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Jean JACQUES (1873-1948)

[2387] JACQUES Jean, Louis, Ernest Missionnaire Haut-Tonkin - Hung-Hoa ------------ Jean, Louis, Ernest JACQUES naquit le 15 janvier 1873, à Labry, diocèse de Nancy, département de Meurthe-et-Moselle. Il était l'ainé d'une famille de trois enfants.Son frère fut curé doyen de Chambley, sa soeur se dévoua toute sa vie au service de ce dernier.
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    Jean, Louis, Ernest JACQUES naquit le 15 janvier 1873, à Labry, diocèse de Nancy, département de Meurthe-et-Moselle. Il était l'ainé d'une famille de trois enfants. Son frère fut curé doyen de Chambley, sa soeur se dévoua toute sa vie au service de ce dernier.

     

    Le 14 septembre 1893, après ses études secondaires dans son diocèse, M. Jean Jacques entra au séminaire des Missions Etrangères. Tonsuré le 24 septembre 1894, minoré le 27 septembre 1896, sous-diacre le 30 septembre 1897, diacre le 5 mars 1898, ordonné prêtre le 26 juin 1898, il reçut sa destination pour le vicariat apostolique du Haut-Tonkin (Hung-Hoa) qu'il partit rejoindre le 3 août 1898.

     

    Il commença l'étude de la langue viêtnamienne à l'évêché de Hung-Hoa; en 1899, il fut envoyé à Yên-Bay, puis vers 1904, il fut chargé du poste de Lao-Kay, sur les frontières du Yun-nan où il passa une bonne partie de son temps en courses apostoliques,et en visite des "ambulances" établies le long de la voie ferrée en construction. En 1908, chargé par Mgr. Ramond d'évangéliser les Muongs et autres Montagnards au nord de Hung-Hoa, il se fixa à Dôn-Vàng, plus salubre mais assez éloigné de ses deux chrétientés muongs perdues dans la forêt. La visite de ces postes exigeant des voyages longs répétés et pénibles, fit de lui un marcheur infatigable. Le 12 novembre 1924, engagé dans un sentier de brousse, il tomba dans un piège à cerfs, une fosse profonde de quatre mètres, recouverte d'herbe. Il sût  se faire des amis de tous les français de la région. Faisant fonction d'aumônier militaire, il visita chaque année, les soldats dans les postes frontaliers entre Ha-Giang et Lao-Kay

     

    Le 16 décembre 1925,.M.Jean-Marie Robert mourut. Mgr. Ramond envoya M. Jacques à Lao-Kay pour lui succéder. En octobre 1929, son évêque lui confia le soin d'aménager la maison de repos des missionnaires à Chapa, et de préparer le terrain pour la construction d'une chapelle en cette station d'altitude. En février 1930, il fut opéré d'un abcès dans la vessie; à la clinique St. Paul à Hanoï et y séjourna jusq'au 8  mai 1930; puis, il s'embarqua pour France, le 24 mai 1930, remplacé à Lao-Kay par M. de Neuville.

     

    Assez bien rétabli, il revint dans sa mission, en janvier 1932. Mgr. Ramond l'envoya à Yên-Bay, prêter assistance à M. Méchet. Avec l'aide de deux prêtres  viêtnamiens, ils travaillèrent au progrès spirituel des trois mille catholiques épars sur les deux rives du Fleuve Rouge, sur une longueur de plus de 40 kms. Le 29 mai 1934, mourut à Hanoï M.Méchet; M. Jacques devint titulaire du poste de Yên-Bay. Sujet à de terribles accès de goutte et de rhumatismes, et la paroisse de Yên-Baiy étant en plein développement, en 1940, après la retraite des missionnaires, M. Jacques, laissant Yên-Bay entre les mains de M.Massard, alla s'installer dans une chrétienté voisine de Phu-Yên-Binh

     

    Lors des évènements du 9 mars 1945, et de septembre de la même année où le "Viêtminh" proclama l'indépendance du Viêtnam, le nouveau pouvoir autorisa  MM. Jacques et Lanter à rester à Phu-Yên-Binh, et à continuer  leur ministère dans une liberté relative. A partir du 19 décembre 1946, ils furent coupés de leur évêque et des autres confrères, et sans contact direct avec l'extérieur.

     

    Doué d'une vive intelligence, d'esprit de décision, et plein d'énergie face à la maladie, quelque peu original, M. Jacques, travailla avec courage, dans des conditions difficiles. Son tempérament franc se prêtait mal aux circonvolutions oratoires asiatiques.  Fort  habile de ses mains, il sut aménager ingénieusement sa résidence. Sourcier compétent, il fit creuser de nombreux puits, jardinier remarquable, il força l'admiration des viêtnamiens.

     

    Vers la fin de mars 1948, des nouvelles sûres, transmises verbalement par intermédiaires échelonnés, traversèrent le "rideau de bambou" faisant part, sans donner guère de détails, du décès à Phu-yên-Binh, de M. Jacques. Celui-ci, assisté de M. Lanter, se serait éteint  tout doucement le 2 février 1948. Ses obsèques  auraient été célébrées solennellement avec un grand concours de fidèles.

     

     

    Références bibliographiques

     

    AME 1898 p. 233. 1919-20 p. 284. 1928 p. 186.

    CR 1898 p. 272. 1904 p. 170. 1905 p. 144. 1906 p. 153. 1909 p. 160. 1911 p. 150. 1912 p. 186. 1921 p. 74. 1922 p. 96. 1923 p. 110. 1929 p. 139. 1930 p. 162. 1932 p. 186. 1933 p. 139. 1935 p. 306. 1936 p. 126. 1937 p. 133. 1938 p. 135. 1947 p. 67. 1948 p. 81. 82. 249. 1949 p. 205 (notice). 1951 p. 173. 1952 p. 25.

    BME 1924 p. 53. 1926 p. 709. 1928 p. 692. 1929 p. 372. 692. 1930 p. 186. 246. 375. 376. 743. 1932 p. 140. 463. 549. 624. 1933 p. 452. 453. 1934 p. 573. 574. 1935 p. 518. 744. 1937 p. 524. 596. 1938 p. 622. 1939 p. 660. 1940 p. 353. 623. 625. 1948 p. 91+ note. 1949 p. 72. 1954 p. 353. 568.

    • Numéro : 2387
    • Pays : Vietnam
    • Année : 1898