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Joseph marie DRUAIS

DRUAIS Joseph (1879-1914) [2860] DRUAIS Joseph, Marie, est né le 25 octobre 1879 à La Telhais, commune de Guer, diocèse de Vannes (Morbihan). Après ses études primaires et secondaires, il entra au Grand Séminaire de Vannes, et après le sous-diaconat, il fut admis aux Missions Étrangères, le 17 septembre 1904. Il fut ordonné prêtre le 29 juin 1905, et partit le 11 octobre 1905 pour le Kouangton, en Chine.
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    DRUAIS Joseph

    (1879-1914)


    [2860] DRUAIS Joseph, Marie, est né le 25 octobre 1879 à La Telhais, commune de Guer, diocèse de Vannes (Morbihan). Après ses études primaires et secondaires, il entra au Grand Séminaire de Vannes, et après le sous-diaconat, il fut admis aux Missions Étrangères, le 17 septembre 1904. Il fut ordonné prêtre le 29 juin 1905, et partit le 11 octobre 1905 pour le Kouangton, en Chine.

    Il apprit le chinois et s'initia au ministère dans le district de Hoyup. Nous le trouvons, de 1909 à 1913, à Hognien. Puis, il fut rappelé à Canton comme supérieur du Séminaire, dès l'année 1913.

    Malade, il dut rentrer en France, et arriva au Sanatorium de Montbeton le 6 décembre 1913. Malgré la très grave maladie de poitrine dont il était atteint, il avait l'espérance que le climat de France et les soins qu'il recevrait pourraient améliorer sa santé délabrée. Les premiers jours de son séjour à Montbeton, il fut tout à la joie de se trouver au milieu de confrères connus et d'autres qu'il connaissait de réputation. Il pouvait causer, quoiqu'un un peu péniblement. Il faisait chaque jour sa sortie habituelle au grand air, dans le parc du Sanatorium, et la clémence du temps, jointe aux bons soins qu'il recevait, semblait améliorer sensiblement son état.

    Mais les froids survinrent; il dut renoncer au grand air. Une nouvelle poussée de tuberculose se déclara. Le pauvre malade se plaignit bientôt de la gorge, et nous dûmes l'envoyer en consultation à Toulouse, chez un spécialiste du larynx. Il s'y rendit le 24 décembre, prit exactement tous les remèdes qui lui furent prescrits, mais sans obtenir d'amélioration. Le 2 février 1914, jour de la clôture de la retraite au Sanatorium, il renouvela, devant le Saint Sacrement, le ferme propos de consacrer sa vie aux oeuvres de l'apostolat dans notre Société.

    Il avait un grand désir de se rendre à Lourdes, pour demander sa guérison à la bonne Mère, et dans ce but, il voulut même essayer ses forces. Mais, hélas, la chose fut impossible, lui-même le reconnut. Son frère Jean vint le voir le 8 février. Dans la joie de se retrouver avec un membre de sa famille, qu'il avait quittée en 1905, il passa une longue partie de la journée en causerie. Son épuisement s'accentua très vite. Dans la nuit du 9 au 10 février 1914, il reçut le sacrement des malades, et expira à 5 heures du matin, tout pénétré de la pensée qui lui était habituelle depuis longtemps : \La croix un jour, le Ciel toujours."


    Références biographiques

    AME 1905 p. 376. 1909 p. 328. 1914 p. 126. 158. CR 1905 p. 289. 1907 p. 148. 1908 p. 123. 124. 1909 p. 134. 1910 p. 132. 1911 p. 110. 1912 p. 169. 1913 p. 168. 1914 p. 140. 1915 p. 199. 279. 1916 p. 198. MC 1909 p. 232. 280. 1910 p. 353. 1913 p. 303. S. Rel. Vannes 1905 p. 647. 1906 p. 110. 1909 p. 25. 472. 1910 p. 471.



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    • Numéro : 2860
    • Année : None