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Jacques DROUHIN

M. JACQUES DROUHIN Missionnaire de Pondichéry Il est né à Saint Vallier, Seine et Loire, le 24 Juillet l872. Pour ses études, on l'envoya au pensionnat des Frères des Écoles chrétiennes de Digoin, où il tint toujours la tête de sa classe. En Octobre l885, il quitta Digoin, pour entrer à l'école cléricale de Rimont, dont il fut un brillant élève.
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    M. JACQUES DROUHIN
    Missionnaire de Pondichéry


    Il est né à Saint Vallier, Seine et Loire, le 24 Juillet l872. Pour ses études, on l'envoya au pensionnat des Frères des Écoles chrétiennes de Digoin, où il tint toujours la tête de sa classe. En Octobre l885, il quitta Digoin, pour entrer à l'école cléricale de Rimont, dont il fut un brillant élève.
    Doué pour la musique, il étudia d'une façon particulière l'harmonium et le chant grégorien. Il fit bientôt preuve d'un réel talent. Chaque année scolaire, il remportait tous les premiers prix de sa classe. Son directeur était le seul à connaître son désir de se consacrer aux Missions. Comme il devait faire son service militaire, on lui conseilla d'attendre au Grand Séminaire d'Autun le moment se son incorporation sous les drapeaux, et de se rendre à la rue du Bac à Paris après sa libération seulement, et c'est ce qu'il fit.
    Au Séminaire des Missions Étrangères, il se montra travailleur et brillant séminariste. Il fut chargé du chant, ce qui lui causa un plaisir véritable et ce dont il s'acquitta fort bien. Ordonné prêtre le 27 Juin 1897, il fut destiné à la Mission de Pondichéry. Parti le 25 Août l897, il arriva à Pondy le l8 Septembre. Mgr. Gandy, son évêque, le nomma immédiatement professeur de philosophie au Collège colonial. Après la laïcisation de ce collège en l899, il continua ses cours au Petit Séminaire-Collège, prés de l'évêché.
    Afin de se former au ministère pastoral, il fut envoyé en 19O3, à Attipakam, où il se mit sérieusement à l'étude du tamoul. Un an plus tard, il fut nommé à Cuddalore avec M. Bruyére. Après la démission de M. Bruyére, il se vit bientôt seul à la tête d'une chrétienté importante, dans un chef-lieu avec de hauts magistrats et des employés du Gouvernement, un Collège catholique et un Couvent, des oeuvres à soutenir ou à entreprendre.
    Couché très tard et levé tôt, il s'employa à mieux organiser et à développer les oeuvres existantes et à en créer de nouvelles. Il réalisa que les religieuses indigènes avaient besoin d'instruction et d'éducation, et il fit tout pour les orienter dans cette direction. Il voulut aussi, par la création d'un \ club" pour les hommes instruits, former une élite catholique pour sa paroisse.
    Par dessus-tout, il comprit qu'il fallait faire quelque chose pour les garçons parias ou hors caste, ceux que Gandhi appela Harijians et qu'on appelle maintenant " dalits". Les garçons de caste fréquentaient le Collège St. Joseph, et eux, n'avaient pas d'école. Aussi dés l'âge de 9 à 10 ans, disparaissaient-ils pour aller un peu partout gagner leur vie. C'étaient autant d'enfants perdus. Une école leur fut ouverte. Pour les attirer, M. Drouhin commença une fanfare avec ses premiers élèves. Il ne put leur donner que des flageolets en fer blanc, mais bientôt la musique accompagnait les exercices de gymnastique à l'école Ste Marie. En peu de temps, le nombre des élèves était devenu considérable, et, chose inouï pour l'époque, les enfants de caste demandèrent à être admis dans cette elle école. M. Drouhin put alors s'adonner à la formation religieuse de tous ces enfants. Il était un excellent catéchiste, et eut bientôt la satisfaction de constater que les enfants de Cuddalore, garçons et filles, savaient parfaitement leur catéchisme et s'approchaient des sacrements chaque semaine.
    Cette école Ste Marie fut reconnue par les inspecteurs du Gouvernement comme l'une des premières du même genre dans la Présidence de Madras. A l'école d'instruction générale ,le Père avait ajouté une annexe industrielle, où les garçons apprenaient la menuiserie, la typographie, etc.....et devenaient capables de gagner leur vie C'est ainsi que cette école devint un modèle pour les autres écoles élémentaires du diocèse. Un Comité des écoles, composé de missionnaires, sous la direction du Père Gavan Duffy, fut formé pour continuer à développer cette idée.
    Le P. Drouhin pratiqua également un autre apostolat, celui des malades. Il fut d'un dévouement sans borne pour eux. Un autre trait saillant de sa charité fut aussi son amabilité avec ses confrères. Il était toujours très heureux de les recevoir, toujours disposé à jeter une note de joie dans la conversation.
    Vers la fin de 1916, malheureusement des abcès se déclarèrent qui prouvèrent l'épuisement du sang. On le mena à l'hôpital Ste Marthe de Bangalore. Puis, on le conduisit sue les montagnes de Yerkaud, prés de Salem, où il reprit quelques forces. Il n'y eut bientôt plus aucun espoir de guérison, et on l'avertit de se préparer à la mort. Il se confessa en toute connaissance, reçut le sacrement des malades et le Saint Viatique, et rendit son âme à Dieu
    Nous avons l'assurance que le Dieu des apôtres l'a magnifiquement récompensé de son zèle ardent et éclairé.

    Références biographiques
    AME 1897 p. 772. 1911 p. 219 (art.). 1913 p. 142 (art.). 215. 1914 p. 211. 1917-18 p. 362. 1939 p. 109. CR 1897 p. 278. 1906 p. 231. 240. 1908 p. 239. 1909 p. 226. 1911 p. 238. 1912 p. 282. 1916 p. 164. 1918 p. 113. 174. 1922 p. 142.





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    • Numéro : 2325
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