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Laurent de GÉLIS

[537]. GÉLIS (DE), Laurent, né le 19 janvier 1820 à Toulouse (Haute-Garonne), fit ses études théologiques au grand séminaire de sa ville natale, et alla pendant une année au séminaire de Saint-Sulpice à Paris. Son extérieur très réglé faisait dire de lui : \ Ce sera un sulpicien parfait, il est né pour entrer dans la Compagnie de M. Olier. " La prédiction ne se réalisa pas."
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    [537]. GÉLIS (DE), Laurent, né le 19 janvier 1820 à Toulouse (Haute-Garonne), fit ses études théologiques au grand séminaire de sa ville natale, et alla pendant une année au séminaire de Saint-Sulpice à Paris. Son extérieur très réglé faisait dire de lui : \ Ce sera un sulpicien parfait, il est né pour entrer dans la Compagnie de M. Olier. " La prédiction ne se réalisa pas.
    Prêtre le 20 décembre 1845, il entra au Séminaire des M.-E. le 16 septembre 1846, et en partit le 1er août 1847 pour le Coïmbatour. Il débuta à Somanour où la question des castes lui créa des difficultés. En 1853, il fut nommé provicaire et le resta jusqu'en 1857 ; cette dernière année, il exerça les fonctions de procureur de la mission. En 1859, il fut député à la réunion de Salem, pour la révision du Règlement général de la Société ; en 1860, il construisit l'église de Pallapaleam (Eglise, grav., Hist. miss. Inde, v, p. lxxxix). En 1862, on le chargea de fonder le poste de Coonoor ; il y éleva une église en 1867 (Eglise, grav., Hist. miss. Inde, v, p. xcv), une résidence en 1872, et peu après, une école. Tous les terrains nécessaires furent achetés avec ses ressources personnelles, et donnés par lui à la mission. " J'entends, écrivait-il, mettre le tout entre les mains et à la libre disposition du vicaire apostolique du Coïmbatour, tant pour le fonds que pour le revenu. " Il ne se départit jamais de cette règle durant tout le cours de sa carrière. Il ne dépensait rien de ses revenus sans la permission de son évêque, et se regardait par rapport à son avoir personnel comme un simple dépositaire.
    Il était redevenu provicaire en 1863, et pendant l'absence de Mgr Dépommier qui se rendit en 1869 au concile du Vatican, il gouverna la mission, et de même à la mort du prélat, 1873. En 1872, il avait été de nouveau procureur ; en 1874 ou 1875, il devint supérieur du séminaire à Coïmbatore ; il y professa la théologie, le latin, et reconstruisit une partie des bâtiments. En 1877, il fut nommé chapelain des religieuses Franciscaines Missionnaires de Marie à Ootacamund<<1. Des religieuses de Marie-Réparatrice, se séparant de leur Congrégation, étaient venues de la mission du Maduré au Coïmbatour en 1874, sous la direction de la Mère Marie de la Passion. Ce groupe de séparées fut le noyau de la Congrégation, aujourd'hui très florissante, des Franciscaines Missionnaires de Marie.>> ; de nouveau supérieur du séminaire en 1880, il en acheva les constructions. En 1891, comme il se rendait à Pondichéry, il tomba du train et se fit de graves blessures. Transporté au presbytère de Salem, il fut pris d'une fièvre cérébrale et mourut le 9 mai de la même année. Quoique très bon, il passait pour sévère.
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1874 (déc.), p. 34 ; 1881, p. 99 ; 1885, p. 131. - Sem. cath. Toulouse, 1891, Sa mort, p. 629.
    Hist. miss. Inde, Tab. alph. - Vie de Mgr de Marion-Brésillac, pp. 416, 428, 432, 457, 461. - La T. R. M. Marie de la Passion, p. 73. - Etab. de la Hiér., p. 37.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1891, p. 269.


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    • Numéro : 537
    • Année : None