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Pierre GOUYON

[493]. GOUYON, Pierre, né le 17 mars 1818 à Couffy (Corrèze), fit ses études dans son diocèse, et y fut ordonné prêtre le 11 juillet 1841. Entré au Séminaire des M.-E. le 30 mai 1844, il fut envoyé, le 16 septembre suivant, dans le vicariat apostolique de la Côte de Coromandel, dont une partie forma en 1845 la mission de Pondichéry. Placé à Salem, d'abord comme vicaire, puis comme chef du district, il y demeura près de 10 ans. Son énergie et sa bonne humeur l'eurent bientôt rendu populaire ; on le connaissait partout sous le nom de Maguimenader (le Père la Gloire).
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    [493]. GOUYON, Pierre, né le 17 mars 1818 à Couffy (Corrèze), fit ses études dans son diocèse, et y fut ordonné prêtre le 11 juillet 1841. Entré au Séminaire des M.-E. le 30 mai 1844, il fut envoyé, le 16 septembre suivant, dans le vicariat apostolique de la Côte de Coromandel, dont une partie forma en 1845 la mission de Pondichéry. Placé à Salem, d'abord comme vicaire, puis comme chef du district, il y demeura près de 10 ans. Son énergie et sa bonne humeur l'eurent bientôt rendu populaire ; on le connaissait partout sous le nom de Maguimenader (le Père la Gloire).
    En 1848, il construisit une église à Covilour-Darmaboury. Il acheta un terrain en 1849, sur les Schevaroys où l'on parlait d'installer un sanatorium, ce qui n'eut pas lieu. Dès 1852, il établit des écoles de filles, chose nouvelle dans le vicariat ; la même année, il édifia l'église de Salem.
    Il fut nommé, en 1853, procureur de la mission et aumônier du Carmel. En 1856, il construisit à Pondichéry un orphelinat pour les filles pariates. Retourné dans le district de Salem, il y fonda en 1858 la chrétienté de Palipatty, et bâtit l'église de Cangouvely. Vers 1863, il exerça de nouveau les fonctions de procureur et d'aumônier du Carmel. Il entreprit alors d'enseigner aux religieuses à lire le latin, afin qu'elles pussent réciter le bréviaire, il y réussit. Quant à son rôle de procureur, il avait une manière de le comprendre qu'il définissait ainsi : \ J'ai bien plus tôt fait de me plier aux idées des confrères que de plier les confrères aux miennes. " Paroles d'un homme sage, pratique et aimable. Il mourut le 30 juin 1880, à Pondichéry.
    Notes bio-bibliographiques. - A. P. F., xxxii, 1860, Histoire d'une jeune carmélite indienne, p. 381. - A. S.-E., xxxii, 1881, p. 214. - M. C., xii, 1880, p. 431. - Ann. Sainte-Face, 1888-89, p. 244.
    Hist. miss. Inde, Tab. alph. - Vingt ans dans l'Inde, p. 12. - Vie de Mgr de Marion-Brésillac, p. 403.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1880, p. 109.


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    • Numéro : 493
    • Année : None