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Jean Marie GUENO

1951 ] GUENO Jean-Marie Missionnaire Cochinchine Orientale - Quinhon -------------
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    1951 ] GUENO Jean-Marie

    Missionnaire

    Cochinchine Orientale - Quinhon
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    [1951] Jean-Marie GUENO naquit le 21 Mai 1866 à St. ANDRE-des-EAUX, diocèse de NANTES, Département de la LOIRE-ATLANTIQUE. Au mois de Septembre 1879, il entra en cinquième au Petit Séminaire de GUERANDE où il fit toutes ses études. En Octobre 1886, il passa au Séminaire de Philosophie de NANTES, où il reçut la tonsure, le 28 Mai 1887 des mains de Mgr. LE COQ qui lui conféra les autres ordres jusqu'à la prêtrise inclusivement le 29 Juin 1890.

    Il fut admis au Séminaire des Missions Etrangères le O8 Septembre 1890, y fit une année de probation, et reçut sa destination pour le Vicariat Apostolique de COCHINCHINE ORIENTALE (Quinhon). Son départ de MARSEILLE eût lieu le O2 Septembre 1891, et il aborda au port de NHATRANG le O6 Octobre 1891.

    Il commença l'étude de la langue viêtnamienne d'abord à NHATRANG, jusqu'en Février 1892, pour la continuer à XOM-NAM, jusqu'en Mai 1892, où en même temps, il remplaça M.MATHEY fatigué. Successivement, il fut vicaire de Mr.BLAIS, à DAI-AN, puis de M. DURAND à XOM-NAM. En Novembre 1892, il fut envoyé à PHAN-THI+T, au sud de la Mission, comme vicaire de M. ARCHIMBAUD

    Début Juin 1893, M. GUENO fut nommé curé de PHAN-RI, avec résidence à TAM-HUNG. A peine arrivait il dans son district, que les prisonniers de la citadelle de PHAN-RI se révoltèrent, poignardèrent le mandarin de la justice et celui de la guerre, et s'emparèrent de la place. Le Lundi 19 Juin 1893, M. GUENO, ignorant tout des évènements, accompagné de son catéchiste se rendait à cheval à la chrétienté de MA-O. Passant devant la citadelle,il vit une foule énorme, et du haut des remparts, il entendit des gens vociférer : \Arrêtez ces deux cavaliers"..M. GUENO éperona son cheval, mais fut poursuivi par une quinzaine de prisonniers armés et une quarantaine de révoltés qui ne purent le rattraper. Arrivé à Ma-O, il invita ses chrétiens à s'enfuir dans les montagnes, quant à lui il voulait donner sa vie pour eux . Ses chrétiens l'en dissuadèrent et le supplièrent de se mettre à l'abri. Il se laissa fléchir. Il partit donc suivi de son catéchiste, et de deux chrétiens comme guides. Ils s'égarèrent dans les montagnes, jusqu'au jour où ils rencontrèrent le Préfet qui poursuivait les révoltés. Celui-ci ramena M.GUENO à PHAN-RI. Son escapade à travers les montagnes avait duré huit jours.

    A PHAN-RI, il demanda et obtint la permission d'aller visiter les révoltés repris et qu'on devait exécuter. Sept d'entre eux demandèrent à se faire chrétiens. Pendant toute une semaine, M.GUENO alla les instruire dans leur cachot. Il en baptisa deux sur le lieu même de l'exécution, en présence des grands mandarins, et d'une foule nombreuse, étonnée et admirative. Chacun savait que ces révoltés avaient fait le projet de massacrer le missionnaire.

    Peu de temps après, M.GUENO dût s'aliter à cause de la fièvre des bois rapportée de ces montagnes ; son fidèle catéchiste mourut. Dans son district de soixante six kms de long; la besogne ne manquait pas ; Il avait 200 catéchumènes à PHAN-RI et nombreux étaient ceux qui demandaient à être chrétiens ! Averti de l'état de santé de M. GUENO, Mgr. VAN CAMELBECKE le fit transporter à l'hôpital de TOURANE, vers la mi-septembre 1893. Bien soigné, il en sortit rétabli en décembre 1893.

