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Philippe GIRE

[ 1698 ] GIRE Philippe Missionnaire Se-tchoan Méridional - Sui-Fu ----------
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    [ 1698 ] GIRE Philippe

    Missionnaire

    Se-tchoan Méridional - Sui-Fu

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    Philippe GIRE naquit le 8 juillet 1859, au hameau de Chanalès, paroisse de Saint Julien Chapteuil, diocèse du Puy-en-Velay, département de la Haute Loire. Il fit ses études primaires à Saint Julien. Son curé, ayant remarqué en lui une intelligence et une mémoire étonnantes avait résolu de le diriger vers le petit séminaire, lorsque le P. Batut, jésuite, chargé de fonder l'Ecole Apostolique de Bordeaux, arriva au Puy et visita diverses paroisses. Philippe Gire lui fut présenté par son curé. Après un bref examen, le P. Batut emmena l'enfant à Bordeaux, où il reçut, à l'Ecole Apostolique, une solide formation intellectuelle, et une bonne instruction musicale.

    Le 7 septembre 1880, M.Philippe Gire entra laïque, au séminaire des Missions Etrangères où il reçut la tonsure, le 24 septembre 1881, et les ordres mineurs, le 23 septembre 1882. Tombé malade, et les médecins ayant déclaré qu'il ne pourrait jamais aller en pays de mission, M. Delpech le dirigea vers le grand séminaire d'Angoulême, le 5 décembre 1883. En 1884, M.Gire devint surveillant de la division des grands au collège écclésiastique de cette ville. Ordonné prêtre le 20 décembre 1884 par Mgr.Sebaux, il fut nommé vicaire à Saint-Léger de Cognac. Trois mois après, arriva comme second vicaire à Saint Léger, M. Armand qui, pour raison de santé,.avait dû quitter les Missions Etrangères.

    Revenu au Séminaire des Missions Etrangères le 10 septembre 1886, M. Philippe Gire reçut sa destination pour le vicariat apostolique du Se-tchoan Méridional (Sui-fu) qu'il partit rejoindre le 3 novembre 1886.

    Arrivé à Sui-fu, au début de l'année 1887, M. Philippe Gire fut placé dans une famille chrétienne chinoise de la ville, où, Pierre Li, alors sous-diacre, l'initia à la langue chinoise. Puis, de là, il fut envoyé à Kuin-lien avec un latiniste. A la fin de l'année 1887, il partit pour le Kien-tchang. Après un mois de voyage, il arriva dans la ville de Mien-lin où il parfit sa formation missionnaire sous la direction de M.Gourdin, provicaire, homme qui parlait sur un ton de commandement. Ce dernier, à partir de son livre \Explication du Catéchisme du Se-tchoan" fit passer un examen de langue au nouvel arrivant, et il resta fort étonné de ses connaissances en lecture et écriture des caractères chinois.

    Au début de 1890, M. Philippe Gire, ne pouvant rester au Kien-tchang, à cause d'une infirmité qui le faisait passer pour un lépreux, alla prêter main-forte à M.de Guébriant qui construisait résidence et église à Kuin-lien. Pendant plusieurs mois, il y jouit de la présence de son frère Jacques nouvellement arrivé en mission et qui mourut au Kien-tchang, en 1897. Vers la fin de 1890, Philippe fut nommé à Yuin-lin et peu après à Kia-ngan à l'est de Sui-fu, sur le cours inférieur du Fleuve Bleu.

    En 1896, après la persécution de l'année précédente, M.Philippe Gire reconstruisit le séminaire de la mission, à Ho-ti-keou. Le dimanche 3 octobre 1897, la chapelle dédiée à N.D. du Rosaire, fut bénite par Mgr.Chatagnon, et la maison fut joyeusement inaugurée. M.Philippe Gire en devint le supérieur; il renforça la discipline et releva le niveau des études. Au temps des Boxeurs, il laissa croire que le séminaire était fort bien armé, ce qui tint à distance les brigands.

