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Théodule HAMON (1845-1911)

[1002]. HAMON, Théodule-Joseph, vint au monde le 19 mars 1845 à Bain-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), et fit ses études classiques au collège de Saint-Martin de Rennes. Après avoir passé une année au grand séminaire de cette ville, il entra tonsuré au Séminaire des M.-E. le 22 septembre 1865. L'onction sacerdotale lui fut donnée le 19 décembre 1868, et il partit pour la Cochinchine occidentale le 16 février 1869. Il débuta à Mi-tho qu'il administra par intérim, et passa à Ba-giong en février 1870. Malade en décembre 1872, il se rendit à Hong-kong, puis revint en France.
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    [1002]. HAMON, Théodule-Joseph, vint au monde le 19 mars 1845 à Bain-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), et fit ses études classiques au collège de Saint-Martin de Rennes. Après avoir passé une année au grand séminaire de cette ville, il entra tonsuré au Séminaire des M.-E. le 22 septembre 1865. L’onction sacerdotale lui fut donnée le 19 décembre 1868, et il partit pour la Cochinchine occidentale le 16 février 1869. Il débuta à Mi-tho qu’il administra par intérim, et passa à Ba-giong en février 1870. Malade en décembre 1872, il se rendit à Hong-kong, puis revint en France.

    Il exerça le ministère à Goven, dans le diocèse de Rennes, au Sénégal, et en Algérie où il fut curé de Djidjeli pendant trois ans.

    En 1881, il partit pour la mission de Cochinchine orientale, où on lui confia le district de Truong-doc. Chassé par la persécution en 1885, il conduisit, avec un grand courage et à travers bien des périls, ses chrétiens à Qui-nhon, où des milliers de malheureux traqués par les païens s’étaient déjà réfugiés. Garder tant de personnes dans cette ville était impossible­ ; Hamon fut chargé d’en accompagner un certain nombre en Cochinchine occidentale. Avec 300 d’entre eux, il se fixa à Vinh-long, où il resta jusqu’à la fin des troubles.

    En 1887, il réintégra son district et construisit une vaste église en pierres, la première de ce genre en Cochinchine orientale. Il revint malade en France, et, le 6 mai 1911, mourut au sanatorium Saint-Raphaël à Montbeton (Tarn-et-Garonne). Il avait un zèle que son originalité rendait parfois un peu singulier, une charité généreuse et active envers les pauvres et les malades. Il avait traduit en latin quatre volumes de Méditations, fait une compilation intitulée Mois du Purgatoire, et essayé de retoucher l’Histoire de l’établissement du Christianisme dans les Indes Orientales. Ces différents travaux sont demeurés manuscrits.

    Bibliographie. — Un épisode de la Persécution en Cochinchine. Martyre de vingt-sept chrétiens [Préface signée T. H.]. — Imprimerie de Pitrat aîné, 4, rue Gentil, Lyon, 1882, in-8, pp. vi-32, illust.

    Notes bio-bibliographiques.

    C.R., 1885, pp. 85, 218, 235­ ; 1887, p. 146­ ; 1888, p. 130­ ; 1889, p. 145­ ; 1890, p. 119­ ; 1892, p. 180­ ; 1893, p. 193­ ; 1896, p. 196­ ; 1897, p. 167­ ; 1898, p. 163­ ; 1899, p. 193­ ; 1900, p. 161­ ; 1901, p. 157­ ; 1903, p. 185­ ; 1906, p. 156­ ; 1911, pp. 162, 354.

    M. C., xiv, 1882, Episode de la persécution de 1861, pp. 160, 174, 185, 198­ ; xxxix, 1907, p. 494­ ; xliii, 1911, Le district de la Pentecôte au Binh-dinh, p. 218. — Miss. Quinhon. Mém., 1905, pp. 45, 101­ ; 1908, pp. 65, 72­ ; 1909, pp. 114, 129­ ; 1910, pp. 7, 16, 22, 35, 59, 83­ ; 1911, pp. 26, 34, 35, 46, 64. — P. M. M., 1894-95, p. 51­ ; 1896-97, p. 81.

    Sem. rel. Rennes, 1868-69, p. 279­ ; 1894-95, Episode de la persécution en Cochinchine, pp. 443, 459, 473, 491, 507, 524­ ; 1907-08, pp. 861, 877, 909. — Bull. cath. Montauban, 1911, Sa mort, p. 329. — Sem. rel. Vannes. 1885, Mort de M. Guégan, p. 534. — Echo de N.-D. de la G., 1883, pp. 73, 571­ ; 1885, p. 12.

    Notice nécrologique.

    C.R., 1911, p. 354.

    • Numéro : 1002
    • Pays : Vietnam
    • Année : 1869