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Marie julien auguste GEOFFROY

[ 2119 ] GEOFFROY Marie-Julien-Auguste Missionnaire Cochinchine Orientale -----------------
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    [ 2119 ] GEOFFROY Marie-Julien-Auguste

    Missionnaire

    Cochinchine Orientale
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    [2119] Marie, Julien, Auguste GEOFFROY naquit le 11 Novembre 1871, à HOEVEILLE, arrondissement de LUNEVILLE, diocèse de NANCY, département de la MEURTHE-et-MOSELLE. Son père Eugène GEOFFROY, cultivateur aisé, avait été maire de sa commune ; sa mère Pélagie THIRIET était la soeur de M.Julien THIRIET, mep, de la mission de SAIGON, et de l'Abbé Joseph THIRIET, curé de DOUX-VILLE, fusillé par les Allemands à CRION, le 20 Août 1914. Elle eût cinq enfants, quatre garçons et une fille.

    L'Abbé MILLIET avait remarqué la conduite et l'intelligence précoce du jeune Marie-Julien. Pendant deux ans, il lui donna des leçons de latin qui permirent de le présenter en quatrième au Petit Séminaire de PONT-à-MOUSSON où il se conduisit en élève travailleur et sérieux.

    Le 14 Septembre 1890, laïque, il entra au Séminaire des Missions Etrangères. Tonsuré le 27 Septembre 1891, Minoré le 24 Septembre 1892, Sous-Diacre le 15 Octobre 1893, Diacre le 17 Février 1894, il fut ordonné prêtre le 01 Juillet 1894, et reçut sa destination pour le Vicariat Apostolique de la Cochinchine Orientale (Quinhon). Il quitta Paris le 29 Août 1894, s'embarqua à MARSEILLE le 02 Septembre suivant pour rejoindre sa Mission qu'on lui disait si belle et rénovée dans le sang des martyrs.

    En passant à SAIGON, il eût le bonheur de rencontrer son oncle, qui était Supérieur du Séminaire de la Mission. Ce fut tout un évènement, car on aimait beaucoup l'oncle, -il devait mourir trois ans plus tard- et le neveu avait déjà des sympathies !

    Le 02 Octobre 1894, M. GEOFFROY arriva à QUINHON et y étudia les premiers éléments de la langue viêtnamienne, puis il alla se perfectionner à KIM-CH+U. En Février 1895, il fut nommé vicaire à KIEU-DONG, et en Novembre de la même année, professeur à DAI-AN où il resta trois ans. Il aima ces années de silence, de piété, de travail réglé . Caractère réfléchi et pratique, habile à manipuler le tachéomètre, sinologue, musicien, il pouvait aborder tous les genres d'études. Ces rares qualités attirèrent sur lui l'attention de M.VILLAUME qui le chargea de diriger l'exécution d'un canal de vingt quatre kms, dont un tiers à peine était creusé.

    M. GEOFFROY quitta QUINHON le 30 Décembre 1898, et arriva à PHAN-RANG dans les premiers jours de 1899. Pendant un an et demi il besogna comme auxiliaire de M. VILLAUME qui, le O6 Septembre 1900, allant se rendre compte de l'importance d'une rupture de la digue du canal d'irrigation, fut entrainé par le courant et se noya. Il resta alors seul pour exécuter ces importants travaux, qui durèrent une dizaine d'années.Dix autres années furent employées à mettre en valeur des terrains de brousse ou de palétuviers.

    Dure et harassante vie que celle de ce chef de chantier ! Logeant dans une paillote à la toiture très basse, il y avait d'un côté, un autel primitif sur lequel il célébrait quotidiennement la sainte Messe, à trois heures et demie du matin, de l'autre côté, un lit formé de branches , et au milieu une table à usages multiples. Tout autour de ces meubles, s'étalait un amalgame d'outils et d'objets divers. Et tout en dirigeant les travaux, il apprit la langue cham qui était celle de ses employés, et devint capable de la parler et de l'écrire !

    En 1906, il s'installa à HO-DIEM dans une cabane de huit mètres sur cinq, murs en torchis, portes en bambous. Mais la joie règnait dans cette demeure, on y venait avec plaisir, car M. GEOFFROY accueillait ses visiteurs toujours avec le sourire. Bon musicien, il réjouissait leurs oreilles en leur jouant quelques morceaux sur l'harmonium. Il était cependant prudent d'annoncer sa venue, car arriver à l'improviste, c'était s'exposer à jeûner ou tout au moins à faire un repas maigre !..

    En 1913, il construisit le magasin à riz, et s'en réserva une partie comme habitation. Au début de 1914, il termina la construction d'une chapelle, et organisa la vie paroissiale. Soucieux de la vie spirituelle de ses fidèles, il donna beaucoup d'éclat aux célébrations liturgiques, bien préparées par des répétitions de chants quotidiennes, après la prière du soir. .

    Couché à dix heures du soir, il se levait à trois heures et demie. A quatre heures, l'église était presque remplie, et vers quatre heures un quart, il commençait la messe. Les chrétiens étaient libres au lever du jour pour se rendre au travail. Il employait le reste de la journée à visiter les chantiers de défrichement,et les rizières déjà en culture...Telle fut la vie intense qu'il mena !.

    Depuis longtemps, il était sujet à des accès de fièvre qu'il négligeait. En Septembre 1918, sur les conseils de son Evêque-Coadjuteur, il se rendit à SAIGON pour consulter un docteur, puis rentra chez lui. Le 24 Octobre, après une huitaine de jours passés à NHATRANG, son état devenant de plus en plus grave, on décida de l'emmener à SAIGON. Il entra aussitôt à la clinique. Malgré les soins du docteur et le dévouement des religieuses, après avoir supporté d'horribles souffrances, il s'éteignit doucement le 04 Novembre 1918, à trois heures de l'après-midi.

    GEOFFROY

    Julien

    (1871 - 1918)

    [2119]

    Références biographiques
    AME 1894 p. 196. 1902 p. 324. 1919-20 p. 47. 74. CR 1894 p. 305. 1897 p. 343. 1914 p. 86. 1915 p. 105. 106. 1918 p. 80. 200. 1919 p. 76. 168. 1931 p. 171. 1933 p. 285. 1937 p. 149. 1948 p. 190. BME 1953 p. 899. 1931 p. 606.




    Février 1994
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    Mémorial GEOFRROY Marie, Julien,Auguste page

    Mémorial GEOFRROY Marie, Julien,Auguste page


    • Numéro : 2119
    • Année : None