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Louis Charles GUÉGAN

[1543]. GUÉGAN, Louis-Charles (Marie), petit-neveu du célèbre chef de Chouans, Cadoudal, vit le jour à Saint-Vran (Côtes-du-Nord) le 26 mai 1849. Il fit ses études au petit séminaire de Sainte-Anne-d'Auray et au grand séminaire de Vannes, et fut incorporé à ce diocèse. En 1870, il s'engagea dans les Volontaires de l'Ouest (zouaves pontificaux), participa à plusieurs combats, et après la conclusion de la paix, retourna au grand séminaire. En 1873, il fut nommé surveillant d'études à Sainte-Anne-d'Auray.
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    [1543]. GUÉGAN, Louis-Charles (Marie), petit-neveu du célèbre chef de Chouans, Cadoudal, vit le jour à Saint-Vran (Côtes-du-Nord) le 26 mai 1849. Il fit ses études au petit séminaire de Sainte-Anne-d'Auray et au grand séminaire de Vannes, et fut incorporé à ce diocèse. En 1870, il s'engagea dans les Volontaires de l'Ouest (zouaves pontificaux), participa à plusieurs combats, et après la conclusion de la paix, retourna au grand séminaire. En 1873, il fut nommé surveillant d'études à Sainte-Anne-d'Auray. Un an après son ordination, qui eut lieu le 25 février 1874, il exerça le ministère en qualité de vicaire à Bubry, 1875-1880, et à Bignan, 1880-1881.
    Entré au Séminaire des M.-E. le 29 décembre 1881, il partit pour la Cochinchine orientale le 22 novembre 1882. Il étudia la langue à Song-cat, commença ses travaux apostoliques dans le Quang-ngai, et administra le district de Phu-hoa dans la même province. Il venait de réparer les désastres causés par un typhon, lorsque la persécution se déchaîna (1885), causée par l'expédition française au Tonkin.
    Un général annamite arriva à Phu-hoa, et fit massacrer près de 500 catholiques sous les yeux du missionnaire enchaîné. De toutes les questions posées à la victime, deux suffisent pour faire deviner les autres : \ Pourquoi es-tu venu livrer notre pays aux Français ? - Je suis venu uniquement pour prêcher l'Evangile et faire du bien. - Toutes ces prétendues religieuses réunies en une seule maison non loin de la tienne, que sont-elles autre chose que tes femmes ? - Jamais. " La plupart des religieuses, près de quarante, sont alors massacrées. Guégan est frappé, torturé ; un coup de sabre l'achève ; c'était le 18 juillet 1885. Sa tête resta exposée pendant trois jours en face de la chrétienté ruinée.
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1884, p. 104. - A. P. F., lvii, 1885, p. 351. - M. C., xvii, 1885, Sa mort, p. 385 ; xxi, 1889, Son martyre, p. 521. - Miss. Quinhon. Mém., 1907, ii, p. [12]. - Sem. rel. Vannes, 1885, Sa mort, p. 534 ; 1889, p. 731. - Echo de N.-D. de la G., 1884, p. 749.
    Nos miss., Notice, p. 259. - Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1885, p. 224.
    Portrait. - A. P. F., lvii, 1885, p. 327. - Iconog. bret., p. 216.


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    • Numéro : 1543
    • Année : None