Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Henri François mathurin GASTINEAU

GASTINEAU Henri (1870-1915)
Add this
    GASTINEAU Henri

    (1870-1915)


    [2109] GASTINEAU Henri, Mathurin, est né le 3 décembre 1870 à Ste Gemmes d'Andigné, dans le diocèse d'Angers (Maine et Loire). Il étudia d'abord au presbytère de la paroisse les premiers éléments du latin. Puis, il alla étudier au Collège de Combrée, où il termina ses études secondaires. Il entra aux Missions Étrangères le 23 septembre 1890 et fut ordonné prêtre le 1er juillet 1894. Destiné à la mission de Pondichéry, il quitta la France le 15 août 1894 et débarqua à Pondichéry dans les premiers jours de septembre.

    Mgr. Gandy le nomma au Collège colonial de la ville, où il resta trois ans. Déjà, la maladie dont il devait mourir, la tuberculose pulmonaire, le força à retourner en France pour se faire soigner. Un séjour dans sa famille et un autre au Sanatorium de Montbeton, lui redonnèrent quelques forces et il demanda à retourner en mission. Il repartit pour l'Inde en 1899.

    L'archidiocèse venait d'être démembré, et la ville de Kumbakonam était devenue le siège d'un nouveau diocèse, dont le premier évêque fut Mgr. Bottero, MEP. Celui-ci demanda à l'archevêque de bien vouloir lui donner le Père Gastineau, dont il connaissait les qualités. Il fut nommé procureur de la mission de Kumbakonam. Il fut un excellent procureur, mais dès 1901, il quitte son bureau pour devenir missionnaire en paroisse. Il fut nommé à Vadugarpatty avec charge spéciale de Pallampady, chef lieu de district, dont il deviendra le premier missionnaire. Puis, il reçut bientôt sa nomination pour la paroisse d' Ayyampet, en 1907. C'était une paroisse de plus de 5000 âmes, où il y avait encore des dissensions entre chrétiens qui souffraient des suites d'un vieux schisme goannais, dû à l'influence du Padroado ou droit de patronage portugais de jadis. Il rétablit la paix et la confiance, et se donna tout entier à développer sa paroisse. Il mit les écoles de garçons sur un bon pied, construisit l'école de filles, le couvent et y installa les Religieuses du Saint Coeur de Marie, Congrégation indigène de Pondichéry. Il établit les plans d'une église vaste et spacieuse à Ayyampet, mais il dut quitter cette paroisse en juillet 1907, car son évêque le rappelait à Kumbakonam pour prendre de nouveau la charge de la procure. Il eut le temps d'agrandir la résidence épiscopale, mais la maladie l'obligea à prendre du repos, tantôt au Sanatorium St Théodore, tantôt à l'hôpital Ste Marthe de Bangalore.

    Vers la fin de juillet 1911, de nouveaux crachements de sang mirent ses jours en danger. Les docteurs prescrivirent un nouveau voyage en Europe. Il quitta Kumbakonam en octobre 1911. Après quelques semaines passées en Anjou, il demanda à l'évêque du lieu un petit ministère. Il fut nommé vicaire au Vieil Bauge, et rendit de grands services, tant à son curé qu'aux professeurs du Collège St Joseph. Mais la maladie s'aggrava et il dut s'avouer vaincu, épuisé et cessa tout travail.

    Les deux dernières années de sa vie, qu'il passa à la maison de retraite de St Martin-la-Forêt à Angers, furent deux années de souffrances, de prières, de lectures pieuses et de préparation à la mort. Et la mort arriva le 5 juillet 1915. Le lendemain, après une absoute donnée à St Martin-la-Forêt, son corps fut transporté à Segré, où l'on célébra la messe des funérailles. Il fut ensuite inhumé dans le cimetière du Pinelier, aux côtés de sa mère. Sa courte vie missionnaire fut émaillée de grandes souffrances.



    Références bibliographiques

    AME 1894 p. 196. CR 1894 p. 304. 1897 p. 312. 1898 p. 232. 1903 p. 297. 298. 1905 p. 272. 273. 1906 p. 256. 257. 1907 p. 305. 1910 p. 284. 1911 p. 286. 1915 p. 270.

    • Numéro : 2109
    • Année : None