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Ferdinand HÉBRARD (1876-1943)

[ 2535 ] HEBRARD Ferdinand, Jean-Pierre Missionnaire Tonkin Occidental (Hanoï) ------------------ Ferdinand, Jean-Pierre HEBRARD naquit le 21 septembre 1876, à Lacépède, département du Lot-et-Garonne, diocèse d'Agen. De souche béarnaise, son père était gendarme; les besoins du service l'amenèrent en pays agenois et plus tard, à Auch où il s'établit et prit sa retraite.
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    Ferdinand, Jean-Pierre HÉBRARD naquit le 21 septembre 1876, à Lacépède, département du Lot-et-Garonne, diocèse d'Agen. De souche béarnaise, son père était gendarme; les besoins du service l'amenèrent en pays agenois et plus tard, à Auch où il s'établit et prit sa retraite.

     

    Ferdinand était l'ainé d'une famille de trois enfants. De bonne heure, il se fit remarquer par sa vigueur physique, son entrain, son application et son esprit de discipline. Il fit ses études secondaires au petit séminaire d'Agen.

     

    Ses humanités terminées, il demanda et obtint son admission au séminaire des Missions Etrangères où il entra laïque le 18 octobre 1895. Intelligence réfléchie, il acquit une bonne connaissance de la théologie et des sciences sacrées, aima le chant et la liturgie. Il exerça les fonctions d'aumônier des pauvres, de "ministre", de commissionnaire. Il excella à la pelote basque et dans les longues randonnées prenant rang parmi les "chevaliers". Tonsuré le 26 septembre 1896, minoré le 26 septembre 1897, sous-diacre le 23 septembre 1899, diacre le 10 mars 1900, il fut ordonné prêtre par Mgr. Gendreau le 24 juin 1900, reçut sa destination pour le vicariat apostolique du Tonkin Occidental (Hanoï) qu'il partit rejoindre le 24 octobre 1900.

     

    Arrivé dans sa mission, il commença l'étude du viêtnamien à la communauté de Ke-So, puis fut envoyé à Son-Miêng, comme vicaire de M. Durand. En janvier 1902, il devint professeur au petit séminaire de Hoàng-Nguyên. En 1905, l'année scolaire terminée, Mgr. lui confia le district de Bai-Vang, voisin du séminaire. Ce district comptait cinq couvents de religieuses.dont celui de Bai-Vang qui aurait été fondé vers 1640. Puis, au bout d'un certain temps, M Hébrard alla s'installer à Cham-Khé dont il fit le centre d'une paroisse nouvelle.

     

    En 1909, Mgr. Gendreau se choisit M.Hébrard comme secrétaire. Pendant les mois d'été, ce dernier résidait à Keso ou à Hanoï, mais le reste de l'année, il accompagnait son évêque dans ses tournées pastorales. Une enquête sur une cause matrimoniale le conduisait parfois dans telle paroisse ou chrétienté du vicariat.

     

    Le 28 mai 1919, M. Yves-Marie Le Page, fondateur et chef du district de Thuong-Lâm mourut à Hanoï. Mgr. Gendreau, à contre-coeur, désigna M. Hébrard pour cette paroisse vacante. Celui-ci n'eût sous sa dépendance directe que les communautés viêtnamiennes de Thuong-Lâm et des villages environnants, les stations muongs étant confiées à MM.Marty et Fourneuve.

     

    Durant les 24 ans qu'il passa dans ce poste, M.Hébrard instruisit des néophytes pauvres et d'un naturel assez turbulent, ramena des chrétiens égarés, ouvrit huit stations nouvelles, et porta à 2.700 environ le nombre des membres de sa communauté chrétienne. Homme d'une certaine sévérité et exigeance, sensible sous un extérieur austère, supportant mal le désordre, l'indiscipline, la négligence, il dût souvent pratiquer les vertus de patience, de pardon,et de mansuétude. Il reçut chez lui plusieurs jeunes missionnaires, en vue de les initier au ministère pastoral auprès des nouveaux chrétiens.

     

    Le 25 juin 1925, entouré de 17 prêtres, il célébra, dans son district, ses noces d'argent sacerdotales. Vers la fin de 1927, il dût rentrer en France pour rétablir une santé ébranlée. De retour en septembre 1929, il regagna son poste de Thuong-Lâm. Cependant, malgré les soins reçus, diabète et dysenterie n'avaient pas entièrement disparu. Après quelques années de bonne santé relative, M. Hébrard fut contraint à des séjours de plus en plus longs et fréquents à la clinique St. Paul à Hanoï. Un peu rétabli, il remontait à Thuong-Lâm, emportant avec lui sa provision d'insuline et se soumettant à un régime alimentaire sévère.

     

    Vers le milieu d'octobre 1943, il fut transporté d'urgence à Hanoï. Pendant une semaine, son état ne fit qu'empirer. Il comprit que cette fois c'était la fin. Il demanda à être ramené à Thuong-Lâm, afin d'y mourir à son poste. Ce voyage de retour lui fut très pénible, et très douloureux les jours qui suivirent. Au soir de la Toussaint 1943, il rendit son âme à Dieu. Ses obsèques solennelles furent célébrées le 3 novembre 1943. Il repose près de M.Le Page, à l'ombre du calvaire édifié par ses propres soins, sur un tertre dominant le village de Thuong-Lâm.

     

     

    Références biographiques

    AME 1901 p. 73.

    CR 1900 p. 264. 1908 p. 152. 1912 p. 180. 505. 1917 p. 78. 1918 p. 61. 1920 p. 47. 1921 p. 69. 1922 p. 89. 1927 p. 89. 92. 1929 p. 95. 1930 p. 148. 1933 p. 128. 1934 p. 122. 126. 1935 p. 119. 1936 p. 117. 1938 p. 120. 1939 p. 106. 1947 p. 216. 1950 p. 167. 174.

    BME 1925 p. 504. 1926 p. 573. 1927 p. 759. 1928 p. 117. 1929 p. 51. 689. 1930 p. 209. 1931 p. 263. 266. 1932 p. 461. 782. 862. 1933 p. 294. 936. 1934 p. 347. 573. 644. 1935 p. 668. 742. 1936 p. 590. 1937 p. 729. 730. 803. 1938 p. 5 (art.). 72 (art.). 77. 123. 146 (art.). 212 (art.). 261. 342. 403. 477. 1939 p. 57. 277. 353. 426. 658. 781. 1940 p. 53. 1941 p. 103. 151. 557. 1948 p. 53. 235. 1951 p. 697. 1952 p. 688. 1953 p. 193.

    EC1 N° 140. 151. 181. 436.

     

    • Numéro : 2535
    • Pays : Vietnam
    • Année : 1900