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Antoine GUIGNES

[124]. GUIGNES ou GUIGNE, Antoine, originaire d'Orange (Vaucluse), partit du Séminaire des M.-E. pour la Chine le 2 mars 1704, et s'embarqua à Lorient vers la mi-avril de la même année, sur l'Aurore. Demeuré près d'une année à Pondichéry, il arriva à Canton en 1706. En 1707, il travailla dans la chrétienté de Nam-hiong, et dans celle de Chao-tcheou, province du Kouang-tong. S'étant rendu dans le centre du Kiang-si, il fut, à son retour, arrêté à Nam-hiong, et reçut l'ordre de partir pour Macao.
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    [124]. GUIGNES ou GUIGNE, Antoine, originaire d'Orange (Vaucluse), partit du Séminaire des M.-E. pour la Chine le 2 mars 1704, et s'embarqua à Lorient vers la mi-avril de la même année, sur l'Aurore. Demeuré près d'une année à Pondichéry, il arriva à Canton en 1706. En 1707, il travailla dans la chrétienté de Nam-hiong, et dans celle de Chao-tcheou, province du Kouang-tong. S'étant rendu dans le centre du Kiang-si, il fut, à son retour, arrêté à Nam-hiong, et reçut l'ordre de partir pour Macao. Il demanda et obtint l'autorisation d'aller à Pékin plaider sa cause, mais ne gagna rien près des mandarins de la capitale. Renvoyé à Canton, il paraît avoir eu cette ville pour prison, ce qui lui permit d'être nommé procureur en 1717, d'en exercer les fonctions, et même de se livrer au saint ministère. Il eut des difficultés avec les Jésuites portugais et italiens, et aussi avec l'évêque de Macao qui l'interdit sur des dépositions sans fondement, puis lui rendit bientôt ses pouvoirs.
    En 1724, le Pape Benoît XIII adressa à l'empereur de Chine, Yong-tching, deux brefs que portèrent les PP. Gothard et Ildefonse ; dans l'un de ces brefs, le Pape demandait la mise en liberté de Guignes et du lazariste Appiani, ce qui fut accordé.
    Comme Guignes ne paraissait pas avoir d'aptitudes pour gérer la procure, et que les missionnaires se plaignaient de ses comptes, il fut rappelé en 1728 par le Séminaire des M.-E. ; mais n'ayant pas de remplaçant, il resta à Canton jusqu'à la fin de 1731 ou au commencement de 1732. C'est à cette dernière date qu'on fixe généralement sa sortie de la Société.
    Arrivé en France en 1733, il vint au Séminaire des M.-E. qui, ne pouvant pas le garder puisqu'il avait quitté la Société, obtint un ordre royal daté du 23 juin de la même année, lui prescrivant de se retirer dans son diocèse. En 1735, il alla à Rome, et dès lors nous ne savons plus rien de lui.
    Notes bio-bibliographiques. - Journ. d'A. Ly, Tab. alph. - Anecd. sur l'ét. de la Rel., i, p. 55 ; v, p. 93 ; vi, pp. 150, 168, 224, 263. - Relat. de la nouv. perséc., p. 386. - Mém. de la Cong., iv, p. 551 ; vi, pp. 546, 560, 622, 706.


    • Numéro : 124
    • Année : None