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Charles JACQUEMIN (1826-1895)

[608]. JACQUEMIN, Charles-Jean-Baptiste, né le 20 septembre 1826 à Harbouey (Meurthe), entra tonsuré au Séminaire des M.-E. le 30 septembre 1847. Ordonné prêtre le 16 mars 1850, il partit le 27 février 1851 pour la mission du Kouang-tong et Kouang-si. En 1852, il accepta d'aller au Kouang-si, où le préfet apostolique, Libois, désirait l'envoyer. La révolte des Taïpings l'empêcha de tenter cette expédition.
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    [608]. JACQUEMIN, Charles-Jean-Baptiste, né le 20 septembre 1826 à Harbouey (Meurthe), entra tonsuré au Séminaire des M.-E. le 30 septembre 1847. Ordonné prêtre le 16 mars 1850, il partit le 27 février 1851 pour la mission du Kouang-tong et Kouang-si.

    En 1852, il accepta d’aller au Kouang-si, où le préfet apostolique, Libois, désirait l’envoyer. La révolte des Taïpings l’empêcha de tenter cette expédition.

    En 1853, il fut supérieur du séminaire Saint-François-Xavier, que la mission du Kouang-tong avait installé à Hong-kong. Il fut, en 1854, envoyé dans le Lok-fung, et, l’année suivante, arrêté et retenu prisonnier pendant cinq mois. Grâce à l’intervention d’un païen, Wong A Tong, qui plus tard embrassa le catholicisme, il ne fut pas massacré. Il retourna ensuite dans son poste. De 1856 à 1860, nous le trouvons fixé dans la chrétienté de Pe-né. Mgr Guillemin lui ayant, en 1867, proposé d’aller au Kouang-si, il ne crut pas pouvoir accepter­ ; de 1869 à 1871, il est encore à Pe-né.

    Revenu malade en France, il repartit pour l’Extrême-Orient en 1876, et resta jusqu’en 1879 en Cochinchine occidentale, à Cho-lon, où l’on espérait qu’il réussirait à fonder une sérieuse chrétienté chinoise. Ces espérances ne se réalisèrent pas, et il regagna le Kouang-tong.

    De 1883 à 1893, il dirigea son ancien district de Pe-né. Le Compte-rendu de 1888 raconte une de ses épreuves, d’ailleurs ordinaire aux missionnaires de Chine­ : « Dans son district, un village s’étant fait chrétien, aussitôt les vexations commencèrent, si bien que les nouveaux fidèles furent chassés et pillés. Le mandarin ne s’en est pas préoccupé jusqu’ici, malgré les instances du missionnaire.»

    Il mourut le 28 avril 1895 au sanatorium de Béthanie, à Hong-kong. Il laissa par écrit la recommandation de ne publier sur lui aucune notice nécrologique.

    Notes bio-bibliographiques. — C.-R., 1887, p. 118­ ; 1888, p. 107­ ; 1895, p. 171. — A. P. F., xxviii, 1856, pp. 254, 272, 280, 285. — B. O. P., 1892, p. 501.

    L’Expéd. de Chine 1857-58, Tab. alph. — Souvenirs, iii, pp. 108 et suiv., 169. — Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. — Hist. miss. Kouang-si, Tab. alph. — La Rel. de Jésus, i, p. 552. — Camp. du Cassini, p. 105. — Lett. ch. du Bx Th. Vénard, p. 405.

    • Numéro : 608
    • Pays : Chine
    • Année : 1851