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Jean Marie joseph GUEGUEND

[2547] GUEGUEND Jean-Marie-Joseph Missionnaire Cochinchine Occidentale - Saigon -------------------
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    [2547] GUEGUEND Jean-Marie-Joseph

    Missionnaire

    Cochinchine Occidentale - Saigon

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    Jean-Marie-Joseph GUEGUEND naquit le 30 juin 1875, à Plestan, diocèse de Saint-Brieuc, département des Côtes-du-Nord, aujourd'hui Côtes d'Armor. Dans cette famille de quatre enfants, il était le seul garçon. De bonne heure, il fréquenta l'école des Frères où il fit ses études primaires, puis alla au petit séminaire de Plouguernevel où il se montra non un élève brillant, mais studieux,travailleur et réfléchi. Il se dirigea ensuite vers le grand séminaire de Saint-Brieuc, où il reçut la tonsure, puis, le 9 juillet 1898, les ordres mineurs.

    Le 3 janvier 1899, il entra au Séminaire des Missions Etrangères. Sous-diacre le10 mars 1900, diacre le 24 juin de cette même année, il fut ordonné prêtre par Mgr. Gendreau, le 22 septembre 1900, et reçut sa destination pour le Vicariat Apostolique de la Cochinchine Occidentale (Saïgon), qu'il partit rejoindre le 14 novembre 1900.

    Arrivé dans sa mission, à la fin de cette même année,il fut envoyé à Cai-Mong, chez M.Gernot, chef de ce district et provicaire, pour apprendre la langue viêtnamienne, dans laquelle il continuera à se perfectionner, parvenant à une excellente connaissance de ses subtilités et de ses expressions variées. Après cette initiation, il fut nommé à Travinh où il passa quelques années.

    Mgr. Mossard l'envoya ensuite diriger la chrétienté de Cumy.dans la région de Phan-Thiêt. Il y trouva des gens plus rudes et plus pauvres. Sans négliger le plan spirituel, M.Guéguend se fit défricheur et agriculteur. D'année en année, les chrétiens de Cumy assurés de leur avenir, devinrent plus stables,les catéchumènes furent plus nombreux, et la vie chrétienne plus intense.

    Laissant Cumy aux soins d'un autre confrère, M.Guéguend s'installa à Lagi,à quelques vingt cinq kms plus loin.Là, tout était à faire. Il se fit riziculteur, et bûcheron.Sous son impulsion, Lagi,regroupant deux cents chrétiens, devint un centre de développement actif et plein de vie spirituelle. M.Gueguend tenta un essai d'orphelinat qui donna de bons résultats.Il construisit un presbyère, et rassembla les matériaux pour bâtir une nouvelle église. Il conçut le projet de fonder un poste missionnaire à Hiêp-Nghia, entre Lagi et Phan-thiêt, mais il ne put le réaliser.

    En 1912, Mgr. Mossard le mit à la tête de la chrétienté et du district de Chava, pour prendre la succession de M.Benoit décédé; rapidement, il gagna la confiance de tous, en s'interessant à leurs travaux,en portant attention à leurs besoins, en partageant leurs peines.Il fonda de nouveaux postes missionnaires où il éleva des chapelles, des écoles; il créa un orphelinat agricole afin de donner à ces enfants un savoir solide, une inititation à la riziculture,et un avenir.assuré.

    Sous sa direction, Chava prit un nouvel essor, grâce à la participation de tous aux travaux de construction de la nouvelle église. Le 6 janvier 1918, Mgr. Mossard en bénit la première pierre; à Noël 1923, la première messe y fut célébrée.

    M.Guéguend était un homme obéissant, respectueux de toute autorité, riche de qualités fortes, et ennemi acharné de tout fauteur de trouble; cela contribua, sans doute à lui faire une réputation d'homme autoritaire. Conducteur d'hommes, dur quand il le fallait,il impresionnait ceux qui l'approchaient, mais on l'aimait quand même, car son coeur de prêtre trouvait toujours la parole qui console.

    Dans les premiers mois de 1924, il sentit ses forces décliner. \Je vieillis" disait-il, en riant. On lui conseilla un retour au pays natal, mais, au mois d'août 1924, il préféra un séjour de six semaines à Dalat, qui lui redonna un peu de vigueur. En décembre 1924, il arriva à l'infirmerie du Séminaire à Saïgon, pâle, maigre,voûté disant : "Je n'en puis plus, je me rends ! "

    Il entra à la clinique du Docteur Angier, à Saigon; deux mois de soins ne purent arrêter le sprue qui l'abattit. Le 4 février 1925, dans cette même clinique, il rendit son âme à Dieu. Ses funérailles furent célébrées dans la chapelle du Séminaire,en présence de nombreux confrères et de personnalités civiles importantes, puis sa dépouille mortelle fut conduite au cimetière d'Adran .


    Références biographiques
    AME 1901 p. 73. 1926 p. 81. 82. 86. 1922 p. 119. CR 1900 p. 264. 1918 p. 82. 1922 p. 259. 1925 p. 102. 165. BME 1924 p. 605. 1925 p. 115. 240. 307. 308. 316. EC1 N° 79.






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    • Numéro : 2547
    • Année : None