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Pierre FLEURY (1912-1987)

[3591] FLEURY Pierre, Félix, Albert, Marc Missionnaire Canton - Administration Générale -------------
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    Pierre, Félix, Albert, Marc FLEURY naquit le 25 avril 1912, à Vaufrey, diocèse de Besançon,  département  du Doubs. Son père était douanier, et de ce fait assez souvent appelé à changer de poste. Ondoyé à Vaufrey, il reçut le complément des cérémonies du baptême à Charquemont où son père venait d'être muté. Ce dernier mobilisé en 1914, revint en 1919. Très fatigué, il fut nommé à Trévillers en  1920, et décéda en 1923.

     

    Pierre Fleury commença ses études primaires à Charquemont, et les continua à Trévillers. C'est là qu'il commença l'étude du latin, auprès du curé de la paroisse, ancien professeur, qui dirigea son élève vers le petit séminaire de Maiche. Ses études secondaires achevées, M. Pierre Fleury entra pour deux ans au grand séminaire de Favernay. Il écrivit alors une lettre au Cardinal Binet qui l'autorisa par lettre datée du 14 juillet 1932, à quitter le diocèse..

     

    Le 28 juillet 1932, M. Pierre Fleury présenta sa demande d'admission au séminaire des Missions Etrangères où il arriva laïque, à Bièvres le 7 septembre 1932. En avril 1934, il passa une année sous les drapeaux. Sous-diacre le 19 septembre 1936, diacre le 20 février 1937, ordonné prêtre le 4 juillet 1937 par Mgr. de Jonghe, il reçut, ce soir là, sa destination pour le vicariat apostolique de Canton, qu'il partit rejoindre le 14 septembre 1937, à bord du "Felix Roussel".

     

    Il fut accueilli à Hong-Kong par MM.Morel et Chatelain qui le conduisirent; en train, jusqu'à Canton, lui racontant des histoires de "Fi-Ki" "machine volante", terme chinois désignant alors les avions japonais. Ce fut le premier mot de chinois qu'il apprit, et nota sur son carnet de notes. En effet, depuis le 8 juillet 1937, la guerre sino-japonaise avait commencé, et le 21 octobre 1938, les troupes japonaises arrivèrent en ville de Canton. En arrivant dans la mission, vers la fin d'octobre 1937, Mgr. Fourquet lui fit cette première recommandation: "Quand les "Fi-Ki" nous visiteront, rendez vous dans l'abri qui vous protègera contre les bombes..."

     

    En 1938, à l'étude de la langue qu'il parvint à bien maitriser, M. Pierre Fleury joignit  l'administration de la chrétienté de Kwang-Teou. Le 8 août 1938, des bombes tombèrent à une centaine de mètres du Carmel, où il logeait. Malgré les bombardements fréquents et quotidiens, il porta secours à la population de Shik-Shat et des communautés voisines, et risqua d'être fait prisonnier par les japonais.

     

    Vers septembre 1939, il fut nommé titulaire du district de Cheung-muk-t'sao; (Tchoung-Fa). Se rendant dans son nouveau poste, en compagnie de M. Narbaïs, ils furent arrêtés et pillés par des "faux douaniers". Libérés, tous deux reprirent le chemin de leur district respectif, le 10 octobre 1939. M. Pierre Fleury étroitement surveillé dans ses activités et ses déplacements, resta à Cheung-muk-t'sao jusqu'en 1942. De 1943 et jusqu'en 1946, il travailla au séminaire et fut chargé de l'orphelinat. De janvier 1946 à la fin de 1947, il devint le "socius" de M. Albert Veyrès à Koung-Tsong (Kong-Tso). De janvier à juin 1948, il exerça les fonctions de procureur de la Mission. Il partit alors en congé en France où il arriva le 30 juillet 1948.

     

    En août 1949, M. Pierre Fleury fut nommé professeur au petit séminaire Théophane Vénard, à Beaupréau, et assura cette charge durant deux années scolaires. Le 1 juillet 1951, il passa dans le service des Procures à Paris où il travailla jusqu'en 1979. Dans cette fonction, il se montra un homme de devoir, d'exactitude, de discrétion, disponible envers tous, soucieux de rendre service à la Société et à ses membres. Il se spécialisa dans le fonctionnement et l'utilisation de la machine comptable que la Procure centrale venait d'acquérir.

     

    En 1979, il trouva une place et se retira à la résidence Charcot, une maison pour personnes âgées, dans les environs de la place d'Italie, à Paris. Il occupa son temps à visiter les résidents de ce foyer, les malades du quartier, les prisonniers. En 1986, il eût une attaque dans la rue; transporté d'urgence à l'hôpital, on découvrit qu'il avait une artère obstruée. Opéré et rétabli, il partit en maison spécialisée de la région parisienne, puis, il se rendit à Lauris pour achever sa convalescence.

     

    Le 7 janvier 1987, il se sentit indisposé. Le surlendemain, il fut admis en urgence et soins intensifs à l'hôpital de Pertuis. C'est là qu'il décéda le 10 janvier 1987 vers 23 heures. Sa dépouille mortelle fut ramenée à Lauris où eurent lieu ses obsèques, le 13 janvier 1987.

     

    Références biographiques

     

    AME 1937 p. 239.

    CR 1937 p. 233. 1938 p. 98. 1940 p. 57. 1968 p. 74. 1974-76 p. 234. AG80-83 p. 4.

    BME 1932 p. 805. 1937 p. 592. 674. 817. 872. 894. 1949 p. 661. 1951 p. 513. 1938 p. 185. 203. 1939 p. 54. 791. 793. 1940 p. 51. 122. 1941 p. 688. 1948 p. 29. 30. 38. 1959 p. 369.

    ECM 1942 p. 58.

    MDA 1947 p. 161.

    Hir n° 118 p. 142. n° 190p. 2.

    EC1 N°  249. 362. 464. 471. 501. 656. 729. NS. 130P185.

     

     

     

    • Numéro : 3591
    • Pays : Chine
    • Année : 1937