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jean baptiste GROSGEORGE

[1047]. GROSGEORGE, Jean-Baptiste, vicaire apostolique du Cambodge, né le 15 juin 1846 à La Voivre (Vosges), fit ses études au petit séminaire d'Autrey et au grand séminaire de Saint-Dié. Il était sous-diacre, quand il se présenta au Séminaire des M.-E. le 10 août 1868 ; prêtre le 28 octobre 1869, il partit pour le Cambodge le 15 février 1870. Après avoir étudié la langue à Phnom-penh, paroisse de Rosey-keo, il administra le district de Cai-quanh en 1871, et en 1872 celui de Cai-doi.
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    [1047]. GROSGEORGE, Jean-Baptiste, vicaire apostolique du Cambodge, né le 15 juin 1846 à La Voivre (Vosges), fit ses études au petit séminaire d'Autrey et au grand séminaire de Saint-Dié. Il était sous-diacre, quand il se présenta au Séminaire des M.-E. le 10 août 1868 ; prêtre le 28 octobre 1869, il partit pour le Cambodge le 15 février 1870. Après avoir étudié la langue à Phnom-penh, paroisse de Rosey-keo, il administra le district de Cai-quanh en 1871, et en 1872 celui de Cai-doi.
    Placé en 1873 au séminaire à Cu-lao Gieng, il y fut tout à la fois professeur et supérieur. Il s'occupa aussi très activement des religieuses de la Providence de Portieux, et, comme ces religieuses ne pouvaient pas suffire à tous les besoins de la mission, il leur fit instituer un noviciat de Sœurs annamites. Pour donner du travail aux orphelines, il organisa une filature de soie. Il prit également une grande part à la fondation d'hôpitaux indigènes.
    En 1895, Mgr Cordier étant mort, il fut choisi pour lui succéder. Nommé évêque titulaire de Tripoli et vicaire apostolique du Cambodge le 28 janvier 1896, il fut sacré le 24 mai suivant à Dau-nuoc (Cu-lao Gieng). Il parcourut aussitôt son vicariat jusque dans les moindres postes, afin d'en étudier les besoins, et interrogea les missionnaires, les prêtres indigènes et les chrétiens sur toutes les questions essentielles et pratiques. Il exigea que les missionnaires apprissent le cambodgien, et pour en faciliter l'étude, il fit commencer un nouveau dictionnaire cambodgien-français. Les caractères cambodgiens n'existant pas encore en imprimerie, il en demanda la fonte à l'imprimerie de Nazareth. Il créa plusieurs nouveaux districts, activa l'évangélisation dans de nombreuses chrétientés, et essaya de faire pénétrer le christianisme chez les peuplades sauvages, en particulier chez les Kouys.
    En juin 1899, comme il accomplissait une tournée pastorale, il fut atteint de pleurésie, mais continua néanmoins ses visites, aussi rentra-t-il très affaibli à Phnom-penh. Vers la fin de 1900, il s'installa au séminaire de Cu-lao Gieng ; il y mourut le 1er mars 1902, et fut enterré dans la chapelle du séminaire. Il avait été toute sa vie un grand travailleur, et la mission du Cambodge lui doit le développement d'œuvres importantes. Il avait composé en annamite un catéchisme de persévérance qui, croyons-nous, est resté manuscrit.
    Armes. - Parti : au 1 coupé d'argent à la croix de Lorraine de sable et de gueules au monogramme des M.-E. d'or ; au 2 d'azur à la montagne cambodgienne de Phnom-penh d'argent.
    Devise. - Deus in adjutorium.
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1874 (déc.), p. 25 ; 1895, pp. 235, 336 ; 1896, p. 233 ; 1897, p. 196 ; 1898, pp. 182, 288 ; 1899, p. 230 ; 1900, pp. 172, 333 ; 1901, p. 176 ; 1910, p. 207.
    A. P. F., lxxiv, 1902, Sa mort, p. 237. - M. C., vii, 1875, p. 137 ; xxviii, 1896, pp. 172, 316 ; xxxiv, 1902, pp. 120, 132. - A. M.-E., 1899, p. 119 ; 1913, p. 250.
    Sem. rel. Saint-Dié, 1885, pp. 122, 123 ; 1889, p. 23 ; 1899, pp. 230, 231 ; 1901, p. 87 ; 1902, Sa maladie et sa mort, pp. 77, 163 et suiv. ; Ib., Service solennel à La Voivre, pp. 171, 195, 199 ; Ib., Notice, pp. 319, 320 ; 1903, Notice, pp. 317, 321, 348, 351 ; 1904, pp. 73, 74.
    Arm. des Prél. franç., p. 258.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1902, p. 312.


    • Numéro : 1047
    • Année : None