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félix DUPAS

[976]. DUPAS, Félix, né dans la paroisse Notre-Dame à Beaupréau (Maine-et-Loire), fut élève du petit séminaire de sa ville natale, du collège de Combrée et du grand séminaire d'Angers. Ses demandes d'autorisation pour se consacrer aux missions ayant été repoussées à plusieurs reprises par Mgr Angebault, son père se présenta avec lui à l'évêché et demanda à parler à l'évêque.
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    [976]. DUPAS, Félix, né dans la paroisse Notre-Dame à Beaupréau (Maine-et-Loire), fut élève du petit séminaire de sa ville natale, du collège de Combrée et du grand séminaire d'Angers. Ses demandes d'autorisation pour se consacrer aux missions ayant été repoussées à plusieurs reprises par Mgr Angebault, son père se présenta avec lui à l'évêché et demanda à parler à l'évêque. Introduit, il s'agenouilla devant le prélat : \ Monseigneur, dit-il, Votre Grandeur a 180 enfants dans son séminaire, elle refuse à l'un d'eux, mon fils, ici présent, la permission de partir pour les missions. Moi, je n'ai que lui d'enfant, et je joins ma prière à la sienne pour que Votre Grandeur lui permette d'aller où le Bon Dieu l'appelle. " Profondément ému de ces paroles si chrétiennement belles, Mgr Angebault relève M. Dupas, l'embrasse en pleurant : " Oui, oui, lui dit-il, comment vous refuser ? " Et se tournant vers le jeune homme : " Allez, mon fils, allez, souvenez-vous du vieil évêque d'Angers et priez pour lui. " Dupas était laïque quand il entra au Séminaire des M.-E. le 24 avril 1865. Ordonné prêtre le 21 décembre 1867, il partit pour Pondichéry le 15 mars 1868.
    Pendant cinq ans, il enseigna au collège colonial de cette ville ; ensuite, il passa quelque temps à Pratacoudi, sous la direction de M. Balcou, à Cadagatour, à Matour octobre 1873-mars 1874, et en mai 1875, il fut placé à la tête du district de Cottapaleam où il resta six ans. Du mois de décembre 1881 au mois de février 1883, il administra le district de Vettavalam ; de 1883 à 1887, il fut chargé de Cuddalore [new town]. Il y acquit de l'influence par son intelligence, sa connaissance assez approfondie du tamoul et de l'anglais. En 1887, il était à Erayour, dont il acheva l'église.
    En 1896, le mauvais état de ses yeux l'obligea à revenir en France ; il y passa neuf ans. En 1904, il retourna dans l'Inde, et après un court séjour à Pondichéry, il se retira au sanatorium Saint-Théodore à Wellington, dans le Coïmbatour, où il mourut le 13 juin 1907.
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1891, p. 217 ; 1893, p. 242. - M. C., i, 1868, Sacre de Mgr Laouënan, p. 203 ; ii, 1869, Les idoles et les pagodes hindoues, pp. 328, 333 ; ix, 1877, Famine, p. 382 ; xvii, 1885, p. 63. - Sem. rel. Angers, 1881, p. 633 ; 1885, p. 166. - Œuv. Prop. Foi, Angers, comp.-rend., 1872-74, p. 11 ; 1875, p. 1 ; 1876, pp. 20, 22, 24, 27, 28. - Bull. Assoc. Combrée, 1906-07, pp. 111, 112 ; 1907-08, p. 62.
    Hist. miss. Inde, Tab. alph.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1907, p. 376.


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    • Numéro : 976
    • Année : None