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Joseph marie GAILLARD

[ 2737 ] GAILLARD Joseph-Marie Missionnaire Cochinchine Orientale ------------------- [2737] Joseph-Marie GAILLARD vit le jour à CAYRES, diocèse du PUY-en-VELAY, département de la HAUTE-LOIRE, le 20 Août 1877. Il fut envoyé chez les Frères du Sacré-Coeur, à PARADIS, près du PUY, pour y faire ses premières études, puis il passa au Petit Séminaire de la Chartreuse,où il fût un élève sérieux, travailleur, un peu timide, doux de caractère.
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    [ 2737 ] GAILLARD Joseph-Marie
    Missionnaire
    Cochinchine Orientale
    -------------------

    [2737] Joseph-Marie GAILLARD vit le jour à CAYRES, diocèse du PUY-en-VELAY, département de la HAUTE-LOIRE, le 20 Août 1877. Il fut envoyé chez les Frères du Sacré-Coeur, à PARADIS, près du PUY, pour y faire ses premières études, puis il passa au Petit Séminaire de la Chartreuse,où il fût un élève sérieux, travailleur, un peu timide, doux de caractère.

    Le 09 Septembre 1898, il entra laïque au Séminaire des Missions Etrangères. Tonsuré le 22 Septembre 1899, Minoré le 21 Septembre 1901, Sous-Diacre le 28 Septembre 1902, Diacre le O7 mars 1903, il fut ordonné prêtre le 21 Juin 1903, et reçut sa destination pour le Vicariat Apostolique de Cochinchine Orientale (Quinhon), qu'il partit rejoindre le O5 Août 1903, avec son compatriote M. Marie-Joseph LARDON.

    Il fit un court séjour en pays viêtnamien, pour s'initier aux rudiments de cette langue. En 1904, il fut nommé au pays des Bahnars, et accueilli à bras ouvert par M. VIALETTON, son compatriote, et Supérieur de cette partie de la Mission de Quinhon. En mai 1905,dans son premier poste à KON-KLONG, M. GAILLARD fut attaqué par des tribus pillardes, qui le menacèrent de leurs lances, et s'enfuirent emportant avec elles la majeure partie de son mobilier. Malgré les ennuis de toutes sortes, il ne se laissa jamais aller au découragement. Il lui arrvait de fuminer contre tel ou tel village, mais quelques instants après, il béatifiait ceux qu'il venait d'anathématiser.

    En 1906, il choisit d'aller à KON MAHAR, dont la population restait très attachée à ses superstitions. Mais les difficultés diverses, et l'insalubrité du pays éprouvèrent fortement sa robuste constitution, et en 1910, il dût aller se reposer en France.

    De retour, en 1914, il retrouva son district de KON-MAHAR. Il était tout à la joie, en 1918, d'annoncer que le village de KON-BOK-DEH s'était enfin débarrassé de toutes ses pierres fétiches. Mais, sauf à de rares intervalles, il eût à lutter sans cesse contre la maladie. En 1925, son Supérieur lui fit obligation de quitter son poste pour retourner se soigner en France.

    Le O2 Avril 1925, très fatigué, M. GAILLARD arriva à MARSEILLE. Le vendredi O3 Avril, M.DECROUILLE, revenu de chez les Bahnars pour rétablir sa santé délabrée, le conduisit à l'hôpital St. Joseph de MARSEILLE. Il fut heureux d'y rencontrer M.KEMLIN, son Supérieur, qui devait mourir trois jours plus tard, et auquel il donna une dernière absolution. Le 09 Avril 1925, à huit heures et demie du soir, sans agonie, après avoir reçu les derniers sacrements M.GAILLARD rendit sont âme à Dieu.




    Références biographiques
    AME 1903 p. 378. 1922 p. 80. 1925 p. 120. CR 1903 p. 306. 1907 p. 186. 399. 1908 p. 168. 1909 p. 158. 1910 p. 164. 1911 p. 161. 1914 p. 90. 1916 p. 126. 1922 p. 108. 1925 p. 176. 177. 1939 p. 253. BME 1925 p. 317. 379. 1949 p. 531. EC1 N° 83.








    • Numéro : 2737
    • Année : None