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Gabriel GIRAUD

GIRAUD Gabriel (1902 - 1977) [3383] GIRAUD Gabriel, Constant, est né le 30 octobre 1902 à Saint Coulomb, près de Saint Malo, au diocèse de Rennes (Ille et Vilaine), dans une famille très chrétienne qui eut quatre garçons dont Gabriel était le benjamin.
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    GIRAUD

    Gabriel

    (1902 - 1977)

    [3383] GIRAUD Gabriel, Constant, est né le 30 octobre 1902 à Saint Coulomb, près de Saint Malo, au diocèse de Rennes (Ille et Vilaine), dans une famille très chrétienne qui eut quatre garçons dont Gabriel était le benjamin.

    Après l'école primaire à Saint Coulomb, il poursuivit ses études au Collège de Saint Malo de la 5ème à la Seconde inclusivement (1916-1919). Désireux de devenir prêtre, mais n'ayant pas fait de latin, il entra à l'Ecole Apostolique de Saint-Lô (Manche) en 1920 et y passa trois ans.

    Le 7 septembre 1923, il entre aux Missions Etrangères à Bièvres. Ordonné prêtre le 29 juin 1929, il reçoit le soir même sa destination pour la Mission de Hanoï et quitte la France en septembre 1929 pour Haïphong.

    Vers la mi-octobre 1929, il arrive à Hanoï où son évêque l'envoie à Ke So pour l'étude de la langue. Quelques mois plus tard, il va se perfectionner à Thuong Lâm où il reste jusqu'en 1932. A cette époque, il est nommé au poste difficile de Dôn Van, dans les montagnes, chez les Muongs. `

    A Dôn Van, le Père Giraud a fort à faire pour organiser le district où l'église et le presbytère ne sont que des paillottes entourées de broussailles, avec une simple piste pour monter au village. C'est la brousse ! Mais rapidement le poste change du tout au tout : bientôt une véritable route carossable dessert un presbytère à étage et une église construits en briques.

    Fatigué et quelque peu désemparé par une opposition qui se manifeste contre la religion chrétienne, le Père Giraud quitte Dôn Van en mars 1939. Il arrive en France le 7 juin 1939, pour quelques mois pense-t-il, mais la guerre survient.

    Après une cure à Vichy, le Père Giraud descendit à Toulon en vue de regagner l'Indochine pour répondre à son ordre de mobilisation ; mais une grave crise de paludisme le maintient au port et lui vaut une mise en congé pour un an. Il revient alors à Saint Coulomb où il remplace l'instituteur à l'école paroissiale jusqu'à l'été 1940. Au mois de septembre, il devient professeur au Collège de Saint Malo où il reste pendant toute la guerre. Il subit le siège et l'incendie de la ville de Saint Malo en juillet-août 1944 et reprend ses cours en septembre 1945.

    En fin d'année 1945, le Père Giraud est avisé d'une possibilité d'embarquement pour le Viêt Nam. Il accourt à Paris, mais c'est une fausse alerte. Il revient à Saint Coulomb, fait office de chapelain dans un château des environs. Enfin, après le décès de sa mère, il peut repartir pour le Viêt Nam et embarque à Marseille le 17 juillet 1946.

    Au mois d'août 1946, il arrive à Hanoï ; la guerre l'a devancé. Tous les missionnaires sont regroupés dans la ville, incertains de leur sort. Le Père Giraud est cependant affecté à la Paroisse des Martyrs où il accomplit jusqu'en 1953 un fructueux ministère dans un climat très difficile de guérilla avec le Viêt minh. A partir de 1949, en plus de la Paroisse, il s'occupe de la librairie Sainte Thérèse, dont il devient le directeur en 1952, jusqu'à son remplacement par un prêtre viêtnamien après la remise par Rome, en 1950, de la Mission de Hanoï aux mains du clergé local.

    Les accords de Genève de juillet 1954 et le retrait de la France du Tonkin font que la situation des missionnaires devient des plus précaires. Le Père Giraud peut encore exercer les fonctions d'aide-procureur du 1er avril 1954 au 11 mars 1960, date à laquelle il fait l'objet, de la part du gouvernement communiste, d'un ordre d'expulsion.

    De retour en France le 23 mars 1960, le Père Giraud s'arrête plusieurs mois à la Maison de Voreppe pour se reposer, puis après un court passage en Bretagne et à Paris, il accepte le poste d'aumônier au Sanatorium de Mardor, en Saône-et-Loire.

    Sa santé l'oblige au bout de huit mois à prendre un poste moins lourd chez les Franciscaines Missionnaires de Marie à Lourdes. Il y reste trois ans.

    En 1964, la mort de son frère le ramène à Saint Coulomb, plus exactement au Collège de Saint Malo où il passe l'hiver 1964-1965. De nouveau disponible, il prend la charge de chapelain des Clarisses à Voreppe qu'il exerce du 4 octobre 1965 jusqu'en 1974. A cette époque, devenu pratiquement aveugle, il est obligé de se retirer du ministère ; il revient dans son pays et est admis au Foyer-Logement du Cancale.

    Le matin du 17 août 1977, il est hospitalisé et succombe le soir même à un infarctus. Le 20 août, ses obsèques ont lieu à Saint Coulomb, sa paroisse natale. Il repose au cimetière du village, dans le caveau de sa famille.





    Références biographiques
    AME 1929 p. 173. 186. photo p. 187. 1938 p. 136. 192. CR 1929 p. 235. 1930 p. 148. 1931 p. 172. 1934 p. 126. 1936 p. 116. 1938 p. 120. 1950 p. 67. 1951 p. 36. 1952 p. 32. 1955 p. 33. 1960 p. 48. 1968 p. 81. 1974-76 p. 252. BME 1923 p. 395. 1929 p. 575. 1930 p. photo p. 48. 1931 p. 263. 1932 p. 461. 782. 1933 p. 956. 1935 p. 598. 1938 p. 37. 123. 150. 204. photo p. 253. 1939 p. 426. 868. 1948 p. 237. 1949 p. 241. photo p. 440. 591. 1950 p. 336. 1954 p. 903. 1053. 1960 p. 471. 472. EC RBac N° 36. 179. 182. 404. 410. 564. 675. NS 94P83. - 111/C3.

    Notice nécrologique
    Mémorial 1977 p. 74.

    • Numéro : 3383
    • Année : None