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Félix HUMBERT (1850-1917)

[1240] HUMBERT Félix
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    Félix Humbert, né le 16 avril 1850 à Lesseux, fut baptisé dans la paroisse de Bertrimoutier, diocèse de Saint Dié (Vosges). Ses parents, petits cultivateurs, très croyants, le laissèrent fréquenter le curé de la paroisse qui avait remarqué sa piété et qui l'initia aux rudiments du latin. Ses études secondaires, au petit séminaire de Saint Dié, furent brillantes, notamment en mathématiques. Il entra au grand séminaire de Saint Dié, après la guerre de 1870, et y fut ordonné diacre le 7 juin 1873. Après la perte de son père, sa mère le laissa entrer au séminaire de la rue du Bac le 9 janvier 1874 où il passa une année. Ordonné prêtre le 19 décembre 1874, il fut désigné pour la Mission de Cochinchine occidentale et s'embarqua le 27 janvier 1875 pour Saïgon.

     

    Envoyé à Choquan, il y apprit la langue annamite. En 1876, il fut placé à Thudâumôt, centre d'un vaste district où il s'apprêtait à travailler avec ardeur.

     

    Pourtant, c'est au séminaire de Saïgon qu'il fut appelé à remplacer le père Favreau, désigné pour devenir le directeur du séminaire des MEP à Paris.

     

    Ce fut pour lui le début d'une carrière de professeur de séminaire d'une quarantaine d'années, accomplie avec talent et zèle, prenant sur lui, notamment de rédiger une nouvelle  grammaire latine pour ses élèves.

     

    Cette fonction ne l'empêcha pas d'accepter, en 1878, d'être l'aumônier de la Sainte Enfance et du Noviciat des Soeurs de Saint Paul de Chartres ; puis d'y ajouter, en 1884, la direction spirituelle du pensionnat.

     

    Au séminaire, il remplaça, en 1894 sa classe de latin par un cours de théologie dogmatique tout en assurant la charge d'économe du séminaire.

     

    Plus encore en 1897, il succèda au père Thiriet dans la charge de confesseur des soeurs de Saint Paul de Chartres.

     

    Une telle surcharge finit par avoir raison de sa robuste santé ; il paya un tribut à la maladie, ce qui lui valut un séjour de six mois au sanatorium de Hong Kong en 1899. Après quoi, il reprit peu à peu ses fonctions, sauf au pensionnat des religieuses. Il trouva même le moyen d'aider le Supéreur du séminaire dans ses travaux en remplaçant le père Dumas pour les lectures spirituelles et en l'aidant pour le maintien du bon ordre.

     

    Cependant des accrocs de santé venaient de temps à autre lui compliquer la tâche et lui rappeler les limites humaines à ne pas dépasser. En 1917, la laryngite chronique dont il souffrait s'aggrava, accompagnée de fièvre et de perte d'appétit. Au cours de la Semaine Sainte, il put assister à la messe et communier ; il célèbra même le Saint Sacrifice le jour de Pâques et le lundi. Mais, le mercredi de Pâques, une paralysie du tube digestif annonçait que le dénouement était proche.

     

    Les derniers sacrements lui furent administrés par le co-adjuteur du vicaire apostolique en pleine connaissance. Il s'unissait aux prières et répondait aux questions. Il put communier le jeudi et le vendredi. Les soeurs et les élèves du séminaire se relayaient à son chevet. Après une courte agonie, il rendit son âme à Dieu le vendredi 13 avril 1917 un peu avant 10 heures;

     

    Les funérailles eurent lieu au séminaire le samedi 14 avril en présence de Mgr le vicaire apostolique qui donna l'absoute. Puis l'inhumation eut lieu au cimetière des missionnaires qui entoure le tombeau de Mgr d'Adran en présence de nombreux confrères, des séminaristes et des soeurs de Saint Paul de Chartres.

     

     

    Réf. biographiques.

    CR 1875 p. 55. 1899 p. 200. 1913 p. 229. 1917 p. 99.204. -

    • Numéro : 1240
    • Pays : Vietnam
    • Année : 1875