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Jean FOURCADE (1840-1904)

[970]. FOURCADE, Jean, né à Artigueloutan (Basses-Pyrénées) le 2 novembre 1840, commença ses études au séminaire de Saint-Pé et les continua à celui de Larressore, où il fut nommé professeur après avoir reçu le sous-diaconat. Il entra diacre au Séminaire des M.-E. le 11 août 1866, y reçut le sacerdoce le 21 décembre 1867, et partit pour Pondichéry le 15 mars 1868.
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    [970]. FOURCADE, Jean, né à Artigueloutan (Basses-Pyrénées) le 2 novembre 1840, commença ses études au séminaire de Saint-Pé et les continua à celui de Larressore, où il fut nommé professeur après avoir reçu le sous-diaconat. Il entra diacre au Séminaire des M.-E. le 11 août 1866, y reçut le sacerdoce le 21 décembre 1867, et partit pour Pondichéry le 15 mars 1868.

    Après avoir professé pendant six ans au collège colonial de cette ville, il fut envoyé dans le district de Nangatour pour aider MM. Ligeon et Aroul qui instruisaient de nombreux catéchumènes. En 1875, il fut nommé chef du nouveau district d’Alladhy (Chapelle, grav., Hist. miss. Inde, v, p. xxxv). C’était en pleine famine. Il déploya un zèle remarquable et obtint des succès considérables­ ; pendant assez longtemps, le nombre des adultes qu’il baptisa annuellement dépassa 1 000. Il était généreux, pieux, insinuant, indulgent­ ; il ne demandait pas, et il avait raison, à ses nouveaux convertis de pratiquer toutes les vertus évangéliques dans leur perfection. Il a tracé, et l’Histoire des missions de l’Inde a reproduit, un portrait excellent du missionnaire convertisseur, et l’on peut dire que ce portrait est le sien.

    Il écrivait de fréquentes lettres dans les Missions Catholiques, s’adressant à la charité des chrétiens d’Europe­ ; ces lettres, pleines de grâce et de piété, touchaient les cœurs, et lui attiraient de nombreuses aumônes dont il savait faire un bon usage.

    On lui a reproché de donner trop d’argent aux néophytes pauvres­ ; on a dit qu’il faisait des chrétiens d’argent. Que ce reproche ait été vrai quelquefois, c’est possible, mais, en général, il n’a pas paru fondé à ceux qui ont vu de près sa méthode. Le nombre de ses chrétiens ayant augmenté de plusieurs milliers, son district fut divisé. Il se fit alors un devoir, qu’il accomplissait avec une charité parfaite, d’aider de ses conseils, de sa bourse, de son influence, les missionnaires placés à la tête de ces subdivisions.

    Nommé en 1894 curé de la cathédrale à Pondichéry, il parvint à convertir plus de 2000 infidèles dans un milieu où, avant lui, on en convertissait seulement quelques-uns. Il resta dans cette paroisse jusqu’à sa mort, arrivée le 26 juillet 1904.

     

    Notes bio-bibliographiques.

    C.R., 1876, p. 39­ ; 1885, p. 120­ ; 1886, p. 201­ ; 1887, pp. 245, 247­ ; 1888, p. 173­ ; 1890, pp. 177, 181­ ; 1891, pp. 210, 248­ ; 1892, p. 238­ ; 1894, p. 272­ ; 1898, p. 228­ ; 1899, pp. 259, 262­ ; 1901, p. 238­ ; 1902, pp. 251, 358­ ; 1912, p. 338.

    A. P. F., xlviii, 1876, pp. 446, 449­ ; xlix, 1877, pp. 266, 364 et suiv., 400 et suiv.­ ; l, 1878, p. 24­ ; lxi, 1889, p. 419­ ; lxiii, 1891, p. 318.

    A. S.-E., l, 1899, p. 15.

    M. C., vii, 1875, p. 270­ ; viii, 1876, Le choléra à Alladhy et à Vicravandhy, p. 363­ ; Ib., p. 522­ ; ix, 1877, Famine et Conversions, pp. 2, 276, 288, 347, 348, 430, 465, 501, 514­ ; xii, 1880, pp. 87, 437, 512­ ; xiii, 1881, p. 531­ ; xiv, 1882, p. 184­ ; xv, 1883, La mission d’Alladhy, p. 78­ ; Ib., La mission de Sittamour, p. 230­ ; Ib., La Grande Rose, p. 542­ ; xvii, 1885, pp. 255, 433­ ; Ib., Un mariage chrétien, p. 446­ ; Ib., Varouden et Amourdam, p. 602­ ; xviii, 1886, Le vieillard noir et le vieillard blanc, p. 170­ ; xx, 1888, Le sanctuaire de N.-D. de Lourdes à Chetput, p. 334­ ; xxi, 1889, Le catéchuménat d’Alladhy, p. 507­ ; xxii, 1890, La petite vérole à Alladhy, p. 265­ ; Ib., La famine, p. 590­ ; xxiii, 1891, La famine à Alladhy, p. 337­ ; Ib., pp. 388, 542, 614­ ; xxiv, 1892, pp. 123, 135, 353, 380, 403­ ; xxv, 1893, p. 49­ ; Ib., La mission d’Alladhy, p. 277­ ; Ib., pp. 388, 529­ ; xxvi, 1894, p. 389­ ; xxix, 1897, pp. 15, 86­ ; Ib., Choléra et famine aux Indes, p. 121­ ; Ib., pp. 304, 447­ ; Ib., Famine et conversions, p. 625­ ; xxx, 1898, pp. 97, 219, 293, 401, 445, 592­ ; xxxi, 1899, pp. 49, 316, 592­ ; xxxii, 1900, pp. 242, 470­ ; xxxiii, 1901, pp. 28, 89, 337­ ; xxxiv, 1902, La mission de Poulichapallam, p. 25­ ; xxxv, 1903, pp. 110, 580, 593­ ; xxxvi, 1904, pp. 86, 420, 436.

    B. O. P., 1891, p. 399­ ; 1895, p. 368. — A. M.-E., 1898, p. 74­ ; 1903, p. 115­ ; 1904, p. 313­ ; 1905, pp. 227 et suiv. — P. M. M., 1892-93, p. 75. — Rev. rel. Rodez et Mende, 1877, p. 550. — Alm. des Miss., 1887, Une promenade dans un village de l’Inde, p. 27. — Alm. Prop. Foi, 1889, Une école à Alladhy (pas de pagin.)­ ; 1890, De gracieux petits enfants, p. 53­ ; 1891, Les enfants de Sittamour, p. 81­ ; 1892, Sainte amitié mène à Dieu, p. 58­ ; 1896, Le pauvre blessé, p. 98. — Annuair, petit sém. Saint-Pé, 1892, p. 180­ ; 1893, p. 172­ ; 1895, p. 188. — Voix de N.-D. Chartres, 1877, p. 252.

    Vingt ans dans l’Inde, p. 55. — Le culte de N.-D de Lourd., p. 306. — Hist. miss. Inde, Tab. alph.

    • Numéro : 970
    • Pays : Inde
    • Année : 1868