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François JAMET (1886-1975)

[ 3093 ] JAMET François-Jean-Pierre-Marie Missionnaire Cochinchine Orientale-Quinhon-Nhatrang ----------------
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    [3093] François, Jean,Pierre, Marie Jamet naquit le 5 Mai 1886 à Poulpry, près de Pont-Coblanc en Gouezec, diocèse de Quimper, département du Finistère. Fils de Jean-Yves et de Marie-Anne Rannou, il était l'ainé des garçons d'une famille rurale de 11 enfants.  Il fit ses études primaires à Gouezec. Le recteur de  sa paroisse ayant remarqué son sérieux et la qualité de son intelligence, intervint auprès de ses parents pour qu'il soit envoyé au Petit Séminaire  de PONT-CROIX.  En Octobre  1899, François entra en  classe de 6ème. et fit de solides études secondaires dans cet établissement..

     

    En Septembre  1905, il demanda son admission dans la Société des Missions Etrangères.  Mais il accomplit  d'abord, par devancement d'appel, son année de service militaire au 118 R.I. à Quimper. En Septembre 1906, il entra à Bel-Air (Bièvres) et continua sa formation à Paris.  Tonsuré le  20 Septembre 1907, minoré  le 27 Septembre  1908, sous-diacre le 18 Décembre 1909,  diacre le 12 Mars  1910, il fut ordonné prêtre le 24 Septembre  1910, et reçut sa destination pour le Vicariat Apostolique de Cochinchine orientale. Parti le  11 Décembre  1910 de Paris, il arriva dans sa mission le  21 Janvier  1911.

     

    Pendant une année, il étudia le viêtnamien dans un petit poste de campagne , mais il eût toujours le souci de se perfectionner dans cette langue, au point d'en devenir un fin connaisseur . La presse écrite particulièrement n'avait pas de secret pour lui.

     

    En mars 1912, Mgr. GRANGEON  envoya M.JAMET  sur les Hauts-Plateaux, chez les Bahnars.  Il étudia  la langue propre à cet ethnie et prit en charge les  districts de  HAMONG , puis de KON-TRANG.

     

    En mai  1915, M.JAMET fut mobilisé à l'hôpital de Saigon, et en Septembre de la même année, ce fut le départ pour la France. Il fut versé  dans le service de santé en première ligne, puis dans l'infanterie. Le 29 Septembre  1918, il fut grièvement blessé : un projectile l'ayant atteint en plein front, le port du casque lui sauva la vie.  Mais il en conserva une marque profonde de l'os frontal brisé. Rétabli, M.JAMET remplit quelques tâches dans son diocèse d'origine.entre autres, Il fut professeur au Collège St. Charles de QUIMPER.

     

    Fin 1922, Mgr. de GUEBRIANT lui permit de regagner sa mission.  Nommé curé  de THAC-DA, au  nord de BINH-DINH,il y resta deux ans. En  1925, il  devint professeur de philosophie au Grand Séminaire  de DAI-AN.  MM. ROHMER et  LASSALMONIE ont gardé un excellent souvenir de cette époque, en compagnie de M.JAMET.

     

    En 1928, il fut appelé à succéder à M. LE DARRE, à la tête du district de  GIA-HUU .Il y resta  jusqu'en 1945 coupé par un congé en France en 1936. . Cette chrétienté,située au coeur de la plaine du BONG-SON,était renommée pour son ancienneté, ses martyrs de  1885, ses nombreuses conversions du début du siècle, ses vocations, sa belle église,son couvent des Amantes de la Croix, son orphelinat..Secondé dans son ministère par un vicaire viêtnamien, M.JAMET fut un curé exemplaire par le soin et la régularité qu'il apportait à toutes choses. Une fois  par mois, il  se permettait un voyage de 100 kms jusqu'à QUINHON où  il retrouvait son confrère et ami M. JEAN.  Réservé, mais très accueillant, discret, d'humour calme et souriant, homme d'étude et de lecture,il aimait recevoir   et converser sur les sujets les plus divers.

     

    En Avril   1945, les japonais enlevèrent M. JAMET et le séquestrèrent  trois semaines à QUINHON, avant de le renvoyer à l'Evêché. Puis ce furent les longs mois d'inaction à QUINHON, à HUE, avant de pouvoir gagner NHATRANG en  août 1946. M.JAMET fut très affecté par tous ces évènements. Ne pouvant rejoindre  GIA-HUU, il accepta d'aller s'installer à H_-DIEM, chez M.GAUTHIER.

     

    Fin  1948; une fièvre typhoïde lui imposa un repos complet et en Avril 1949, il quitta le Viêtnam pour la France.  Il fut alors aumônier de l'hospice tenu par les Filles de la Charité à RUGLES, près d'Evreux. De 1953 à  1956, il prit en charge  l'aumônerie d'un pensionnat tenu par les Soeurs de Nevers à PERSAN-BEAUMONT.  En Juin  1956,  il devint aumônier du Carmel de Pontoise où il resta dix ans.  Dans l'été  1966, il  revint vers  sa Bretagne natale où il put encore profiter de l'hospitalité de sa soeur. En 1968, il accepta d'être vicaire coopérateur à GOUEZEC, sa paroisse natale.En 1971, il gagna la maison de LAURIS , cherchant à faire des remplacements de vacances.  Ainsi, dans le courant de  1973, il arriva chez les Soeurs de la Sagesse à BRUNOY, dans l'ESSONE. Il y resta dix-huit mois.

     

    En Janvier 1975, M. JAMET  se sentant  fatigué, fut hospitalisé à l'hôpital PASTEUR à PARIS.,un cancer au poumon. Après quelques semaines de séjour à Pasteur, on le transporta à la clinique des Oblates de l'Eucharistie à RUEIL. Conscient de son état, il exprima le désir de mourir en Bretagne.  Au mois de Juillet  1975, il rentrait  à l'hôpital de  QUIMPER. C'est là qu'il rendit son âme à Dieu  le 20 Août 1975.

     

    Le 21 Août 1975 . son neveu, le P. Jean LAVANANT,  assisté d'une douzaine de prêtres, et en présence d'une foule nombreuse, présida ses obsèques  solennelles à GOUEZEC..

     

    Références biographiques

    AME 1911 p. 54. 1915-16 p. 107. 1926 p. 25. 1939 p. 184.

    CR 1910 p. 301. 1914 p. 91. 1916 p. 123. 1933 p. 367. 1937 p. 145. 1948 p. 89.

    BME 1924 photo p. 685. 1923 p. 65. 1929 photo p. 464. 1931 p. 763. 1933 p. 704. 1935 photo p. 297. 1936 p. 300. 1937 p. 365. 656. photo p. 429. 1938 p. 700. 1939 p. 285. 1941 p. 564. 1948 p. 103. 1949 p. 117. 312. 1950 p. 568. 1953 p. 295. 1960 p. 728.

    EC1 N°  12. 13. 25. 334. 351. 469. 678.

    NS 29P110. 34P237. 89P102. 86P176. 89/C2.

     


     

     

    • Numéro : 3093
    • Pays : Vietnam
    • Année : 1910