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vincent victor GONET

[1197]. GONET, Vincent-Victor, né le 20 novembre 1848 à Achain (Meurthe), fit ses études à Versailles, et entra laïque au Séminaire des M.-E. le 16 septembre 1871. Il reçut le sacerdoce le 30 mai 1874, et partit pour le Cambodge le 1er juillet suivant. Il passa quelque temps à Phnom-penh, paroisse de Rosey-keo, pour y étudier la langue, puis débuta à Can-tho en 1875 dans le ministère actif. Il ne tarda pas à rendre ce district florissant.
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    [1197]. GONET, Vincent-Victor, né le 20 novembre 1848 à Achain (Meurthe), fit ses études à Versailles, et entra laïque au Séminaire des M.-E. le 16 septembre 1871. Il reçut le sacerdoce le 30 mai 1874, et partit pour le Cambodge le 1er juillet suivant. Il passa quelque temps à Phnom-penh, paroisse de Rosey-keo, pour y étudier la langue, puis débuta à Can-tho en 1875 dans le ministère actif. Il ne tarda pas à rendre ce district florissant. Il fonda plusieurs chrétientés, et, à Can-tho même, où il fut le premier missionnaire résident, il éleva une église et installa un couvent de religieuses annamites consacrées à l'enseignement ainsi qu'à l'œuvre de la Sainte-Enfance. Mgr Cordier le chargea, en 1888, d'administrer le district de Soc-trang et Cai-quanh ; il y établit les postes de Bai-gia et de Co-co, celui-ci sur des terrains conquis en pleine forêt, et où, en 1908, habitaient 600 catholiques. En 1889, il releva la chrétienté de Hung-hoi, commencée vers 1867 à Gia-hoi par J. Fougerouse, et jeta les bases de celle de Gieng-nuoc. En 1890, il fit de Soc-trang le centre du district et la résidence principale du missionnaire.
    Dans le district de Bac-lieu qui lui fut confié en 1891, il créa la station de Tra-long qui à sa mort comptait 3 000 fidèles.
    Il commença vers 1894 les deux stations de Rach-ran et de Dat-sai. En 1905, il fonda à Tra-ram un orphelinat agricole de garçons. Il passa l'année 1907 à Cai-trau. Il mourut à Dau-nuoc (Culao Gieng) le 30 janvier 1908. Sur son désir, on l'enterra à Tra-long, arrondissement de Rach-gia.
    Au milieu de tant de travaux, la double caractéristique de sa vertu était un grand zèle pour le salut des âmes et une invincible confiance en la Providence. Un typhon détruisit une église qu'il venait de construire : c'était 10 000 F perdus. Le cœur et l'esprit aussi libres que si aucun malheur ne lui était arrivé, il recommença son travail.
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1889, p. 180 ; 1894, pp. 226, 371 ; 1895, pp. 211, 232 ; 1896, pp. 243, 245 ; 1897, p. 201 ; 1898, p. 190 ; 1899, p. 234 ; 1900, p. 174 ; 1901, p. 182 ; 1903, p. 214 ; 1905, p. 193 ; 1906, p. 183 ; 1907, p. 224. - A. M.-E., 1913, p. 254. - La Croix de Lorraine, 1908, Sa maladie et sa mort, n° du 29 mars.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1908, p. 322.


    • Numéro : 1197
    • Année : None