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Joseph DUGAST

DUGAST Joseph (1903 - 1978) [3406] DUGAST Joseph, Henri, naquit le 5 février 1903 à Saint André-Treize-Voies, dans le diocèse de Luçon (Vendée). Il était le benjamin d'une famille de sept enfants.
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    DUGAST

    Joseph

    (1903 - 1978)

    [3406]


    DUGAST Joseph, Henri, naquit le 5 février 1903 à Saint André-Treize-Voies, dans le diocèse de Luçon (Vendée). Il était le benjamin d'une famille de sept enfants.

    Après ses études primaires dans sa paroisse, Joseph Dugast entra au Petit Séminaire de Chavagnes en Paillers. En 1922, se sentant appelé par le Seigneur, il demanda et obtint son entrée au Grand Séminaire de Luçon. Il fit dans cette maison deux années de Philosophie, puis il accomplit son service militaire à Angers. Au retour de son service, il demanda son admission au Séminaire de la rue du Bac, où il entra le 11 septembre 1925. Il y continua ses études et se prépara au sacerdoce. Ordonné prêtre le 21 décembre 1929, il reçut sa destination pour la mission de Mandalay, en Birmanie du Nord. Et c'est le 28 avril 1930 que le Père Dugast s'embarqua pour rejoindre sa mission.

    Il y arriva en mai 1930. Il resta quelques mois à l'évêché pour parfaire sa connaissance de l'anglais et il fut ensuite envoyé à Chanthaywa pour apprendre le birman. Il fut obligé d'interrompre cette étude pour raison de santé. Mgr. Falière, son évêque, l'envoya en Inde au sanatorium Saint-Théodore. Remis sur pied, il était de retour dans sa mission en 1932. Il fut alors mis en charge du poste de Meiktila. En 1934, il remplaça le Père Tremeur Audrain comme curé de Yenangyaung. En plus de ce poste il avait aussi à desservir Chauk, Magwe et Mimbu. Il fit alors l'acquisition d'une voiture pour ses déplacements. Ce qui lui rendit d'énormes services.

    Il fit de son mieux à Yenangyaung et comme il y avait aussi dans cette contrée des chrétiens tamouls, le Père Dugast eut l'occasion de se servir de cette langue qu'il avait apprise en Inde. Tout allait bien dans la région, quand survint la guerre. Dès 1942, le Père vit beaucoup de ses paroissiens partir pour l'Inde. Malgré tout, il put demeurer dans son poste. Il passa donc les trois années d'occupation à Yenangyaung avec une petite communauté de catholiques.

    A la fin des hostilités, il prit un congé en France (1946-1947). De retour, le Père vint s'installer à Chauk. C'est là que la compagnie des pétroles avait regroupé son personnel. Il y avait donc une belle communauté chrétienne dans ce centre. A l'occasion d'une de ses visites dans un centre, il eut un sérieux accident de voiture. Il fut si sérieusement traumatisé que le docteur lui conseilla de rentrer en France. C'était en 1958.

    Le Père Dugast était très ébranlé. Il ne pouvait envisager un retour en Birmanie. Il fut donc affecté à l'École missionnaire de Ménil-Flin où il enseigna pendant quatre ans, c'est-à-dire jusqu'à la fermeture de la maison.

    En 1962, comme l'économat de la maison de Paris devenait de plus en plus lourd, le Père Dugast fut nommé assistant de l'économe qui était alors le Père Dewonck. Comme aide-économe, le Père rendit de très grands services. Il mettait d'ailleurs au service de la maison ses qualités de bricoleur. Cela réussissait... cela ne réussissait pas.

    Dès le début de 1969, sa santé commença à décliner sérieusement et son travail s'en ressentit. S'en rendant compte, il donna donc sa démission et il fut alors nommé chapelin de la Maison des Soeurs des Missions Étrangères à Pau. Petit ministère, mais le Père Dugast s'aperçut qu'il ne pouvait l'assurer comme il faut. Les Supérieurs l'envoyèrent à la maison de retraite de Lauris, en novembre 1974. En juillet ou août 1979, il eut une grave crise cardiaque. C'est alors que l'on jugea bon de le transférer dans la maison de Montbeton. Nous sommes alors vers la fin du mois d'août 1978. Le Père est vraiment fatigué. Le 5 septembre au matin, il s'est levé comme d'habitude et c'est en sortant de sa chambre que la mort l'a surpris subitement.

    Il repose maintenant dans le cimetière de la maison de Montbeton avec plusieurs confrères de la Mission de Mandalay.

    Malgré une santé plus ou moins bonne, le Père Dugast est demeuré toute sa vie un homme de prière et un homme disponible pour rendre les services qu'on lui demandait ou accomplir les tâches qui lui étaient confiées.



    Références biographiques
    AME 1930 p. 93. photo p. 132. 1932 p. 244. CR 1930 p. 212. 249. 1935 p. 203. 1958 p. 91. 1968 p. 60. BME 1925 p. 582. 1930 p. 252. 256. 447. 504. 510. 1931 p. 848. 1932 p. 631. 634. 1937 p. 373. 374. 452. 1938 p. 199. 488. 1939 p. 148. 1940 p. 217. 1948 p. 139. 252. 1949 p. 448. 599. 1950 p. 274. 465. 696. 1953 p. 55. 210. 294. 904. 1954 p. 79. 370. 492. 500. 928. 1955 p. 68. 262. 656. 916. 1958 p. 754. EPI 1962 p. 945. Enc. PdM. 4P4. ECM 1945 p. 191. R.MEP. N° 124 p. 43. EC1 N° 89. 193. 198. 445. 455. 459. 555. 644. 720. 733. NS. 37P12. 123/C2. MEM 1978 p. 81.

    • Numéro : 3406
    • Année : None