Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

François Alphonse DOUBLET

DOUBLET (Père François) 1880-1942 Missionnaire des Marches du Thibet François, Alphonse Doublet est né le 29 septembre 1880 à Warcq, diocèse de Verdun, Meuse. Il fit ses études primaires à Warcq et ses études secondaires au Petit séminaire de Verdun. Pour ses études philosophiques, il entra au Grand séminaire de Verdun. Il le quitta pour entrer au Séminaire des Missions Etrangères le 4 octobre 1902. Il fut ordonné prêtre le 22 septembre 1906 et il reçut avec joie sa destination pour la Mission du Thibet. Il s'embarqua le 14 novembre pour Tatsienlu.
Add this
    DOUBLET (Père François) 1880-1942
    Missionnaire des Marches du Thibet

    François, Alphonse Doublet est né le 29 septembre 1880 à Warcq, diocèse de Verdun, Meuse. Il fit ses études primaires à Warcq et ses études secondaires au Petit séminaire de Verdun. Pour ses études philosophiques, il entra au Grand séminaire de Verdun. Il le quitta pour entrer au Séminaire des Missions Etrangères le 4 octobre 1902. Il fut ordonné prêtre le 22 septembre 1906 et il reçut avec joie sa destination pour la Mission du Thibet. Il s'embarqua le 14 novembre pour Tatsienlu.

    Pendant son voyage, sur la jonque qui, par étapes, remontait le fleuve Bleu, il tomba malade et il dut s'arrêter à la Mission catholique de Ouan-Hien, sous la garde de M. Charrier. Le médecin chinois diagnostiqua le typhus exanthématique. Après un mois et demi de convalescence, il atteignit Tatsienlu où Mgr Giraudeau l'accueillit avec joie. Puis, le Père Grandjean, Provicaire, l'emmena avec lui dans la section frontière du Thibet.

    Sept étapes amenèrent les voyageurs à Batang, résidence de M. Grandjean. Après quelques jours de repos, ils continuèrent leur voyage jusqu'à Yerkaloh et Tsechung, qui devait être le poste de M. Doublet. Là, il se mit à l'étude du thibétain, sous la direction de M. Mongbeig et un peu plus tard, de M. Ginestierau Loui-Kiang.

    En 1913, il se rendit à Hongkong pour faire imprimer son dictionnaire latin-thibétain. En 1914, il fut mobilisé et reçut l'ordre d'aller à Tien Sin, puis il dut retourner en France. Dans l'accomplissement de sa fonction d'infirmier-brancardier, il fut gravement blessé par une balle dans la jambe et des éclats d'obus dans l'épaule gauche. Après de longs mois d'hôpital, à peine guéri, il devint interprètre dans un camp d'ouvriers chinois. Enfin, démobiisé, il retourna en Chine, et se remit à l'étude du chinois. Il fut alors envoyé à Taofu, petite chrétienté chinoise en pays thibétain. Il devait y rester dix-huit ans. Le 24 mars 1923, un tremblement de terre détruisit Chiaratong et ses environs. M. Doublet alla porter secours aux victimes, ensevelir les morts, et réconforter les survivants, brisés de douleur. Son dévouement pendant un mois fut admirable.

    Il reprit alors la direction du poste de Chiaratung. Levé à 4 heures du matin, il priait, célébrait la messe, puis avalait une simple tasse de café, et se considérait prêt à l'action pour le bien spirituel de ses ouailles, pour la visite de ses chrétiens et des malades.

    En 1935, les communistes arrivèrent dans le Nord de la Mission. Le 2 février 1936, le premier contingent s'approchant deTtaofu, le Père Doublet décida de partir avec ses chrétiens pour aller se réfugier à Tatsienlu. Le voyage dura onze jours, à travers des plateaux de 4000 mètres d'altitude, enneigés et glacés. Tous arrivèrent à bon port.

    Puis vers la fin de l'été, les Rouges furent chassés par la famine et ne revinrent pas. Alors M. Doublet rejoignit son poste de Taofu, avec ses chrétiens et son vicaire chinois. Il trouva la Mission dans un état lamentable. Il se mit au travail et tâcha de reconstruire ce qui avait été détruit et rouvrit les écoles.


    ./.

    -2-


    En 1939, Mgr Valentin rappela M. Doublet à Tatsienlu pour lui donner un poste moins pénible. Il lui demanda de gérer la Procure et assurer l'interim à la cathédrale, tout en étant le confesseur des religieuses.

    En 1940, M. Doublet commença à ressentir les premières atteintes de la maladie qui devait l'emporter. En décembre 1941 et en janvier 1942, ses occupations de procureur augmentèrent pendant l'absence de Mgr Valentin, en visite dans son diocèse. Le samedi 7 février 1942, il se mit au lit car les douleurs devinrent plus vives. Le 8 février, après avoir reçu une dernière absolution de son évêque, il expira paisiblement. Durant trois jours, les chrétiens et les religieuses se relayèrent auprès du corps exposé dans la chapelle de l'évêché. Le mercredi matin, après la messe de funérailles, la dépouille mortelle du défunt fut conduite au cimetière de Tatsienlu. Le Père avait toujours considéré comme un privilège de vivre et de mourir dans sa Mission de Chine. Il fut exaucé.


    An.ME. : 07P62/15-16P95.107/17-18 P310/29P23/35P252/36P16

    C.R.06P275/07P124/08P98/09P107/11P90/20P25/22P50/24P195/25P55/28P58/33P75.295sq/35P63/36P62.63/47P186

    22P568/23P254.284/26P725.727/28P42PH/29P626/30P113.657.808/31P148.289.44/95.909 32P43.129.205.854/33P264.286.342.533.774/34P46.125.267.321.414.566.709/3555P120.190.266.425.734.799.894/36P48.195.283.3599.361.443.582.584.7388.816.891/37P43.122.276.350.437.510/588.866/38P113?179.382.395.685.759/39P43.269.559.721/40P118.801/48P169.337.338/35P6888PH/41P67PH

    Ec.RBac.431+



    • Numéro : 2919
    • Année : None