pays : Inde
    • Année : 1876