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Paul Augustin GROS

[2858] GROS Paul, Augustin Missionnaire Tonkin Maritime (Phat-Diêm)- Conseil Central - Administration Générale -----------------------
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    [2858] GROS Paul, Augustin

    Missionnaire

    Tonkin Maritime (Phat-Diêm)- Conseil Central - Administration Générale

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    Paul, Augustin GROS naquit le 25 janvier 1879, à Chéneroilles, commune de Vaux-Saules, au diocèse de Dijon, département de la Côte d'Or. Il fit ses études primaires à Vaux-Saules, et ses études secondaires à Plombières-lès-Dijon. Il entra ensuite au grand séminaire diocésain. En 1904, les ordinands du diocèse de Dijon refusèrent de se laisser ordonner par leur évêque Mgr. Le Nordez, et, approuvés par leurs directeurs sulpiciens, quittèrent le séminaire la veille de l'ordination; M Paul Gros était du nombre si bien qu'il ne fut sous-diacre que le 6 janvier 1905.

    Le 8 mars 1905, il entra au séminaire des Missions Etrangères. Diacre le 28 mai 1905, il fut ordonné prêtre le 29 juin 1905, et reçut sa destination pour le vicariat apostolique du Tonkin Maritime (Phat-Diêm) qu'il partit rejoindre seul le 28 septembre 1905.

    Dès son arrivée, il se mit à l'étude de la langue viêtnamienne d'abord à l'évêché, pendant quelques mois, puis à Tôn-Dao, paroisse proche de Phat-Diêm. Il arriva assez vite à la parler avec aisance. A la fin de 1906, il fut adjoint à M.Doumecq, qui résidait à Hao-Nho, la plus ancienne chrétienté du Tonkin, fondée en 1627, par le P. Alexandre de Rhodes. M.Gros s'établit,à Diên-Ho, au bord de la mer. Il s'occupa aussi de la léproserie de Ninh-Binh où presque tous les malades étaient chrétiens. En 1909, nommé professeur de première, au petit séminaire de Phuc-Nhac il y enseigna jusqu'en 1912. Cette année là, Mgr. Marcou ouvrit son grand séminaire et en confia le supériorat à M. Louis de Cooman qui était directeur du Probatorium de la mission. M.Gros reçut alors la succession de ce dernier à la tête de cette école préparant quelques 80 adolescents à leur entrée en sixième au petit séminaire. M.Gros se donna tout entier à sa tâche. Très bon, très dévoué, strict sur la discipline mais proche des élèves, il fut fort apprécié d'eux.

    En 1918, Mgr. Marcou transfera le probatorium de Phat-Diêm à Ba-Lang, (Cua-Bang) dans la province de Thanh-Hoa. C'est là que le 19 mars 1627 le P. Alexandre de Rhodes avait abordé pour la première fois au Tonkin. M.Gros fut chargé du déplacement.du probatorium qu'il installa sur le terrain de la cure de Ba-Lang, dans une maison en dur. Les 3 pièces du rez de chaussée servirent de salle de classe, l'étage de dortoir, la véranda devint salle d'étude et salle de classe. Une paillote proche de la maison fit fonction de réfectoire. Malgré cette installation rudimentaire, M.Gros sut mettre bonne humeur, entrain, travail, gaieté et discipline dans sa communauté. La rentrée de 1923 se fit dans de nouveaux bâtiments construits par M. Lury, architecte de la mission, et bénis en 1925.

    En 1926, Mgr. Marcou ayant donné un directeur spirituel au probatorium, M.Gros laissa percer assez vivement son mécontentement, ce qui lui valut de céder sa place et d'être nommé économe au petit séminaire de Phuc-Nhac. M. Gros obéit, mais il en ressentit une blessure au coeur.

    Le 29 juin 1928, M. Jaricot, représentant du groupe des missions du Tonkin depuis 1923, partit pour la chartreuse de Barcelone. M.Gros fut désigné pour le remplacer. Arrivé à Paris le 11 mars 1929, il prit possession de ses nouvelles fonctions le 18 mars suivant. Chargé principalement de rédiger les comptes rendus annuels des travaux missionnaires de la Société, il s'effaça complètement derrière les rapports des évêques et des vicaires apostoliques, s'efforçant d'obtenir un tout cohérent. Le plus objectivement possible, il rédigea aussi les notices biographiques des confrères défunts.

