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Eugène GOUIN

[3376] GOUIN Eugène, Paul, Victor, François Missionnaire Phat-Diêm - Thanh-Hoa - Phnom-Penh - Kompong-Cham ---------------- Eugène, Paul, Victor, François GOUIN naquit le 19 février 1901 à Les Epesses, dicoèse de Luçon, département de la Vendée. Son père ouvrier boulanger dans cette localité mourut à l'âge de 53 ans; sa mère éleva seule ses quatre garçons; la famille se fixa à Pouzauges.
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    [3376] GOUIN Eugène, Paul, Victor, François

    Missionnaire

    Phat-Diêm - Thanh-Hoa - Phnom-Penh - Kompong-Cham

    ----------------

    Eugène, Paul, Victor, François GOUIN naquit le 19 février 1901 à Les Epesses, dicoèse de Luçon, département de la Vendée. Son père ouvrier boulanger dans cette localité mourut à l'âge de 53 ans; sa mère éleva seule ses quatre garçons; la famille se fixa à Pouzauges.

    Après ses études primaires à Pouzauges, Eugène entra au petit séminaire de Chavagnes en janvier 1915 pour faire ses études secondaires. En avril 1921, appelé au service militaire, il fut d'abord incorporé à Nantes, puis envoyé à Constantinople, dans la musique, comme trombone à coulisse. En 1923, il se dirigea vers le grand séminaire de Luçon où il fit sa philosophie et une partie de ses études théologiques. Tonsuré en 1925, il reçut les premiers ordres mineurs le 29 juin 1926.

    Admis comme aspirant vers juin-juillet 1926, il se présenta au Séminaire des Missions Etrangères, le 18 septembre 1926. Il reçut les seconds ordres mineurs le 29 juin 1927; sous-diacre le 17 décembre 1927, diacre le 29 juin 1928, il fut ordonné prêtre le 22 septembre 1928; le soir du Mercredi des Cendres, 13 février 1929, il reçut sa destination pour le vicariat apostolique de Phat-Diêm qu'il partit rejoindre le 15 avril de cette même année.

    Après s'être livre à l'étude de la langue viêtnamienne, il fut nommé en août 1930, professeur au probatorium de Ba-Làng, dans la province de Thanh-Hoa. En 1932, lors de l'érection du vicariat apostolique de Thanh-Hoa, ce probatorium devint petit séminaire. M. Gouin y enseigna diverses matières, surtout le français, et le chant.

    En 1938, en le nommant à la vaste paroisse de Thai-Yên confiée à M.Schlotterbek, Mgr. Louis de Cooman demanda à M.Gouin de préparer la création d'un nouveau centre chrétien. En accord avec son curé, celui-ci fixa son choix sur le territoire du village de Câm-Bao, à 18 kms de la cure de Thai-Yên. Il demanda en concession un mamelon de 5 hectares enclavé dans ce village. pour y installer sa cure et son église. Pendant que les formalités administratives suivaient leur cours, une opposition sourde, puis violente éclata dans la localité de Câm-Bao. En ce lieu, il y avait eu autrefois, une chrétienté disparue à la suite du massacre de 39 catholiques, en 1886. La presse s'empara de l'affaire; la Mission de Thanh-Hoa et M; Gouin furent insultés et calomniés. Devant tant de résistances, M.Gouin abandonna son projet et choisit un autre emplacement qui ne fut pas l'objet de contestation. Malgré toutes ces difficultés, M.Gouin ne se découragea pas; en 1941, il fonda la pafoisse de Tân-Dao, en souvenir d'une chrétienté de ce nom, totalement disparue pendant les persécutions.

    Lors des évènements d'août 1945, comme tous les autres missionnaires français, M. Gouin fut ramené à l'évêché de Thanh-Hoa. Suite aux accords signés à Fontainebleau, le 10 octobre 1946, une détente apparente se produisit entre les autorités française et viêtminh. M. Gouin en profita pour se rendre à Hanoï y accueillir M.Vaxelaire, nouveau missionnaire qui arriva à Thanh-Hoa le 6 novembre 1946. Le 26 décembre 1946, M. Gouin et 12 autres confrères de la mission de Thanh-Hoa furent amenés en captivité au presbytère de la mission de Vinh. Durant cette période de rude épreuve, M.Gouin commença à composer son \Dictionnaire Chinois Viêtnamien Français". Libéré le 12 août 1952, avec neuf de ses confrères de Thanh-Hoa, il rentra en France par avion, le 21 septembre 1952.

