Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

François Gabriel GUISAIN

[101]. GUISAIN, François-Gabriel, naquit en juillet 1665 à Paris (Seine). Son père, avocat au Parlement et conseiller du roi, s'opposa fortement à sa vocation apostolique, et plus tard lui fit sentir son mécontentement en ne lui envoyant pas, ou en lui envoyant tardivement, les revenus de son titre clérical et de son prieuré de Saint-Baussilée, au diocèse de Nîmes, ainsi que les rentes léguées par quelques parents. Le missionnaire partit pour le Tonkin occidental en 1689 ; il travailla dans le Nghe-an et le Thanh-hoa.
Add this
    [101]. GUISAIN, François-Gabriel, naquit en juillet 1665 à Paris (Seine). Son père, avocat au Parlement et conseiller du roi, s'opposa fortement à sa vocation apostolique, et plus tard lui fit sentir son mécontentement en ne lui envoyant pas, ou en lui envoyant tardivement, les revenus de son titre clérical et de son prieuré de Saint-Baussilée, au diocèse de Nîmes, ainsi que les rentes léguées par quelques parents. Le missionnaire partit pour le Tonkin occidental en 1689 ; il travailla dans le Nghe-an et le Thanh-hoa. En 1700, lors de la composition du Règlement général de la Société des M.-E., il écrivit au Séminaire quelques lettres en faveur des droits des vicaires apostoliques.
    En 1712, quand éclata la persécution, il fut arrêté au mois de mai. Il subit de longs et nombreux interrogatoires et finalement fut chassé du Tonkin avec les deux évêques, de Bourges et Bélot. Arrivé sur les côtes du Thanh-hoa, il rentra au Tonkin avec Mgr Bélot, et se cacha dans de petites chrétientés ignorées des autorités annamites. Il s'occupa activement de la formation du clergé indigène, dont plusieurs de ses lettres font un sérieux éloge. Il fut nommé provicaire en 1715.
    A la mort de Mgr Bélot, en 1717, il reconnut l'autorité du P. Jean de Sainte-Croix, augustinien, qui déclarait avoir juridiction sur le Tonkin occidental. Les rapports des deux missionnaires furent cependant assez tendus, et, lorsque Jean de Sainte-Croix fut nommé évêque, Guisain craignit que la Société des M.-E. ne perdît totalement la direction du Tonkin occidental. Il n'en fut rien, car une bulle avait été signée le 3 décembre 1718, qui l'établissait lui-même évêque de Laranda et vicaire apostolique du Tonkin occidental.
    Il fut sacré à Ke-sat, dans le Tonkin oriental, le 4 mai 1721 par Thomas Sestri, évêque de Nisse. Il nomma immédiatement Néez provicaire, fit renouveler ses pouvoirs pour l'ordination des prêtres indigènes qui ne comprenaient pas le latin, ordination dont Mgr de Sainte-Croix mettait en doute la validité ; il augmenta le nombre des catéchistes. A la fin de 1721, il était dans le Nghe-an ; la persécution ayant recommencé, il eut la douleur de compter un certain nombre d'apostats, et fut obligé de se cacher dans le Bo-chinh. Il mourut assisté de H. de Saint-Gervais, un de ses provicaires, le 17 novembre 1723 à Trang-den, province du Nghe-an. Ce décès à Trang-den ferait douter que son inhumation ait eu lieu, comme on l'a dit, à Ro-no, province de Ninh-binh.
    Plusieurs missionnaires racontent, avec faits à l'appui, qu'en morale ses principes ne manquaient pas de rigorisme. La Propagande dut même mitiger certaines pénitences édictées par lui.
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1898, p. 141. - N. L. E., vi, pp. 79 et suiv. - A. P. F., ii, 1826-27, pp. 158, 159. - M. C., iv, 1871-72, Exilé, p. 344.
    Hist. gén. miss. cath., ii, 2e part., p. 486. - Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. - Lett. à l'év. de Langres, pp. 326 et suiv. - La Coch. et le Tonk., pp. 159, 166. - Hist. nat. civ. et pol., ii, p. 145. - Rép. de MM. des M.-E., p. 186. - La Franc. pont., ii, p. 679.
    Collect., 9 oct. 1723 : n° 27 ; 28 nov. 1725 : n° 801 ; 29 nov. 1725 : n° 815.


    • Numéro : 101
    • Année : None