    Mgr ne jugea pas prudent de laisser M.GUENO revenir à PHANRI..En Janvier 1894, Il lui assigna la région de THAC-DA, dans le district de M.GEOFFROY, au BONG-SON, où il travailla jusqu'en juillet 1895. A partir de cette date, il s'installa dans la vieille chrétienté de NUOC-NHI, près de laquelle s'était établi le Petit Séminaire de la Mission avant 1885. Son district s'étendait dans la partie sud du BONG-SON, après le col de PHU-CU, vaste région qui ne comptait presque pas de chrétiens.. Il y passa quatorze ans , y ayant fondé 15 chrétientés nouvelles et baptisé.2.500 catéchumènes..

    En 1909, il fut envoyé à CU-VA, dans la province de QUANG-NGAI,et y resta un an et demi. De 1911 à 1914, il eut en charge les districts de VAN-DEA et AN-SON. En 1914, il fut curé de TRU_NG-DOC, vulgairement appelé NHA-DA. Il y resta jusqu'en 1924. Sa préoccupation principale consista dans le maintien et le développement des oeuvres organisées par ses prédécesseurs, sans négliger pour autant l'approche des non chrétiens. Soucieux de nourrir la foi de ses ouailles, Il écrivait avec un soin minutieux ses homélies Il était très exigeant pour la propreté de ses églises et de leurs ornements. Son attitude toujours très digne lui avait attiré l'amitié de tous.

    De fortes attaques de fièvre obligèrent M.GUENO à rentrer en France, pour refaire ses forces. De mars 1921 à Juillet 1923, sa soeur jumelle au service de Mr. le Curé de CORQUEFOU (Loire Atlantique) lui prodigua ses soins délicats et affectueux

    De 1925 à 1932, M.GUENO eût la responsabilité de la paroisse de HA-DUA. Il entreprit la construction d'une grande école, avec logement pour les Soeurs Institutrices ; il fit d'importantes réparations à l'église, la dota de deux cloches, et conçut le projet d'améliorer son presbytère.

    Le 20 Juin 1932, M.GUENO , fatigué, prit quelques jours de repos à NHATRANG, chez M. LE DARRE. Son état ne s'améliorant pas, il dût se décider à aller à SAIGON consulter le docteur de la clinique. Il y resta une dizaine de jours, puis revint à HA-DUA à cause des derniers travaux de construction de son école. Le 24 Juillet 1932, n'en pouvant plus, il décida de retourner à SAIGON. Le 26 Juillet il entra à la clinique, atteint d'urémie. Le 16 Août 1932, dans la soirée, la crise devint si violente que le médecin demanda son transfert d'urgence à l'Hôpital DROUET, à CHOLON.. M. LOUISON y conduisit le malade dans la soirée du 17 Août. Informés par télégrammme, MM. Le DARRE et PIQUET arrivèrent le lendemain. Le Médecin-Chef déclara à Mgr. DUMORTIER que l'état du malade était très grave, et il ne fit pas opposition au désir de Mgr. de faire transporter le malade à l'infirmerie du Séminaire de SAIGON.

    Le soir du Samedi 21 Août 1932, vers 21 heures, M. SEMINEL donna une dernière absolution à M.GUENO, au moment où il rendait son âme à Dieu.La mise en bière eût lieu le dimanche en présence de MM GAUTHIER,DELAGNES, le DARRE , PIQUET. Les funérailles se déroulèrent dans la chapelle du Séminaire de SAIGON .. M. GUENO repose près de son ami M.POYET dans le cimetière des missionnaires de SAIGON.
    GUENO

    Jean-Marie

    (1866 - 1932)

    [1951]

    Références biographiques
    AME 1891 p. 356. 1932 p. 246. 247. CR 1891 p. 239. 1896 p. 195. 1897 p. 166. 1898 p. 164. 1899 p. 192. 1900 p. 160. 1901 p. 160. 1903 p. 185. 1904 p. 185. 1905 p. 156. 1908 p. 154. 1932 p. 206. 312. 417. 1933 p. 282. BME 1924 photo p. 685. 1929 photo p. 404. 1931 p. 605. 1932 p. 213. 785. MC 1922 p. 327. EC1 N° 40. 250.

    Décembre 1993











    Mémorial GUENO Jean-Marie page

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    • Numéro : 1951
    • Année : None