    En Février 1953, affecté d'abord à la maison de Nazareth à Hong-Kong, M. Gouin s'embarqua le 4 décembre 1953 pour poursuivre à Hanoï la composition de son dictionnaire. En raison de la situation nouvelle faite aux Nord Viêtnam, par les accords de Genève du 20-21 juillet 1954, M.Pencolé, supérieur régional du Nord-Viêtnam demanda à M. Gouin de gagner Saigon pour y poursuivre en paix son travail. Celui-ci s'installa à la maison des Missions Etrangères, 11, rue Nguyên-Du. proche du séminaire.

    Son travail terminé, en 1957, M.Gouin demanda à reprendre un ministère actif au Cambodge. Il y travailla de 1957 à 1970 dans le vicariat apostolique de Phnom-Penh d'abord, puis dans la Préfecture Apostolique de Kompong-Cham. Il fut chargé de la paroisse de Banam et des chrétientés établies en amont et en aval, sur les bords du Mékong, à 7O kms environ de Phnom-Penh, en direction de Saigon. Il embellit son église, rebâtit école et maison des soeurs. Il développa cette paroisse qui divisée, donna naissance à une autre confiée à M. Parais. M.Gouin prit alors un congé en France du 24 juillet 1969 au 23 janvier 1970.

    Le 6 mai 1970, l'aviation bombarda Banam; l'église et le presbytère furent endommagés; M.Gouin en sortit indemne, mais non sans émotion. Il alla se réfugier chez M. Parais. Trois jours plus tard, les bâteaux de la marine viêtnamienne évacuèrent sur le Sud Viêtnam MM. Gouin, Vulliez, Parais et environ deux mille chrétiens. Pour M.Gouin, le choc fut terrible. Soigné à Saigon, mais sans résultat sérieux, il se résigna à rentrer en France.

    Rapatrié en avril 1971, se trouvant un peu mieux après les soins reçus à Paris, il alla se reposer en famille pendant quelques mois, puis en septembre 1971, le diocèse de Luçon lui offrit une place à la maison de retraite des prêtres du diocèse, au Landreau, près des Herbiers.

    Homme de devoir, mais parfois vif de caractère, bon coeur, accueillant pour tous, il fut très estimé partout où il passa.

    Vers la fin de l'année 1974, se sentant plus fatigué, on le dirigea sur l'hôpital de la Roche-sur-Yon. Après une série de test et d'analyses, il rentra au Landreau. C'est là qu'il décéda le 6 janvier 1975, vers 14 heures. Ses obsèques eurent lieu à Pouzauges, le 8 janvier 1975 . M.Gouin repose à Pouzauges, dans la tombe de ses parents.

    Références bibliographiques

    AME 1929 p. 78. CR 1929 p. 235. 1939 p. 125. 126. 1958 p. 56. 1961 p. 67. 1962 p. 70. 1963 p. 80. 1964 p. 44. 1965 p. 90. 1966 p. 109. 114. 1967 p. 78. BME 1929 p. 318. 373. 384. photo p. 385. 1934 p. 577. 1935 p. 441. 813. 1938 p. 125. 1939 p. 512. 1941 p. 345. 488. 1948 p. 129. 1950 p. 208. 1952 p. 647. 706. photo p. 600. 1953 p. 221. 1954 p. 186. 268. 910. photo p. 467. 1955 p. 52. 544. 807. 1957 p. 126. 128. 781. 968. 1958 p. 71. 976. 1961 p. 865. EPI 1962 p. 492. 1965 p. 254. ECM 1947 p. 190. 199. R.MEP n° 118P32. EC1 N° 170. 174. 175. 524. 525. 532. 549. 623. 716. 729. 730. NS. 10P305. 23/C2. 28/C2. 31P149. 32P183. 185. 186. 34P240. 36P294. 38P48. 41P144. 42/C2. 43P196. 42P161. 44P226. 237. 49P39. 52P151. 82/C2. MEM 1975 p. 3.


    Mars 1996

    Bibliographie

    "Dictionnaire Viêtnamien-Chinois-Français", par le P. Eugène GOUIN ,MEP,
    1.900 pages, Format:24x31, relié
    Imprimerie d'Extrême-Orient, 1, rue Nguyên-Siêu, Saigon, Viêtnam.
    Mémorial GOUIN Eugène, Paul, Victor, François page
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    • Numéro : 3376
    • Année : None