    Comme représentant des missions du Tonkin, il eût à s'occuper des petits séminaristes viêtnamiens venus poursuivre leur études en France. A la fin de septembre 1930, il accompagna à St.Pol-de-Léon pour y continuer leur formation, les 12 petits séminaristes tonkinois conduits en France par NN.SS.Gendreau et Marcou.

    Lors de l'Exposition Coloniale de 1931, au Pavillon des Missions Catholiques, M.Gros fut chargé d'organiser le stand réservé à la Société des Missions Etrangères, où il présenta une documentation sérieuse et instructive. La décoration du \Dragon d'Annam" le récompensa de sa peine.

    A Paris, il exerça son ministère au cours Valton, chez les Auxilaires du Purgatoire, dans une communauté de religieuses à Villepinte. Au séminaire des Missions Etrangères, il assura la direction spirituelle de quelques aspirants. Il réserva la semaine sainte et celle de Pâques à ses compatriotes de Vaux-Saules.

    Lors des évènements de Juin 1940, il prit la direction du sud, avec l'intention de se mettre au service des viêtnamiens mobilisés. Mais il ne dépassa pas le grand séminaire de Limoges, et le 26 juillet 1940, après une quarantaine de jours d'absence, il rentra à la rue du bac.

    L'Assemblée Générale de 1950 modifia les structures de la Société. Mgr. Lemaire confia alors à M. Gros le ministère du sacrement de la réconciliation, à la chapelle des Missions Etrangères. Par sa régularité, et sa présence quotidienne de 15 heures à 19 heures,.il témoigna en quelle estime il tenait cette charge pastorale.

    Homme de compagnie agréable il aimait, au Viêtnam, accueillir chez lui, les missionnaires de Phat-Diêm, et de Vinh. Il allait aussi leur rendre visite. A l'occasion, il se faisait chasseur, et ses prouesses étaient dans toutes les mémoires. A Paris, il aimait se laisser taquiner à table, et il restait très sensible aux petites attentions que l'on avait pour lui. Cependant, homme de l'ancienne génération, il avait du mal à s'habituer aux comportement des plus jeunes.

    Le 29 Juin 1955, à l'occasion de ses noces d'or sacerdotales, Mgr. Lemaire lui présenta les félicitations, les remerciements et les voeux de la Société. En Juillet 1964, une sciatique et des plaies aux jambes l'obligèrent à garder la chambre. Ce fut le début de trois longs mois de souffrances supportées avec esprit de foi. Il avait passé trente cinq ans à la rue du bac, c'est là qu'il voulut mourir. Il s'y éteignit le 27 octobre 1964, à quatre heures du matin. Ses funérailles furent célébrées dans la chapelle du séminaire et l'inhumation eût lieu au cimetière Montparnasse, dans le caveau des Missions Etrangères.
    Références bibliographiques

    AME 1905 p. 376. 1929 p. 78. 128. 1930 p. 179. 260. 1932 p. 44. 45. 294. 1933 p. 98. 1938 p. 225. CR 1905 p. 289. 1908 p. 179. 180. 1917 p.91. 1928 p. 168. 1929 p. 232. 1931 p. 271. 1968 p. 61. BME 1923 p. 305. 1924 p. 119. 738. 1929 p. 52. 54. 114. 196. 319. 1931 p. 237. 1932 p. 235. 724. 1933 p. 84. 237. 320. 394. 1934 p. 444. 1936 p. 79. 1937 p. 225. 299. 1938 p. 418. 636. 1939 p. 73. 74. 1940 p. 362. 830. 832. 935. 1949 p. 255. 1955 p. 810. 1959 p. 279. EPI 1965 p. 266. 429. R. MEP. N° 128 p. 56. EC1 N° 168. 169. 170. 171. 172. 174. 182. 186. 199. 200. 209. 210. 221. 234. 235. 244. 248. 255. 256. 261. 262. 287. 325. 349. 351. 352. 355. 378. 383. 389. 418. 467. 582. 653. 728. 747.





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    • Numéro : 2858
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