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Michel GAZIL DE LA BERNARDIÈRE

[18]. GAZIL DE LA BERNARDIÈRE, Michel, naquit vers 1624 à Tours (Indre-et-Loire), paroisse Saint-Saturnin, où sa maison natale existe encore. Son père était conseiller au présidial de Tours. Docteur en Sorbonne et archidiacre d'Evreux, il fut un des premiers à accepter résolument de se dévouer aux missions d'Extrême-Orient, pour y former un clergé indigène. Il signa la supplique adressée le 1er juillet 1658 à la Propagande pour l'érection du Séminaire des M.-E., aida Mgr Pallu dans le recrutement des premiers missionnaires, et dans la recherche des ressources matérielles.
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    [18]. GAZIL DE LA BERNARDIÈRE, Michel, naquit vers 1624 à Tours (Indre-et-Loire), paroisse Saint-Saturnin, où sa maison natale existe encore. Son père était conseiller au présidial de Tours. Docteur en Sorbonne et archidiacre d'Evreux, il fut un des premiers à accepter résolument de se dévouer aux missions d'Extrême-Orient, pour y former un clergé indigène. Il signa la supplique adressée le 1er juillet 1658 à la Propagande pour l'érection du Séminaire des M.-E., aida Mgr Pallu dans le recrutement des premiers missionnaires, et dans la recherche des ressources matérielles. Il négocia avec l'évêque de Babylone, Bernard de Sainte-Thérèse, l'achat de la maison de la rue du Bac. Ce fut lui qui proposa le nom de Séminaire des M.-E. pour la conversion des infidèles, demanda des Lettres patentes au gouvernement de Louis XIV qui les accorda en 1663, dans le mois de juillet, probablement le 27<<1. Les Lettres patentes ne contiennent pas dans leur texte la date précise à laquelle Louis XIV les promulgua ou signa ; il y est dit seulement : \ Donné... au mois de juillet 1663. " Il faut donc chercher ailleurs cette date du 27 juillet. L'Histoire de l'Etablissement du Christianisme, publiée par Locard (i, p. 127), donne le 27 juillet ; Fisquet, dans La France pontificale (ii, p. 732), marque le 26 juillet ; une Consultation de deux jurisconsultes MM. de Héricourt et Le Merre, en 1750, lors des contestations entre le Séminaire et les Missions, consultation annexée à un Mémoire pour les Directeurs du Séminaire, donne aussi (p. iij) la date du 26 juillet ; un Mémoire rédigé en 1776, pour soutenir, contre Mgr de Beaumont, la teneur des Lettres patentes de 1775, indique (p. 3) la date du 18 juillet.>>, et à l'abbé de Saint-Germain-des-Prés. Il entra en possession du Séminaire le 27 octobre 1663, et devint, le même jour, directeur et supérieur provisoire de la maison. Il garda cette dernière charge jusqu'au 11 juin 1664.
    Le 9 septembre 1667, il fut élu supérieur. Quand Pallu se rendit à Rome en 1668, pour y porter les constitutions d'une Congrégation apostolique imaginée à Juthia par Lambert de La Motte, ce fut Gazil que l'on chargea de combattre ce projet, dont plusieurs points paraissaient impraticables. Il s'acquitta de sa tâche avec un tact parfait, vivant avec Mgr Pallu dans la plus cordiale charité ; il obtint gain de cause. Ayant prolongé son séjour à Rome pour d'autres affaires de la Société, il donna, le 10 mars 1670, sa démission de supérieur du Séminaire des M.-E. ; on la refusa et il conserva ce titre jusqu'au 9 décembre suivant.
    En 1676 il reçut de l'évêque d'Evreux, H. de Maupas, le prieuré de Saint-Leu.
    Esprit avisé, avec des vues d'avenir, il avait des idées sages sur l'évangélisation de l'Extrême-Orient, sur les rapports avec Rome, sur le Règlement nécessaire au Séminaire et à la Société.
    Ses lettres renferment des projets qui ont été exécutés plus tard pour l'utilité de la Société, tels que ceux de l'établissement d'une procure à Rome, et de la publication d'un recueil de décrets. Il était un des tenants de l'infaillibilité pontificale, avait le plus grand respect pour les décisions de Rome, et contribua à établir cet esprit dans le Séminaire des M.-E. Il mourut le 14 janvier 1679 au Séminaire des M.-E. à Paris. Sa mort eut sans doute un caractère de soudaineté et d'imprévu, car Mgr Pallu écrivit : " Je n'ay pas esté moins surpris que vous de la mort de nostre cher amy, M. Gazil, et j'en ay esté très-vivement touché, particulièrement de la manière dont elle est arrivée. Il faut respecter en touttes choses les conduites de Dieu. " Son corps, après avoir été enterré au cimetière du Séminaire qui était, croyons-nous, à l'endroit où est aujourd'hui le square du Bon Marché, fut transféré dans la crypte de l'église, et placé devant l'autel Saint-François-Xavier.
    Notes bio-bibliographiques. - Docum. hist., Tab. alph. - Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. - La Coch. rel., i, p. 307. - Essai hist. sur mess. J. Sain, p. 32. - Lett. de Mgr Pallu, Tab. alph. - Hist. de l'ét. du Christ., i, p. 127 ; ii, p. 165. - La vie de M. H.-M. Boudon, p. 129. - Chap. épisc., pp. 34, 35. - La Franc. pont., ii, p. 734.


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    • Numéro : 18
    • Pays : France
    • Année : None