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Julien FAULET (1741-1783)

[242]. FAULET ou FAOULET, Julien, né le 21 novembre 1741 à Guilliers (Morbihan), fut ordonné prêtre le 4 avril 1768, et exerça le ministère dans son diocèse. Il entra le 20 août 1773 au Séminaire des M.-E., et partit le 29 novembre suivant pour la mission de Cochinchine qui comprenait alors le royaume du Cambodge.
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    [242]. FAULET ou FAOULET, Julien, né le 21 novembre 1741 à Guilliers (Morbihan), fut ordonné prêtre le 4 avril 1768, et exerça le ministère dans son diocèse. Il entra le 20 août 1773 au Séminaire des M.-E., et partit le 29 novembre suivant pour la mission de Cochinchine qui comprenait alors le royaume du Cambodge.

    Il arriva à Prambey-chhom en 1775, puis sur l’ordre de Pigneau de Béhaine, il partit avec Levavasseur et Le Clerc, pour faire une tentative d’évangélisation chez les peuplades sauvages du nord­ : Stiengs, Cuys, etc. Munis d’une lettre de recommandation de chacun des deux rois cambodgiens, les missionnaires visitèrent la plupart des villages situés sur le Mékong jusqu’à Chlong. Dans cette bourgade habitée par des Cambodgiens et des Chinois émigrés du Kouang-tong, ils trouvèrent deux familles chrétiennes, achetèrent un petit terrain, et Faulet s’y installa. Il y tomba bientôt malade et fut ramené à Prambey-chhom. Guéri, il retourna à Chlong, retomba malade, se rétablit, et « enhardi par la facilité avec laquelle il passait des portes du tombeau à la santé », il entreprit de faire chez les Stiengs le voyage d’exploration que lui avait ordonné son évêque. C’était en septembre 1775. Il atteignit leur premier village nommé Saat, le même où Juguet avait séjourné pendant une semaine­ ; mais son serviteur, ivrogne et débauché, lui enleva presque tout son argent, en sorte qu’il ne pouvait se procurer aucune provision. Il dut donc pendant plusieurs mois vivre de concombres, de sel et de riz, fut terrassé par la fièvre et obligé de revenir en arrière. En parlant de cet essai d’évangélisation chez les sauvages, Pigneau de Béhaine disait­ : « Si j’avais assez de missionnaires, je ferais de nouvelles tentatives, mais avec plus de précautions. »

    Faulet ne recouvra jamais entièrement la santé. Il put cependant rendre encore quelques services à la mission du Cambodge, dans la chrétienté de Thonol, où il succéda au P. Hyacinthe Simoëns en 1776, et fut remplacé en 1781 par M. Liot, le compagnon fidèle de l’évêque d’Adran. La maladie s’étant portée au cerveau, le missionnaire fut dirigé vers la France­ ; il mourut en cours de route, à Batavia, en 1783.

    Notes bio-bibliographiques.

    — N. L. E., vi, Expédition sur le Haut Mékong, p. 274­ ; Ib., pp. 279, 294 et suiv. — A. M.-E., 1913, p. 259.

    Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. — La Coch. rel., i, pp. 399, 414. — Voy. dans l’Indo-Ch., p. 227.

     

    • Numéro : 242
    • Pays : Vietnam
    • Année : 1773