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Charles Léon GROSJEAN

[ 2600 ] GROSJEAN Charles, Léon Missionnaire Se-tchoan Méridional (Sui-fu) .-. Kien-tchang (Ning-yuan-fu) ------------- Charles, Léon GROSJEAN naquit le 10 mai 1878, à Gérardmer, diocèse de Saint-Dié, département des Vosges. Après son cours de philosophie, il remplit ses obligations militaires.
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    [ 2600 ] GROSJEAN Charles, Léon

    Missionnaire

    Se-tchoan Méridional (Sui-fu) .-. Kien-tchang (Ning-yuan-fu)

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    Charles, Léon GROSJEAN naquit le 10 mai 1878, à Gérardmer, diocèse de Saint-Dié, département des Vosges. Après son cours de philosophie, il remplit ses obligations militaires.

    Le 5 octobre 1898, il entra laïque au séminaire des Missions Etrangères. Tonsuré le 23 septembre 1899, minoré le 10 mars 1900, sous-diacre le 22 septembre 1900, diacre le 2 mars 1901, il fut ordonné prêtre le 23 juin 1901, et reçut sa destination pour le vicariat apostolique du Se-tchoan Méridional (Sui-fu) qu'il partit rejoindre le 31 juillet 1901.

    M. Castanet était alors provicaire et supérieur de la mission au Kien-tchang. Il résidait à Lou-kou, sous-préfecture de Mien-lin, entre vingt et vingt cinq jours de voyage depuis Sui-Fu. C'est chez lui que M.Grosjean fut envoyé comme auxiliaire; il étudia la langue chinoise à Yang-tsao-pa, à 15 lis au sud de Lou-kou, vaste terrain acquis pour la mission par M.Bourgain, partie plaine, partie montagne boisée, sur la rive droite de la rivière, en vue de la création d'un village chrétien. En 1902, M.Grosjean se fixa à Mien-lin et en 1903, il travailla dans ce district et dans la région centrale et méridionale de l'immense préfecture de Lin-yuen-fou, avec MM. Castanet et Sirgue. En 1904, il résida pour peu de temps, à Houi-ly-tcheou, dans la partie sud du Kien-tchang, s'occupant des chrétiens de la région de Salien et Hong-pou-so.

    En 1905, il remonta vers le nord, dans le Haut-tchoan-Nan, se fixa dans la ville de Min-chan, aux environs de Ya-tcheou. En 1906, il conféra une douzaine de baptêmes. En 1908, il devint chef du district de Long-tche, sous-préfecture d'O-mei, dans le \Haut-Méridional" de la mission de Sui-fu. La résidence récente de Long-tche avait remplaçé celle de Ta-tien-tche, trop incommode dans la montagne.

    En 1910, le Kien-tchang, détaché de Sui-fu, devint Vicariat Apostolique, et fut confié à Mgr. Budes de Guébriant. M. Grosjean demanda son agrégation à cette nouvelle mission. Il travailla à Yên-tsin, région difficile, véritable chaos de montagnes, tout en étant chargé de Tchang-pin-tse. A côté de sa résidence, il jeta les fondations d'une église et d'une école de filles. En octobre 1911, lors de la révolution chinoise, il fut contraint de se réfugier d'abord à Ta-tiên-kai, au Yunnan, chez M. Deschamps, puis à Yun-nan-sèn. Mais aux environs de Fou-min-hien, il rencontra Mgr. de Guébriant revenant de France. Alors, Il rentra au Kien-tchang avec son évêque..

    En 1914, huit missionnaires sur douze répondirent à l'appel de la France; mais, seul Mr. Grosjean fut retenu pour servir en France où il fut mobilisé comme infirmier. En 1915, à l'ambulance de Vitry-le-François, il retrouva MM. Péric, Bois et Gaspais, ses confrères, qui y remplissaient les fonctions d'infirmier. Il assista à ses derniers moments, M.Motel, de la mission du Kouy-tcheou, mobilisé comme infirmier militaire, et qui décéda le 11 septembre 1915, en cette même ambulance.

    En 1919, revenu au Kien-tchang, M.Grosjean fut nommé à Mien-ning. Il y retrouva la guerre, la ville ayant été assiégée deux fois; durant un séjour à Eul-se-yn, les Lolos révoltés saccagèrent la chrétienté, le laissant sain et sauf. Le 16 mars 1920, les deux chrétientés de Lin-kiang-tang et de Ta-io furent complètement annéanties.

    Sa santé fléchissant, M.Grosjean reçut le poste plus calme de Ho-si où il passa deux ans, puis celui de Tchang-pin-tse où les années 1925 et 1926 furent pénibles. Les Lolos ravagèrent la contrée de Tang-kia-ouan où les chrétiens furent pillés de fond en comble, mais les Lolos furent repoussés à Tchang-pin-tse. Le calme revenu, M.Grosjean en profita pour ouvrir les écoles de Tchang-pin-tse, Hai-tse-pin, et Tang-kia-ouan. L'année 1927 fut plus calme, mais la misère restait grande dans tout son district; une partie de la population, à Ou-tao-cho, dans la partie nord du district partait pour le Yun-nan ou se rapprochait de Tchang-ping-tse. A Te-che, la vie n'était plus tenable pour les Chinois

    Le 11 décembre 1927, venant de Ho-si, M.Grosjean fut pris d'un mal de rein subit au sommet du Yao-chan, à quelques lis de distance de Ning-yuan-fu. Remis en quelques jours, il reprit la route de Tchang-pin-tse, le 16 décembre 1927. Le 7 février 1928, se plaignant des reins, du foie et de l'estomac, il revint à Ning-yuan-fu et rentra à l'hôpital quelques jours après. Le 15 mars 1928, se sentant mieux, il revint à la mission. Mais brusquement le mal s'aggrava. Le 31 mars 1928, à 18 heures, il rendit le dernier soupir.

    Le corps exposé au grand salon de l'évêché fut veillé par les séminarises et les chrétiens. Les funérailles furent célébrées le 2 avril 1928. M. Grosjean repose à Ning-yuan-fu, auprès de son confrère M.Sirgue.

    Références bio-bibliographiques

    AME 1901 p. 268. 1909 p. 38. 39. 1912 p. 278. 1915-16 p. 87sq. 1919-20 p. 450. 1926-27 p. 392 (art.). 1928 p. 122. 129. CR 1901 p. 278. 1902 p. 113. 1903 p. 94. 1904 p. 109. 1906 p. 91. 1912 p. 130. 1913 p. 129. 1916 p. 204. 1919 p. 46. 1920 p. 29. 1932 p. 55. 56. 1925 p. 61. 1926 p. 62. 1927 p. 58. 1928 p. 198. 1938 p. 76. BME 1922 p. 172. 1924 p. 247. photo p. 199. 1925 p. 430. 1926 p. 247. 378. 1927 p. 315. 374. 509. 692. 1928 p. 169. 367. 1936 p. 33. 167. 241. 323. MC 1927 p. 473. EC1 N° 153.





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    • Numéro : 2600
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