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Jules Ernest DUQUET

[2134] DUQUET Jules, Ernest Missionnaire Cambodge ------------------- Jules, Ernest DUQUET naquit le 8 janvier 1871, à les Combes, paroisse de Combe-la-Motte, diocèse de Besançon, département du Doubs Il était le sixième d'une famille de douze enfants, et précédait de deux ans son frère Philippe-Constant, futur missionnaire au Cambodge.
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    [2134] DUQUET Jules, Ernest

    Missionnaire

    Cambodge

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    Jules, Ernest DUQUET naquit le 8 janvier 1871, à les Combes, paroisse de Combe-la-Motte, diocèse de Besançon, département du Doubs Il était le sixième d'une famille de douze enfants, et précédait de deux ans son frère Philippe-Constant, futur missionnaire au Cambodge.

    M.l'Abbé Jeanningros, curé de la paroisse de Combe-la-Motte, oncle de Mgr.Constant-Philomen Jeanningros, évêque d'Havara, coadjuteur de Mgr. Grangeon à Quinhon, orienta Jules vers le petit séminaire de N.D. de Consolation où il fit ses études secondaires. Alors qu'il était en classe de seconde, son frère Philippe-Constant vint le rejoindre au petit séminaire. Pour ses études de philosophie, Jules se dirigea vers le séminaire de Vesoul

    Le 3 octobre 1890, M. Jules Duquet entra, laïque, au séminaire des Missions Etrangères. Ses études théologiques furent interrompues par le service militaire imposé aux clercs par la loi de 1889; il se présenta en soutane à la caserne du 109ème régiment d'infanterie, à Chaumont. Tonsuré le 27 septembre 1891, minoré le 12 mars 1892, sous-diacre le 17 février 1894, diacre le 1 juillet 1894, prêtre le 22 septembre 1894, il reçut sa destination pour le vicariat apostolique du Cambodge, qu'il partit rejoindre le 21 novembre 1894. En quittant sa famille, il amena avec lui son frère Philippe-Constant admis récemment au séminaire des Missions Etrangères.

    Arrivé à Saïgon le 22 décembre 1894, M. Mossard, son compatriote, lui fit visiter la ville; puis Mgr. Cordier, son vicaire apostolique, l'envoya à Banam chez M. Pianet, chef de ce district, pour y étudier la langue viêtnamienne et faire sa formation missionnaire. M.Jules Duquet apprit aussi la langue chinoise. Au début de 1896, il fut envoyé à Somrong, chrétienté fondée en 1880, il en profita pour entrer en contact avec les cambodgiens, et s'initier à leur langue. A la fin de l'année 1896, il fut mis à la tête du district de Bâc-Liêu qu'il dirigea jusqu'à sa mort.

    En 1897, Jules se rendit à Saïgon pour accueilir Philippe-Constant, son frère. Ce dernier, fut nommé à Cantho, en 1899. A Bâc-Liêu, M. Jules Duquet pût acquérir un terrain plus central et y construisit une église en briques que le typhon de 1900 renversa. Avec courage, il la releva. Aux religieuses de la Providence de Portieux, il confia son école paroissiale, et l'oeuvre de la Sainte Enfance qui recueillait tous les ans trois à quatre cents enfants abandonnés. Il remplaça sa résidence en bois sur pilotis par une maison en briques avec étage. Il développa aussi les chrétientés de son district. En 1909, il dota d'une église en brique les chrétientés de Cai-Hine et de Hung-Hoi. Il construisit l'église de Rach-Nha près de Câmau, et installa plusieurs centres chrétiens le long du canal reliant Bâc-Liêu à Câmau; les 18 et 19 décembre 1923, à Tac-Sây, de belles fêtes eurent lieu à l'occasion de la bénédiction de l'église et du presbytère construits par M. Jules Duquet.

    En 1919, il célébra ses noces d'argent sacerdotales. La mort de son frère Philippe-Constant à Marseille, le 31 octobre 1926, l'affecta beaucoup. En 1927, atteint de diabète, il rentra en France sur le conseil des docteurs. Le 14 novembre 1928, il s'embarqua à Marseille et revint dans son poste de Bâc-Liêu, avec le projet d'agrandir son église. Mais sa santé ne lui permit pas de le faire.

    Depuis plusieurs années, il faisait partie du comité de surveillance du syndicat agricole, en 1932, il fut nommé membre de la commission municipale de la ville de Bâc-Liêu. Mais à partir de 1934, le diabète l'affaiblit, sa vue devint de plus en plus mauvaise, les rhumatismes lui rendirent la marche difficile. Au début de l'année 1935, il rentra à l'hôpital de Bâc-Liêu, puis en mai 1935, à la clinique du Dr.Angier à Saïgon. C'est là qu'il décéda, le samedi 18 mai 1935, à dix heures, assisté par M. Soullard.

    Sa dépouille mortelle fut transportée au séminaire de Saïgon; dans la soirée du lendemain, dimanche, Mgr. Herrgott présida les funérailles et l'inhumation se fit au cimetière d'Adran, à Saïgon.

    DUQUET Jules

    (1871-1935)


    [2134] DUQUET Jules, Ernest.



    Références biographiques

    AME 1895 p. 243. 1913 p. 259. 260. 263. 311. 1935 p. 186. CR 1894 p. 305. 1895 p. 234. 1896 p. 246. 1897 p. 202. 1898 p. 190. 1899 p. 234. 1900 p. 173. 174. 1904 p. 206. 1909 p. 194. 1912 p. 227. 1921 p. 148. 1927 p. 184. 1929 p. 104. 1932 p. 224. 1934 p. 169. 1935 p. 162. 242. 333. 1947 p. 303. BME 1923 p. 129. 1927 p. 572. 643. 1929 p. 57. 1930 p. 347. 1933 p. 72. 1934 p. 355. 1935 p. 139. 445. EC1 N° 133. 143. 160. 165. 315.

    Mémorial DUQUET Jules, Ernest page 2
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    • Numéro : 2134
    • Année : None