    En 1901, M. Philippe Gire fut envoyé à Ya-tcheou, chef lieu de la province de même nom. En 1903, il organisa une chrétienté dans cette ville et prit pied dans la ville de Yuin-kin-hien située à une journée plus loin sur la route du Thibet où il entra en contact avec les "montagnards" de la région. En 1905, il y ajouta le service des stations missionnaires des sous-préfecture de Lou-chan et de Min-chan, territoire immense et d'un parcours difficile.

    Il construisit une grande et belle église destinée à devenir la cathédrale de la préfecture apostolique de Ya-tcheou. M. Ouvrard de la mission de Tatsienlu vint se former en architecture auprès de lui. M.Gire bâtit aussi une spacieuse résidence, car, à l'époque des retraites tous les confrères du Kien-tchang arrivaient à Ya-tcheou après un mois de voyage à travers les hautes montagnes, et ils étaient accueillis avec très grande amabilité. Des explorateurs venant du Thibet, de Lolotie ou du Kien-tchang trouvèrent chez lui hospitalité et réconfort. Pour ces motifs, le Dr.Legendre fit décorer M. Gire des palmes académiques.

    Très habile pour tirer au clair les affaires les plus embrouillées, M.Gire entretint des relations amicales avec les mandarins qui appréciaient sa sagesse et son esprit de justice. Lors des désordres occasionnés par divers évènements politiques, il réussit à sauver la vie à bien du monde; grâce à lui, le Commissaire Impérial, gouverneur de Ya-tcheou que les révolutionnaires voulaient massacrer, échappa à la mort. A Ya-tcheou, M. Gire fut un grand semeur.

    En novembre 1924, M. Gire fut nommé à Sui-fu, à la tête de la paroisse du Si-Men située dans le faubourg de l'ouest, et dont le premier titulaire fut M.Moutot, en 1884. Là étaient établis l'hôpital et le couvent des Franciscaines Missionnaires de Marie. Il reçut aussi la charge de directeur des écoles d'enseignement moderne. Le 27 mars 1932, il accueillit dans sa paroisse Mgr.de Guébriant. Le 14 avril 1932, officier d'Académie, il composa un "Hommage Respectueux" à l'occasion du soixantième anniversaire de la naissance de Mgr.Renault. Mais ses forces déclinant, marchant difficilement, souffrant de la gorge, il garda la direction générale de sa paroisse jusqu'à la fin de 1932.

    Vers la mi-mars 1933, M.Gire s'embarqua à Hong-Kong à destination de la France, afin d'y refaire sa santé. Retiré à Montbeton, il y fêta le cinquantième anniversaire de son ordination sacerdotale, le 29 décembre 1934. Après avoir passé quelques temps dans sa famille, et voyant son état de santé s'aggraver, il rejoignit en septembre 1937, la communauté missionnaire de Montbeton. C'est là qu'il décéda le 10 octobre 1937.

    Références biographiques

    AME 1903 p. 354. 1909 p. 34. 36. 1912 p. 137. 1919-20 p. 134. 1938 p. 47. CR 1886 p. 153. 1889 p. 73. 74. 1890 p. 68. 1892 p. 96. 1894 p. 126. 1896 p. 116. 1897 p. 91. 320. 1898 p. 89. 1899 p. 118. 1902 p. 106. 1903 p. 95. 1905 p. 71. 72. 1906 p. 91. 1911 p. 348. 1912 p. 107. 484. 1917 p. 46. 1919 p. 44. 1922 p. 48. 1923 p. 63. 64. 1924 p. 44. 1931 p. 304. 1932 p. 87. 351. 1935 p. 248. 1937 p. 232. 234. 298. BME 1925 p. 46. 430. 1927 p. 61. 1931 p. 145. 268. 322. 1932 p. 322. 455. 534. 535. 1933 p. 236. 340. 502. 532. 569. 691. 1935 p. 213. 1936 p. 225. 323. 1937 p. 641. 719. 818. 862. 1938 p. 108. 109. EC1 N° 119. 266. 267. 279. 303. 327. 364. 366.

    Mémorial GIRE Philippe page 3
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    • Numéro : 1698
    • Année : None