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Louis André GARROT

GARROT Louis (1915 - 1961) [3820] GARROT Louis, Jean, André, est né le 30 novembre 1915 à Labatmale par Pontacq, dans le diocèse de Bayonne. Il fit ses études secondaires au Petit Séminaire de Nay, puis il entra au Grand Séminaire de Bayonne. La guerre de 1939 est là; l'abbé Garrot est sous les drapeaux. En 1940, chef de section, il est blessé sur le champ de bataille; découvert deux jours après par une patrouille allemande, il est recueilli et soigné en Allemagne où il restera prisonnier juqu'en 1945.
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    GARROT

    Louis

    (1915 - 1961)

    [3820]


    GARROT Louis, Jean, André, est né le 30 novembre 1915 à Labatmale par Pontacq, dans le diocèse de Bayonne. Il fit ses études secondaires au Petit Séminaire de Nay, puis il entra au Grand Séminaire de Bayonne. La guerre de 1939 est là; l'abbé Garrot est sous les drapeaux. En 1940, chef de section, il est blessé sur le champ de bataille; découvert deux jours après par une patrouille allemande, il est recueilli et soigné en Allemagne où il restera prisonnier juqu'en 1945.

    Il entre alors au Séminaire de la rue du Bac, le 1er octobre 1945. Il sera ordonné prêtre le 20 décembre 1947, agrégé de la société le 1er avril 1948. Destiné pour la mission de Mandalay en Birmanie, ce n'est que le 27 juillet qu'il partira pour sa mission où il arrivera le 9 octobre. Il est déjà âgé de 33 ans.

    Comme tout jeune missionnaire, le Père Garrot se met tout d'abord à l'étude des langues : l'anglais en premier lieu, puis chez le Père Mandin à Shwebo, il apprend le birman. Mgr. Falière lui confie un vieux village birman à Nabet. De là, il est appelé pour remplacer le Père Mercoeur, malade, à Zawgyi. Partout il se faisait des amis. Au retour du Père Mercoeur, le Père Garrot est envoyé pour les montagnes Chins. Tout d'abord c'est Tiddim, puis seul il est envoyé dans le poste de Kyankan; de très nombreux baptisés mais presque sans instruction. Le Père est heureux d'être parmi ces braves gens. Et le Père de faire de nombreux voyages pour visiter ces villages. Il était suivi d'un groupe de jeunes tout joyeux. On chantait, on priait, etc. Le résultat ? Un fait est certain : les anciens compagnons de route du Père Garrot sont devenus aujourd'hui les catéchistes les mieux formés des montagnes, ils savent et ils prient, car la prière a été la vie du Père Garrot.

    Le Père est heureux à Kyankan et l'évangélisation de cette partie de la montagne chin avançait sûrement.

    En 1956, en partie à cause de sa manière de vivre, le Père tombait malade et on fut obligé de le ramener à Mandalay. Remis sur pied, Mgr. Falière l'envoyait prendre la place du Père Jordan, curé de Lukshe, parti se reposer en France. A 42 ans, le Père Garrot se mettait à l'étude de la langue parlée à Lukshe. Ensuite, le Père pensait pouvoir retourner à Kyankan. Mais au retour du Père Jordan, il est muté à Hleikhiam, poste voisin de Lukshe, poste tenu il y a quelques années par le Père Nédélec. Les débuts furent difficiles, mais le Père avait le don de gagner la sympathie des gens. Bientôt, il se trouvait entouré par de nombreux enfants païens qui lui servaient la messe. Il visitait ses villages. Lui-même avait retrouvé sa belle santé, l'avenir était plein de promesses... et nous voici en 1961.

    La retraite annuelle a lieu en janvier chaque année à Mandalay. 1961, la retraite terminée, le Père se prépare pour le retour à Hleikhiam. Il prend le bateau de Mandalay à Pakkoku. A Pakkoku, les choses ne sont pas faciles. Le Steamer ne vient pas à quai, il reste au milieu du fleuve, et ce n'est que le matin que l'on atteind la rive en empruntant une vedette à fond plat. Le Père transfert ses bagages sur la vedette, il y prépare son sac de couchage. Il retourne sur le bateau. Mais que se passera-t-il ? On ne le sait pas. En allant du bateau à la vedette, le Père Garrot est tombé à l'eau. Il fait nuit noire, aussi personne ne l'a vu tomber, deux femmes ont entendu le bruit de sa chute. Les gens du bateau en sont avertis, la police arrive mais les recherches n'ont rien donné et ce n'est que trois jours après que son corps est retrouvé. Il se trouvait sous le barge de débarquement où certainement les tourbillons l'avaient entrainé. C'était le 20 janvier 1961.



    Références biographiques
    CR 1948 p. 149. 1951 p. 100. 1952 p. 79. 1953 p. 68. 1958 p. 73. 74. 75. 1959 p. 94. 1960 p. 79. 1961 p. 78. BME 1948 p. 375. 1949 p. 57. 60. 1950 p. 465. 1951 p. 307. 1953 p. 54. 592. 1954 p. 547. 553. 554. 1955 p. 656. 916. 1001. 1956 p. 792. 1957 p. 375. 882. 1958 p. 81. 1959 p. 364. 1018. 1022. 1023. 1960 p. 375. 638. 838. 839. 1961 p. 240. 389. 407 : notice. EPI 1969 p. 425. 605 sq. EC1 N° 439. 460. 464. 466. 692. NS. 2P59.

    • Numéro : 3820
    • Année : None