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Gaspard François GUÉTY

[104]. GUÉTY, Gaspard-François, est originaire de Lyon (Rhône). La date de son départ n'est pas très facile à déterminer ; l'année 1689 nous paraît la plus probable. Guéty avait exercé le métier d'horloger, et peut-être est-il parti en qualité d'auxiliaire laïque. Arrivé en Chine, il fit ses études théologiques et reçut tous les ordres des mains de l'évêque d'Argolis, Bernardin de l'Eglise<<1. De la famille du Souverain Pontife Benoît XV.>>, qui l'ordonna prêtre, peut-être en juin 1695.
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    [104]. GUÉTY, Gaspard-François, est originaire de Lyon (Rhône). La date de son départ n'est pas très facile à déterminer ; l'année 1689 nous paraît la plus probable. Guéty avait exercé le métier d'horloger, et peut-être est-il parti en qualité d'auxiliaire laïque. Arrivé en Chine, il fit ses études théologiques et reçut tous les ordres des mains de l'évêque d'Argolis, Bernardin de l'Eglise<<1. De la famille du Souverain Pontife Benoît XV.>>, qui l'ordonna prêtre, peut-être en juin 1695. A partir de cette époque, il travailla dans le Kouang-tong, dans le Fo-kien et dans le Kiang-si.
    En 1706, il accompagna Mgr Maigrot à Pékin ; sur l'ordre de l'empereur de Chine, Kang-hi, il se rendit avec lui en Tartarie, et assista à l'audience impériale. Lorsqu'on renvoya de Pékin l'évêque de Conon, le missionnaire fut gardé à la Cour, en Tartarie, parce que Kang-hi désirait utiliser ses connaissances en horlogerie. On essaya de le faire parler contre Mgr Maigrot ; pour y réussir, le fils aîné de l'empereur lui fit subir plusieurs interrogatoires, et n'épargna ni les insultes, ni les coups. Il l'interrogea également sur les Rites. On écrivit ses réponses en les modifiant, et on le força à les signer ; il obéit, mais en protestant qu'elles avaient été altérées. Le décret impérial de 1706 (45e année de l'empereur, 13e jour de la 11e lune) l'exila de Chine. Il fut conduit à Canton, puis à Macao, d'où il gagna le Siam et Pondichéry.
    Dans cette ville, il recueillit quelques secours pour le Collège général, et, à dater de 1 707 ou 1708, exerça les fonctions de sous-procureur. En 1720, il devint procureur, eut pour commensal Cl. Visdelou, ancien religieux de la Compagnie de Jésus et ancien vicaire apostolique du Kouy-tcheou, qui lui payait une pension annuelle de 48 pagodes (de 400 à 500 F). Il essaya, parfois sans succès, de se faire rembourser les créances que la Compagnie des Indes-Orientales devait à certaines missions. Il mourut à la procure des M.-E. de Pondichéry, le 13 juin 1725.
    Notes bio-bibliographiques. - Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. - Lett. à l'év. de Langres, p. 165. - Etat. prés. de l'Egl. de Chine, p. 80. - Anecd. sur l'ét. de la Rel., i, pp. 238, 265 et suiv. ; ii, Sa protestation écrite par lui-même en italien, p. 123 ; Ib., pp. 142, 167, 170 ; iii, p. 306 ; vi, pp. 16, 178 et suiv. - Mém. pour Rome, i, p. 95 ; ii, p. 13. - Mém. de la Cong., iv, pp. 334, 349, 363 et suiv., 416, 422, 440, 459, 521, 524 ; vi, pp. 552, 591. - Memor. istor., ii, Protesta di M. Guéty, p. 4 ; iii, Deposizione del sig. Guetti, p. 110.

    • Numéro : 104
    • Année : None