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Emile GRELIER

[3565] GRELIER Emile, Joseph Missiionnaire Saïgon - Dalat ------------------ Emile, Joseph GRELIER naquit le 6 mars 1911 à Vertou, diocèse de Nantes, département de la Loire Atlantique. Après ses études primaires à Vertou,il commença ses études secondaires au Petit Séminaire de Guérande de 1923 à 1926, et les termina au Petit Séminaire Notre-Dame des Couets, à Bouguenais, de 1926 à 1929.
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    [3565] GRELIER Emile, Joseph

    Missiionnaire

    Saïgon - Dalat

    ------------------

    Emile, Joseph GRELIER naquit le 6 mars 1911 à Vertou, diocèse de Nantes, département de la Loire Atlantique. Après ses études primaires à Vertou,il commença ses études secondaires au Petit Séminaire de Guérande de 1923 à 1926, et les termina au Petit Séminaire Notre-Dame des Couets, à Bouguenais, de 1926 à 1929.

    Le 5 août 1929, il posa sa demande d'admission au Séminaire des Missions Etrangères. Celle-ci fut acceptée le 13 août suivant, et le 11 septembre 1929, il entra à Bièvres. En troisième année, il fut chargé de la chorale et de la direction des classes de chant. Après un an de service militaire, il entra au séminaire de la rue du bac, à Paris, en octobre 1933. Sous-diacre le 7 juillet 1935, diacre le 21 décembre 1935, il fut ordonné prêtre le 5 juillet 1936, et reçut sa destination pour le Vicariat Apostolique de Saïgon, (ancienne Cochinchine Occidentale), qu'il partit rejoindre le 15 septembre 1936.

    Arrivé à Saïgon, Mgr. Dumortier l'envoya à Cai-Mon pour apprendre la langue viêtnamienne. Le 8 décembre 1939, il fut nommé curé de Cai-Thia où il resta jusqu'en mai 1941. En Septembre 1939, il fut mobilisé, et un mois après mis en affectation spéciale. Rappelé en février 1940, avec le grade de maréchal des logis chef, il resta au Rach-Cat en Basse-Cochinchine.

    Le 20 février 1941, parvint la nouvelle de la nomination de M.Cassaigne, missionnaire à Djiring, comme Vicaire Apostolique de Saigon. En mars 1941, M. Chauvel, son adjoint, démobilisé regagna son poste chez les montagnards à Kala, près de Djiring. Le 8 juin 1941, M.Grelier arriva à Djiring, comme curé de ce bourg et directeur de la léproserie crée par Mgr.Cassaigne, en 1929. Il se mit aussitôt à l'étude de la langue montagnarde. En outre, il eût à s'occuper des viêtnamiens et des français installés dans la région,et fort dispersés.

    En 1945, après le coup de force japonais, MM Grelier et Chauvel durent se replier à Dalat. Le 1er Février 1946, M.Chauvel et M.Gabillard, aumônier militaire furent tués dans une embuscade au col de Ya-Bac, sur la piste reliant Djiring à Phân-Thiêt. L'application du \modus vivendi" en 1946 permit à M.Grelier de rentrer à son poste. En janvier 1947, pour remplacer M.Chauvel, M.Dournes, nouveau missionnaire, fut envoyé dans le district de Djiring. Rapidement, celui-ci s'installa à Kala. En vue de les initier au travail pastoral chez les montagnards, M.Grelier reçut à Djiring pendant quelques mois M.Defos du Rau en janvier 1949, et M.Boutary en octobre de la même année. Puis nommé curé de My-Tho et chef de ce district, il quitta Djiring le 9 mars 1950, fort regretté des montagnards, pour retourner dans "la plaine". L'année suivante, il prit son congé régulier,et arriva en France le 3 juin 1951.

    Le 4 décembre 1951,il reprit le bâteau pour Saigon,et retrouva sa paroisse de My-Tho. En mars 1952, M.Raballand devint le premier supérieur de la région Sud Indochine, et le 5 mai 1952, il choisit M.Grelier comme consulteur régional. Le 29 mai 1952, celui-ci fut nommé vice supérieur régional,charge qu'il exerça jusqu'au 9 mai 1955..

