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Prudence Séraphin Barthélémy GIRARD

[558]. GIRARD, Prudence-Séraphin-Barthélemy, naquit le 5 avril 1821 à Henrichemont (Cher). Ordonné prêtre le 17 mai 1845, il fut nommé vicaire à Bourges, dans la paroisse Saint-Pierre-le-Guillard qui comptait alors 5 000 habitants. C'est de là qu'il se rendit au Séminaire des M.-E. où il entra le 18 août 1847, après avoir demandé et obtenu le 13 du même mois des lettres d'excorporation \ pour un diocèse quelconque "."
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    [558]. GIRARD, Prudence-Séraphin-Barthélemy, naquit le 5 avril 1821 à Henrichemont (Cher). Ordonné prêtre le 17 mai 1845, il fut nommé vicaire à Bourges, dans la paroisse Saint-Pierre-le-Guillard qui comptait alors 5 000 habitants. C'est de là qu'il se rendit au Séminaire des M.-E. où il entra le 18 août 1847, après avoir demandé et obtenu le 13 du même mois des lettres d'excorporation \ pour un diocèse quelconque ".
    Il partit le 29 mars 1848 pour le Japon. En attendant que ce pays s'ouvrît aux missionnaires, il travailla à Hong-kong sous la direction de Mgr Forcade, puis à Whampou, près de Canton. En 1855, il fut envoyé aux Riu-kiu (Lieou-kieou) avec Furet et Mermet. Le 15 juin 1857, il fut nommé supérieur de la mission du Japon, et en 1858, après la signature des traités avec quelques puissances européennes, il alla se fixer à Yedo, et put y demeurer en qualité de prêtre catholique et d'interprète du ministre de France, Duchesne de Bellecourt. En 1860, tout en faisant un cours de français, afin de prendre plus facilement contact avec les Japonais, il acheta un terrain à Yokohama, et commença la construction d'une église qui fut achevée par Mounicou ; mais l'entrée en fut peu après interdite aux Japonais par le gouvernement.
    Espérant que le voyage de l'ambassade japonaise en Europe serait une bonne occasion, pour obtenir de Napoléon III une intervention en faveur de la liberté du catholicisme, il vint en France en 1862, puis partit pour Rome. Il regagna sa mission en 1863, sans avoir réussi auprès de l'empereur autant qu'il le désirait, et continua ses fonctions de supérieur jusqu'à la nomination, en 1866, du vicaire apostolique Mgr Petitjean. Il devint alors provicaire et demeura dans le poste de Yokohama. Il y mourut le 9 décembre 1867. C'était un prêtre de zèle, de dignité et de charité, qui avait su se concilier l'estime et le respect de tous.
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1885, pp. 146 et suiv. - A. P. F., xxvii, 1855, p. 458 ; xxxv, 1863, Ouverture d'une chapelle à Yokohama, p. 301 ; Ib., pp. 304, 311 ; xl, 1868, p. 284. - M. C., i, 1868, p. 39. - Sem. rel. Bourges, 1868, Sa mort, p. 74 ; Ib., p. 175 ; 1893, p. 623.
    Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. - La Rel. de Jésus, i. pp. 195 et suiv., 227, 248, 256 et suiv., 279 et suiv., 335 et suiv., 338, 342 et suiv., 373 et suiv., 391, 395 et suiv., 402, 404, 413 et suiv., 457 et suiv., 488 et suiv., 537, 550 et suiv., 569 et suiv. ; ii, pp. 6, 71 et suiv. - Man. des ass. pour la conv. de l'emp. Japon, pp. 194 et suiv., 218, 242. - Camp. du Cassini, pp. 207, 210.
    Collect., 10 avril 1863 : n° 2104.
    Portrait. - La Rel. de Jésus, i, p. 337.


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    • Numéro : 558
    • Année : None