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Joseph HENRY (1820-1907)

[605]. HENRY, Joseph, originaire de Méligny-le-Grand (Meuse), naquit le 10 janvier 1820. Appelé au petit séminaire en 1845, il y fut maître d'études, puis, après son ordination sacerdotale qui eut lieu le 6 juin 1846, professeur de mathématiques, et en 1847, professeur de quatrième.
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    [605]. HENRY, Joseph, originaire de Méligny-le-Grand (Meuse), naquit le 10 janvier 1820. Appelé au petit séminaire en 1845, il y fut maître d’études, puis, après son ordination sacerdotale qui eut lieu le 6 juin 1846, professeur de mathématiques, et en 1847, professeur de quatrième.

    Il entra au Séminaire des M.-E. le 23 avril 1850, et partit le 6 février 1851 pour la mission de Pondichéry. Voici les postes qu’il occupa­ : professeur de rhétorique au petit séminaire, 1853-1855­ ; supérieur de cette maison, 1855-1857­ ; supérieur du grand séminaire, 1857-1859­ ; missionnaire à Covilour-Tiroupatour, 1859-1862­ ; supérieur du petit séminaire, 1862, fonction qu’il remplit pendant plus de 20 ans, et à laquelle s’adjoignit durant un certain temps celle de professeur de huitième.

    Comme on lui demandait pourquoi, au lieu de professer une classe élevée, il s’obstinait à faire la classe de huitième, la plus fastidieuse de toutes­ : « La plus fastidieuse­ ! s’écria-t-il. Mais, mon enfant, une telle parole est une sorte de sacrilège, que ne vous pardonneraient ni Montaigne, ni Fénelon, ni le Bienheureux Jean-Baptiste de la Salle. La plus fastidieuse­ ! et l’explication de chaque mot qui vous permet d’ouvrir des mondes à vos jeunes élèves, et les anecdotes, les excursions fictives, les divers incidents scolaires, qui doivent éveiller les jeunes esprits… les comptez-vous donc pour rien­ ? » Il fut de nouveau placé au grand séminaire où nous le trouvons en 1884. En 1885, il retourna au petit séminaire.

    Quand, sous le poids des ans, la charge de supérieur lui devint trop lourde, il continua de faire la classe au petit ou au grand séminaire. Vers 1900, ses infirmités l’empêchant de professer la philosophie, il tint à s’occuper des enfants récemment arrivés des districts. En 1905, il se vit forcé de prendre un repos complet, et, le 21 février 1907, il s’éteignit doucement à Pondichéry, laissant le souvenir d’un missionnaire très pieux, très attaché à tous ses devoirs, et d’un esprit de mortification trop souvent attristé par le scrupule.

    Notes bio-bibliographiques.

    C.R., 1881, p. 94.

    Hist. miss. Inde, Tab. alph. — Vingt ans dans l’Inde, pp. 43 et suiv.

    Notice nécrologique.

    C.R., 1907, p. 363.

    • Numéro : 605
    • Pays : Inde
    • Année : 1851