    M.Grelier était un homme très accueillant, calme, convivial, d'un contact facile et agréable.Il avait une excellente connaissance des langues viêtnamienne et montagnarde. N'étant pas trop éloigné de Saïgon, il recevait la visite de nombreux confrères. Mgr.Cassaigne lui confia la formation pastorale des jeunes missionnaires: en 1950-51, M. Moriceau y séjourna pour parfaire sa formation en viêtnamien; en novembre 1953, M.Delsuc y étudia la langue pendant un an; à son retour de France, en février 1954,,M.de Monjour y fit un recyclage en viêtnamien pendant six mois.

    Le 14 Avril 1955, mourut M.Séminel, provicaire. Pour le remplacer, Mgr. Cassaigne choisit M.Grelier. Le 20 Septembre 1955, le Saint Siège accepta la démission de Mgr. Cassaigne, pour raison de santé, et nomma pour lui succéder Mgr. Simon-Hoà Nguyên-van-Hiên qui fut sacré à Saigon le 30 novembre 1955. Celui-ci se choisit alors un provicaire viêtnamien. Tout en continuant à travailler sous l'autorité de Mgr. Hiên, en 1956, M.Grelier se déchargea de son provicariat et de sa paroisse de Mytho,et rejoignit le Centre Montagnard du Camly à Dalat, M.Lefèvre Octave fondateur de ce centre, étant mort accidentellement, le 26 octobre 1955.

    En octobre 1957,M.Grelier se fixa à Djiring-village où M.Moriceau avait créé, en 1954, un centre montagnard, en même temps qu'il contactait, en vue d'une implantation nouvelle, les villages montagnards de la piste de Kinda. M.Grelier, en coopération avec les Soeurs de St.Vincent de Paul, organisa un dispensaire et un ouvroir pour les jeunes filles montagnardes, sans oublier les nombreuses tournées dans les villages.

    En mars 1961, il prit un congé en France, et fut de retour à son poste en novembre 1961. Il projeta d'ouvrir un centre ménager en collaboration avec le P.Quang, curé de Djiring-ville.; en collaboration avec M.Rubat du Mérac, il travailla à la traduction de quelques textes liturgiques.

    Vers décembre 1965, M.Grelier fut obligé de prendre un congé pour refaire ses forces et rétablir son équilibre nerveux. Il resta en France pendant près de deux ans. Reparti au Viêtnam, le 28 Novembre 1968, il prit la charge spirituelle de la léproserie de Thu-Thiêm, proche de Saigon, et récemment fondée. Il y resta jusqu'en mai 1970, il dut alors rentrer définitivement en France, pour se soigner.

    Il passa quelques temps dans sa famille à Nantes, puis se retira à Lauris où il vécut une dizaine d'années. En mai 1980, il fut hospitalisé à Marseille; à l'hôpital de la Timone, on diagnostiqua un cancer de la gorge; à l'hôpital de la Conception où il avait été transporté, on constata le mauvais état de son foie. C'est là qu'il mourut le 17 Juillet 1980. Il fut inhumé à Lauris, dans le caveau des Missions Etrangères, le 21 Juillet 1980.


    GRELIER

    Emile

    (1911 - 1980)

    [3565]

    Références biographiques
    AME 1936 p. 238. photo p. 284. CR 1936 p. 233. 1953 p. 56. 1956 p. 47. 1957 p. 55. 1958 p. 54. 1960 p. 59. 1961 p. 53. 1962 p. 66. 1963 p. 72. 1964 p. 38. 1965 p. 77. 1969 p. 80. BME 1948 p. 214. 215. 1949 p. 20. 22. 1950 p. 202. 455. 1951 p. 130. 446. 500. 765. 1952 p. 61. 573. 1953 p. 47. 1954 p. 912. 1956 p. 73. 561. 895. 1957 p. 265. 965. 1961 p. 508. 673. EPI 1962 p. 98. 491. R. MEP. 1963 N° 128 p. 54. EC1 N° 181. 340. 500. 509. 695. 706. 761. NS. 2P50. 15P13. 16P50. 18P119. 32/C2. 144/C3.

    Notice nécrologique
    MEM 1980 p. 48.


    Septembre 94
    Mémorial GRELIER Emile,Joseph page
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    • Numéro : 3565
    • Année : None