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François GODEFROY

[122]. GODEFROY, François, originaire de Normandie, partit pour la mission du Siam en 1701. Il dirigea pendant quelque temps la chrétienté de Chantaboun, puis devint professeur de rhétorique, de philosophie et de théologie au Collège général. \ Malgré ces occupations, il prêchait tous les dimanches et toutes les fêtes en langues portugaise, cochinchinoise et siamoise, afin d'être entendu de tous. Pendant la nuit, il dérobait à son sommeil le temps nécessaire pour composer ses écrits."
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    [122]. GODEFROY, François, originaire de Normandie, partit pour la mission du Siam en 1701. Il dirigea pendant quelque temps la chrétienté de Chantaboun, puis devint professeur de rhétorique, de philosophie et de théologie au Collège général. \ Malgré ces occupations, il prêchait tous les dimanches et toutes les fêtes en langues portugaise, cochinchinoise et siamoise, afin d'être entendu de tous. Pendant la nuit, il dérobait à son sommeil le temps nécessaire pour composer ses écrits. La nature l'avait favorisé d'excellentes qualités, d'une pénétration et d'une facilité surprenantes pour les sciences, d'une mémoire si prodigieuse qu'il apprenait les langues sans peine, et d'une voix si claire et si nette, qu'il les parlait avec un agrément que peu d'étrangers peuvent acquérir. "
    Il eut des difficultés avec quelques missionnaires portugais, particulièrement avec le P. Antoine des Prozérès.
    En 1712, il passa dans la mission de Cochinchine, et évangélisa la province du Quang-nam qui comptait alors environ 60 oratoires : " Il va incessamment d'église en église sans avoir de demeure fixe ", dit un de ses contemporains. Il fut arrêté et emprisonné pendant quelque temps, lors de la persécution, vers 1715. Après sa libération, il se fixa à Bau-nghe. Déjà malade, il fut appelé pour administrer un mourant ; il s'y rendit, " puis il regagna péniblement sa résidence. Dès qu'il fut arrivé à l'église, il se mit à genoux, fit sa prière, et se coucha sur une natte ". Il mourut huit jours après, le 16 mai 1718, à Bau-nghe que l'on identifie avec la chrétienté actuelle de Baugoc dans le Quang-ngai.
    Notes bio-bibliographiques. - Lett. édif. et cur., i, p. 111. - Notice sur Mgr de Cicé, p. 11.


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    • Numéro : 122
    • Année : None