Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Jean Jacques GUÉRARD

[290]. GUÉRARD, Jean-Jacques, né le 8 janvier 1761 à Hottot-les-Bagues (Calvados), fit tardivement ses études de latin au collège de Caen et enseigna le grec à Picot, le fondateur de l'Ami de la Religion. Ordonné prêtre en 1785, il exerça le ministère dans son diocèse en qualité de vicaire à Chouain, du 25 février 1786 au 14 juillet 1789. A cette époque il devint aspirant du Séminaire des M.-E. Il partit le 11 décembre de cette même année pour le Tonkin occidental.
Add this

    [290]. GUÉRARD, Jean-Jacques, né le 8 janvier 1761 à Hottot-les-Bagues (Calvados), fit tardivement ses études de latin au collège de Caen et enseigna le grec à Picot, le fondateur de l'Ami de la Religion. Ordonné prêtre en 1785, il exerça le ministère dans son diocèse en qualité de vicaire à Chouain, du 25 février 1786 au 14 juillet 1789.
    A cette époque il devint aspirant du Séminaire des M.-E. Il partit le 11 décembre de cette même année pour le Tonkin occidental.
    Il travailla dans la partie méridionale de la mission ; en 1793 ou 1794, il fit une expédition sur les frontières des pays sauvages, et commença à étudier la langue muong ; en 1798, nous le trouvons dans le Bo-chinh qui comptait alors 13 000 catholiques. Sa tête fut mise à prix par les mandarins qui offrirent 100 ligatures à qui le livrerait. Il s'enfuit en Cochinchine, puis revint au Bo-chinh, et se cacha pendant quelque temps dans les falaises de Xom-che, où ses chrétiens avaient creusé une grotte pour lui servir d'asile. En 1803, il forma un petit séminaire et y réunit 40 à 50 élèves, tout en administrant un district. C'était un prédicateur zélé, qui, lors de l'administration des stations, faisait jusqu'à trois et quatre instructions par jour.
    Nommé provicaire en 1804 pour la partie méridionale de la mission, il fut, en 1816, choisi comme coadjuteur par Mgr Longer, qui le sacra évêque de Castorie, à Ke-vinh, le 25 juillet de cette même année. En 1817, il tomba gravement malade, se rétablit un peu, et mourut à Tho-ki, province de Ha-tinh, le 18 juin 1823. Il voulut être enterré sous la chaire de l'église, \ afin, dit-il, de prêcher même après ma mort, et de rappeler aux ouvriers évangéliques que leur premier devoir est d'annoncer la parole de Dieu ". Une inscription placée dans l'église de Hottot-les-Bagues rappelle son souvenir.
    Notes bio-bibliographiques. - N. L. E., vi, p. 85 ; vii, Persécutions locales, p. 116 ; Ib., pp. 190, 213, 229, 238, 357 ; viii, pp. 6 et suiv., 70 et suiv., 184, 247, 259, 261, 270, 286, 299, 317, 324 et suiv., 330, 335 ; Ib., Débuts du règne de Minh-mang, p. 333. - A. P. F., i, 1822-25, n° i, p. 7 ; Ib., n° iv, p. 102 ; Ib., n° vi, pp. 38, 39, 40 ; ii, 1826-27, pp. 163, 174. - M. C., vii, 1875, Sa mort, p. 303. - Nouv. des miss. or. 1793-1796, pp. 25, 51, 59, 66. - Nouv. des miss. or. 1794-1807, p. 66. - Estrat. del. lett., i, p. 202.
    Sem. rel. Bayeux, 1866, p. 393 ; 1869, Inscription dans l'église de Hottot, p. 585. - Am. de la Rel., xl, 1824, p. 49.
    La Coch. et le Tonk., pp. 203, 238, 240, 241, 242. - Lett. à l'év. de Langres, pp. 382, 387, 421. - La Franc. pont., ii, p. 684. - The pers. of Annam, pp. 106, 142 et suiv.
    Collect., 5 mars 1816 : nos 499, 1734.


    "

    • Numéro : 290
    • Année : None