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Eugène Marie GARNIER

GARNIER Eugène (1862-1952) [1836] GARNIER Eugène, Marie, naquit le 10 février 1862 à Ancenis (Loire Inférieure). Ordonné prêtre à Nantes, le 29 juin 1888, il entra aux Missions Étrangères de Paris à l'automne 1888. Après une année de probation, il partit, le 7 août 1890, pour la Cochinchine orientale.
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    GARNIER Eugène

    (1862-1952)


    [1836] GARNIER Eugène, Marie, naquit le 10 février 1862 à Ancenis (Loire Inférieure). Ordonné prêtre à Nantes, le 29 juin 1888, il entra aux Missions Étrangères de Paris à l'automne 1888. Après une année de probation, il partit, le 7 août 1890, pour la Cochinchine orientale.

    Il fit ses premiers pas chez le Père Auger, dans le Khanh-Hoa, en le secondant, jusqu'à son décès (1891). En 1892, il se trouva seul, dans la province de Nha-Trang, se livrant avec zèle à l'instruction des catéchumènes. Plus tard, il travailla avec succès dans le Binh-Thuan où, en 1895, il accompagna, aidé du Père Archimbaut, Mgr. Van Carnelboka pour une tournée de Confirmation. En 1907, à l'occasion d'un Triduum en l'honneur des 49 bienheureux Martyrs MEP, il se surpassa dans l'ornementation de l'église.

    Rappelé en France le 20 septembre 1902, pour être directeur du Séminaire des MEP, il enseigna l'Écriture Sainte à Bièvres, où il assura la fonction d'économe. En 1910, c'est au Séminaire de Paris qu'il devient directeur des aspirants et secrétaire du Conseil, tandis qu'il sera chargé, en 1913, du cours de liturgie.

    En 1914, il succèda au Père Grosjean, à Rome, comme Procureur général de la Société MEP. Sa tâche ne fut pas tâche facile, puisqu'à la fin de la guerre, en avril 1918, la Procure de la \Via Suzanna" fut réquisitionnée par les Autorités militaires et que le Père Garnier dut se réfugier dans un étroit entresol, jusqu'à ce que l'intervention de l'Ambassade de France l'ait aidé à récuperer ses locaux.

    Le Père Garnier sera réélu Procureur général à Rome, en 1919 et en 1930. Cependant, en 1922, le Père Bodin lui fut adjoint, pour prendre en charge les aspirants-étudiants à Rome. En 1925, il participa à L'Exposition Missionnaire Vaticane que vint visiter Mgr. de Guébriant, accompagné de 6 confrères, tandis que le Père Sibers le secondait dans ses démarches.

    Le 5 juillet 1928, eut lieu la Béatification des Martyrs de Corée, cause à l'aboutissement de laquelle le Père Garnier avait oeuvré avec Mgr. Mutel. Le 20 octobre 1928, c'est lui qui célébra à Paris la messe pour le repos de l'âme de la Marquise de Laubespin, Présidente honoraire de l'Oeuvre des Partants. Il fut de même chargé, le 17 août 1930, d'accueillir, avec Mgr. de Guébriant et le Père Boulanger, le Cardinal Van Rossum, Préfet de la Propagande, à son arrivée à Paris.

    Le 12 octobre 1933, il conduisit les aspirants de Rome à Turin, pour y vénérer le Saint Suaire qui y était exposé. Au début d'octobre 1937, il accueillit à Paris, Gare de Lyon, Mgr. Costantini, secrétaire de la Sacrée Congrégation de la Propagande. Le 22 septembre 1938, il officia comme sous-diacre au jubilé sacerdotal du R. Père Robert, qui coïncidait avec la fête des Bienheureux Martyrs de Corée. Quant à ses noces d'or sacerdotales personnelles, il les célébra dans l'intimité, à Rome, le 29 juin, après un demi siècle de services signalés rendus à l'Église et à la Société des MEP qui lui était reconnaissante de sa prudence, sa délicatesse et sa simplicité dans l'accomplissement de ses fonctions. Le 3 octobre 1938, en la fête de Ste Thérèse de l'Enfant Jésus, il chanta la Grand'Messe solennelle au Séminaire de la rue du Bac, où il reçut les félicitations et les voeux de tous.

    En mars 1939, il dut subir une opération pour la maladie de la pierre dont il ne guérit pas définitivement, puisqu'il eut de nouvelles crises en juillet, puis en octobre. On lui donna à cette époque, comme aide-procureur, le Père Michotte.

    Cependant, au début de novembre, il lui fallut envisager de quitter définitivement Rome, ce qu'il fit le 15 novembre 1939, accompagné du Père Chabagni. Il se rendit à la maison de St Raphaël de Montbeton où se trouvait le Père Boulanger. Le 29 juin 1948, ses confrères l'y entourèrent pour la célébration de ses noces de diamant sacerdotales.

    Le 10 février 1952, enfin, pour son 90ème anniversaire, il reçut un télégramme du Vatican l'informant de la Bénédiction Apostolique que lui accordait le Saint Père Pie XII.

    Ce fut le 3 décembre1952, en la fête de St François Xavier, qu'il mourut.



    Références bibliographiques

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    Bibliographie

    "La Société des M.E de Paris". aux archives, 176 H. (postérieur à 1939).

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    • Numéro : 1836
    • Année : None