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François Mathurin GUICHARD

[864]. GUICHARD, François-Mathurin, naquit à Bois-de-Cené (Vendée) le 18 novembre 1841 ; il était petit-fils du chef d'état-major du général vendéen marquis de Bonchamp. Il fit ses études au petit séminaire des Sables-d'Olonne, passa au grand séminaire de Luçon, et entra sous-diacre au Séminaire des M.-E. le 12 août 1863. Il fut ordonné prêtre le 17 décembre 1864, et partit le 15 février de l'année suivante pour le Kouy-tcheou.
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    [864]. GUICHARD, François-Mathurin, naquit à Bois-de-Cené (Vendée) le 18 novembre 1841 ; il était petit-fils du chef d'état-major du général vendéen marquis de Bonchamp. Il fit ses études au petit séminaire des Sables-d'Olonne, passa au grand séminaire de Luçon, et entra sous-diacre au Séminaire des M.-E. le 12 août 1863. Il fut ordonné prêtre le 17 décembre 1864, et partit le 15 février de l'année suivante pour le Kouy-tcheou. Ses premiers travaux s'accomplirent dans les chrétientés de Tin-fan, Tsin-gai et Pin-fa, au milieu des horreurs de la famine et des brigandages de la révolte.
    En 1869, Mgr Faurie le nomma curé de la paroisse Saint-Joseph, qui est la cathédrale de Kouy-yang, et procureur de la mission. En 1872, Mgr Lions le choisit pour provicaire, tout en le laissant curé de Saint-Joseph. Il travailla activement et réunit une partie des fonds nécessaires pour construire l'église. Cette église à peu près terminée, ayant été incendiée par les païens le 2 décembre 1875, il trouva avec l'aide de Gréa des ressources pour la reconstruire, et dès l'année suivante, 1876, elle était inaugurée (Eglise, grav., A. M.-E., 1899, p. 66. - Hist. miss. Kouy-tcheou, iii, pl. vii).
    Le 1er octobre 1884, il fut nommé évêque de Toron, coadjuteur de Mgr Lions, et sacré à Kouy-yang le 26 avril 1885. La mission du Kouy-tcheou traversait alors une crise pénible, par suite de l'excitation que causait dans tous les esprits en Chine l'expédition française au Tonkin (Voir LIONS). Laissant les négociations avec les hauts mandarins à Gréa, Guichard fit plusieurs visites pastorales, et s'occupa des procès apostoliques des martyrs du Kouy-tcheou qui furent béatifiés en 1909. En 1888, il fut nommé administrateur de la mission, par suite du grand âge et des infirmités de Lions.
    A la mort de ce dernier, le 24 avril 1893, il devint vicaire apostolique. Sa direction générale fut toujours prudente et sage. Envers les missionnaires et les chrétiens, il montra une grande bonté qui n'excluait pas la fermeté, mais une fermeté très douce, puisque ses familiers affirment qu'il ne se mit pas une seule fois en colère ; son influence n'en était que plus réelle.
    Son épiscopat fut marqué par des conversions assez nombreuses parmi les populations indigènes, et par l'augmentation du nombre des prêtres. En 1893, le Kouy-tcheou comptait 33 missionnaires, 7 prêtres indigènes, 32 séminaristes, 16 723 catholiques.
    En 1912, l'année qui précéda sa mort, les statistiques donneront les chiffres suivants : 52 missionnaires, 15 prêtres indigènes, 99 séminaristes, 30 072 catholiques.
    En 1900, lors des troubles occasionnés par les Boxeurs, il reçut du consul de France à Tchong-king l'ordre de quitter le Kouy-tcheou avec ses missionnaires, pour échapper au massacre que l'on croyait inévitable. Il ne crut pas pouvoir y consentir, demeura à Kouy-yang, et fit vœu si sa mission échappait à la tempête d'élever une chapelle en l'honneur des martyrs du Kouy-tcheou. Sa prière fut exaucée, et l'évêque consacra une partie de ses biens de famille à élever la chapelle promise.
    En 1907, il se déchargea d'une partie de l'administration sur son coadjuteur, Franç. Seguin. En 1910, année de ses noces d'argent épiscopales, il fut nommé assistant au trône pontifical. Il mourut à Kouy-yang le 21 octobre 1913.
    Armes. - Celles du vicariat (Voir FAURIE, Louis).
    Bibliographie. - (Essai de règlement pour les fabriques). - Kouy-yang fou, 1912, in-8, pp. 8.
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1875, pp. 21, 23 ; 1877, p. 59 ; 1881, p. 48 ; 1884, pp. 66, 67 ; 1886, p. 65 ; 1887, p. 104 ; 1888, p. 96 ; 1889, p. 100 ; 1890, p. 84 ; 1891, p. 113 ; 1892, pp. 120, 334 ; 1893, pp. 134, 328 ; 1894, p. 149 ; 1895, p. 157 ; 1896, p. 127 ; 1897, p. 103 ; 1898, p. 122 ; 1900, p. 113 ; 1901, p. 108 ; 1902, p. 124 ; 1903, p. 111 ; 1904, p. 127 ; 1905, p. 97 ; 1906, p. 110 ; 1907, p. 311 ; 1908, p. 116 ; 1909, p. 116 ; 1910, pp. 114, 404 ; 1911, p. 5.
    A. P. F., lxxxvi, 1914, p. 69. - A. S.-E., xxviii, 1877, p. 84 ; xxxviii, 1887, Martyre du prêtre Thomas Lin, p. 252 ; xlii, 1891, pp. 24, 85 ; xliv, 1893, p. 297 ; liv, 1903, La famine, p. 22. - M. C., ix, 1877, p. 450 ; xvi, 1884, Sa nomination d'évêque, pp. 473, 566 ; xviii, 1886, Persécution à Tsen-y, p. 517 ; xix, 1887, La persécution, p. 229 ; xxxvii, 1905, pp. 364, 603 ; xxxix, 1907, pp. 207, 352 ; xlii, 1910, pp. 361 et suiv. - Sem. rel. Luçon, 1887, pp. 171, 1038 ; 1889, p. 1121 ; 1894, p. 142. - Sem. rel. Dijon, 1890, Mort de M. Arbinet, p. 797. - Le Tour du Monde, 1901, 1er sem., p. 38.
    Hist. miss. Kouy-tcheou, Tab. alph. - Hist. miss. Thibet, Tab. alph. - Hist. des relat. de Chine, Tab. alph. - Une âme d'apôt. Le P. Poinsot, p. 138. - La miss. lyon., p. 106.
    Collect., 16 janv. 1892 : n° 922.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1913, p. 334.
    Portrait. - A. P. F., lxxxvi, 1914, p. 48. - Le Tour du Monde, 1901, 1er sem., p. 38. - La miss. lyon., p. 106.


    • Numéro : 864
    • Année : None