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Jean Baptiste HOUILLON (1825-1871)

[799]. HOUILLON, Jean-Baptiste, vit le jour le 3 décembre 1825 au hameau de Pont, commune de Dommartin-lès-Remiremont (Vosges). Il fit ses études au petit séminaire de Châtel-sur-Moselle et au grand séminaire de Saint-Dié. Après son ordination, qui eut lieu le 5 juin 1852, il fut successivement vicaire à Rupt-sur-Moselle, à Vagney où il se dévoua généreusement au cours d'une épidémie, et à Hadol.
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    [799]. HOUILLON, Jean-Baptiste, vit le jour le 3 décembre 1825 au hameau de Pont, commune de Dommartin-lès-Remiremont (Vosges). Il fit ses études au petit séminaire de Châtel-sur-Moselle et au grand séminaire de Saint-Dié. Après son ordination, qui eut lieu le 5 juin 1852, il fut successivement vicaire à Rupt-sur-Moselle, à Vagney où il se dévoua généreusement au cours d’une épidémie, et à Hadol.

    Le 22 novembre 1860, il entra au Séminaire des M.-E. Parti le 31 mars 1862 pour le Se-tchoan méridional, il fit naufrage, et aborda à Macao après avoir erré pendant quinze jours sur les mers de Chine (Voir CAMBIER). Arrivé dans sa mission, il fut d’abord chargé du district de Fou-lin­ ; il y contracta une maladie qui l’obligea à rentrer en France en 1869.

    Rétabli, il se disposait à retourner au Se-tchoan, lorsqu’à la fin de la Commune, le 4 avril 1871, il sortit dans les rues de Paris. Il fut arrêté par les Fédérés avec un autre missionnaire de Chine, Perny. Le soir même, il était au dépôt de la préfecture de police­ ; quelques jours après, on l’incarcérait à Mazas, et, le 22 mai, on le transférait à la Roquette. Le 27, il en sortit avec les prisonniers survivants, qui profitèrent pour s’enfuir du désarroi des derniers jours de la Commune­ ; mais sur le boulevard Richard-Lenoir, des Fédérés l’arrêtèrent et le massacrèrent ainsi que d’autres prisonniers.

    Le lendemain matin, l’armée régulière prenait possession de la Roquette, et les corps des derniers martyrs de la Commune y étaient apportés­ : celui de J.-B. Houillon était tellement défiguré qu’on ne le reconnut pas. Il fut donc enterré au cimetière Montmartre sous la mention­ : prêtre inconnu. Après de nouvelles recherches, le genre de chaussettes qu’il portait permit de l’identifier le 30 décembre. Le 2 janvier 1872, on l’inhuma au cimetière Montparnasse, dans le caveau du Séminaire des M.-E. Le récit de sa mort, publié dans le journal L’Univers, a paru à plusieurs ne pas présenter toute l’exactitude désirable.

    Notes bio-bibliographiques

    C.R., 1871, pp. 13, 19, 25, 26, 38.

    M. C., iv, 1871-72, Sa mort, p. 82­ ; Ib., Notice, p. 136.

    A. M.E., 1909, p. 39.

    Sem. rel. Rouen, 1872, p. 22.

    La Roquette, Tab. alph. — Les convul. de Paris, Tab. alph. — Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. — Hist. miss. Thibet, Tab. alph.

    Biographie

    — Un martyr sous la Commune de Paris ou Biographie de M. Jean-Baptiste Houillon, mis à mort le 27 mai 1871, par Louis de Savigny [P. Perny].

    — Théodore Olmer, libraire-éditeur, 53, rue Bonaparte, Paris, in-8, pp. 146 + tab.

    • Numéro : 799
    • Pays : Chine
    • Année : 1862