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Henri ESCANDE (1875-1954)

M. HENRI ESCANDE (1875-1954 ) Missionnaire de Pondichéry. Il est né le l2 Mars 1875 à Belmont, Diocèse de Rodez, Aveyron. Il fit ses études secondaires au Petit Séminaire de Belmont, et entra aux Missions Étrangères le l2 Septembre 1893. Il fut ordonné prêtre le 23 Septembre l899. Le l5 Novembre de la même année, il partit pour la Mission de Pondichéry.
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    Il est né le 12 Mars l875 à Belmont, Diocèse de Rodez, Aveyron. Il fit ses études secondaires au Petit Séminaire de Belmont, et entra aux Missions Étrangères le l2 Septembre 1893. Il fut ordonné prêtre le 23 Septembre l899. Le l5 Novembre de la même année, il partit pour la Mission de Pondichéry.

    Alors que son frère aîné, le P. Pierre Escande, devait passer sa vie missionnaire comme professeur et supérieur du Petit Séminaire-Collège de Pondichéry, le P. Henri se vit affecté au Collège Saint Joseph de Cuddalore, où devait se consommer sa vie calquée, dirait-on, sur celle de son aîné.

    Toutefois, avant son affectation à Cuddalore, le P. Henri avait été professeur au Grand Séminaire de Pondichéry, puis vicaire à la paroisse N. Dame des Anges, et enfin secrétaire de Mgr. le Délégué Apostolique, à Kandy, dans l'île de Ceylan. Il ne put se faire à la vie princière de Mgr. Zaleski, comte polonais, qui s'accordait si peu avec sa simplicité et sa vie de piété. Il demanda à son évêque, Mgr. Gandy, de le rappeler, et à la retraite ecclésiastique de Janvier 1907, il fut nommé au Collège de Cuddalore. Il devait y rester jusqu'en l942.

    Bien doué au point de vue intelligence, et muni d'un grand sens pratique, il avait tout ce qu'il fallait pour être un bon professeur. Après quelques années, quand il dut prendre la direction de l'établissement, l'envergure de son frère aîné aurait pu lui être utile. Il n'était pas homme à innovations, mais plutôt un traditionaliste. Pour lui, ce qu'avaient fait les prédécesseurs était parfait, il fallait continuer le même système, quand eux, peut-être, vu les changements des temps, auraient pensé à le modifier pour répondre aux nouvelles circonstances. Cela n'empêcha pas le Collège de continuer sa marche ascendante et de voir le nombre des élèves, tant externes qu'internes, augmenter rapidement chaque année. Si la bonne réputation du Collège invitait les parents catholiques et non-catholiques à lui confier leurs enfants, la grande bonté de M. Escande, bien connue d'eux, n'y était pas étrangère.

    Sa bonté souriante se manifestait à l'égard des professeurs et des élèves du Collège. Les internes surtout avaient toute son affection, et il avait une grande influence sur leur formation chrétienne. Mais sa bonté n'était nullement de la bonasserie. A l'occasion, il savait user de sévérité pour rappeler à l'ordre ceux qui bronchaient. Dans cette sévérité, il avait e don de mettre l'huile qui adoucissait réprimandes et punitions, et de montrer que c'était le bien de tous qu'il cherchait.

    Comme ses prédécesseurs, il eut aussi à s'occuper de l'école secondaire tenue par les Soeurs indiennes du Coeur immaculé de Marie... Et là aussi il fit du bon travail.

    Mais il finissait par se faire vieux, et en 1942, Mgr. Colas le rappela à Pondichéry, où pendant quelques années il put encore rendre des services dans l'ancien fief de son frère, le Petit Séminaire-Collège, enseignant le catéchisme et  entendant les confessions. Puis Mgr. Colas lui proposa de se retirer à Bangalore, au Pavillon St. Augustin, construit dans l'enclos de l'hôpital Ste Marthe, réservé aux vieux missionnaires. Il prit dur à s'accoutumer à ce nouvel environnement, mais, il finit par apprécier les bienfaits  de sa retraite et un jour il écrivit même à Mgr. Colas :" C'est bien là que je veux me préparer à la mort et mourir. "Il passait son temps à aider ses vieux compagnons, à leur faire une lecture spirituelle, en leur lisant des passages d'un livre de piété. Mais à partir de la fin de l951, le seul oeil qui lui restait ne lui permit plus même de dire la messe " de Beata", ce qui lui fut une terrible épreuve. Il devint vite neurasthénique, il pleurait comme un enfant, et passait une grande partie de ses journées sur son lit.

    Une nuit il tomba et se fractura la jambe gauche. La fièvre apparut ,puis une congestion, et le 3 Février l954, il rendit paisiblement son âme à Dieu. Il mourut, tenant dans ses mains une petite statue de la Ste Vierge, qui avait accompagné le dernier soupir de ses parents et de son frère Pierre. Ce fut une belle vie missionnaire, que cette vie de piété, de régularité, de travail humble et efficace au service de la Mission.

    Références biographiques

    AME 1900 p. 59. 1904 p. 313. 1905 p. 367 (art.). 1917-18 p. 288.

    CR 1899 p. 295. 1911 p. 242. 1933 p. 314. 315. 1954 p. 88.

    BME 1929 p. 378. 1933 p. 230. 1937 p. 669. 1938 p. 491. 1941 p. 119. 1949 p. 187. 1951 p. 153. 1952 p. 639. 1953 p. 310. 1954 p. 390. 708.

    EC1 N° 553.

     

     

    • Numéro : 2477
    • Pays : Inde
    • Année : 1899