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Jean Pierre JALABERT (1745-1835)

[305]. JALABERT, Jean-Pierre-Joseph, (François), originaire de Toulouse (Haute-Garonne), où il naquit le 29 août 1745. Ordonné prêtre en 1777, il exerça d'abord le ministère dans une paroisse rurale de son diocèse natal, puis fut vicaire à la cathédrale. En 1783, il devint supérieur du petit séminaire de Toulouse. Il perdit cette situation en 1791, par son refus de prêter serment à la Constitution civile du clergé.
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    [305]. JALABERT, Jean-Pierre-Joseph, (François), originaire de Toulouse (Haute-Garonne), où il naquit le 29 août 1745. Ordonné prêtre en 1777, il exerça d’abord le ministère dans une paroisse rurale de son diocèse natal, puis fut vicaire à la cathédrale. En 1783, il devint supérieur du petit séminaire de Toulouse. Il perdit cette situation en 1791, par son refus de prêter serment à la Constitution civile du clergé.

    Etant allé à Amiens, il fut choisi, le 1er mai 1793, par les deux directeurs du Séminaire des M.-E. réfugiés dans cette ville, pour prendre rang parmi eux. Par suite des troubles de la Révolution, la réception n’eut pas lieu. L’absence de cette formalité ne permet donc guère de le considérer comme directeur, ni même comme membre de la Société. Nous avons cependant inséré son nom dans le Mémorial par reconnaissance pour son dévouement à accepter, dans des conjonctures difficiles, un poste qu’il ne put remplir.

    Pendant la Révolution, il se cacha aux environs de l’église Saint-Eustache, et exerça en secret les fonctions du saint ministère. En 1800, il publia au moins une brochure en faveur de l’obéissance à la Constitution dans le sens proposé par M. Emery.

    Voici maintenant ses diverses fonctions et dignités­ : novembre 1802, chanoine honoraire de Paris­ ; 19 août 1805, vicaire général du cardinal de Belloy, archevêque de Paris­ ; 1808, vicaire capitulaire à la mort de l’archevêque, dont il prononça l’oraison funèbre le 25 juin de la même année. Il fit alors partie de l’administration du cardinal Maury­ ; en 1809, étant official, il donna sa démission pour ne pas avoir à juger le divorce de Napoléon­ ; le 4 janvier 1811, il reçut des lettres de vicaire général du cardinal Maury. Cette même année, les Sulpiciens ayant été forcés de quitter la direction de leur séminaire, il consentit à la prendre.

    Lorsque le chapitre de Notre-Dame révoqua, le 9 avril 1814, les pouvoirs accordés à Maury, il nomma trois grands vicaires, dont Jalabert, qui eut la principale part dans l’administration. Parmi les mandements publiés à cette époque et qui portent son nom, le plus remarquable est celui de 1817. Le cardinal de Talleyrand-Périgord le nomma, en octobre 1819, premier vicaire général et archidiacre de Notre-Dame. En 1821, Mgr de Quelen lui continua ces fonctions. Jalabert mourut à Paris le 17 mai 1835.

    Bibliographie. — Des Sœurs de la Charité en 1809 et 1810. — In-4, pp. 30.

    On lui attribue les deux brochures suivantes­ :

    Du projet de charger les ecclésiastiques d’éclairer les fidèles sur leurs droits contre les entreprises du despotisme, et de propager la doctrine de la souveraineté du peuple par l’envoi de missionnaires en pays étrangers, avec un aperçu de l’esprit actuel de l’église constitutionnelle. — In-8.

    Examen des difficultés qu’on oppose à la promesse de fidélité à la Constitution. — In-8.

    Notes bio-bibliographiques. — Am. de la Rel., vii, 1816, p. 407­ ; xi, 1817, p. 278­ ; lxxxv, 1835, pp. 243, 246, 260­ ; lxxxvii, 1835, Notice, pp. 609, 611.

    Hist. du sém. Saint-Nicolas du Chard., Tab. alph. — Hist. de l’Inst. de Saint-Maur, p. 272.

    Portrait. — Hist. du sém. Saint-Nicolas du Chard., ii, p. 64.

    • Numéro : 305
    • Pays : France
    • Année : None