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Pierre Hermand DOSQUET

[141]. DOSQUET, Pierre-Hermand, né dans la paroisse de N.-D.-aux-Fonts à Liège (Belgique), le 4 mars 1691, fit une partie de ses études théologiques à Saint-Sulpice, où il entra sous-diacre le 18 février 1715. Il fut envoyé en 1721 au Canada, dont l'évêque lui confia la direction des Surs de la Congrégation, à Montréal. Il revint en France deux ans plus tard, et le 13 décembre 1725, dispensé du temps d'épreuve qui était d'une année, il fut reçu directeur du Séminaire des M.-E.
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    [141]. DOSQUET, Pierre-Hermand, né dans la paroisse de N.-D.-aux-Fonts à Liège (Belgique), le 4 mars 1691, fit une partie de ses études théologiques à Saint-Sulpice, où il entra sous-diacre le 18 février 1715. Il fut envoyé en 1721 au Canada, dont l'évêque lui confia la direction des Surs de la Congrégation, à Montréal. Il revint en France deux ans plus tard, et le 13 décembre 1725, dispensé du temps d'épreuve qui était d'une année, il fut reçu directeur du Séminaire des M.-E. Envoyé à Rome en qualité de procureur à la fin de 1726, il contribua à prouver que le Séminaire des M.-E. n'avait pas d'attache au jansénisme, et qu'il acceptait pleinement la bulle Unigenitus. Le 26 novembre 1727 il fut nommé évêque de Samos, et revint en France en 1728.
    L'année suivante, le 19 février 1729, un brevet royal le nomma coadjuteur de l'évêque de Québec, Mgr de Mornay. Au Canada il trouva bien des difficultés à régler : la question des curés amovibles ou inamovibles était soulevée de nouveau ; des plaintes étaient faites sur l'état de quelques communautés ; le gouverneur était mécontent parce que l'évêque avait renouvelé les ordonnances de ses prédécesseurs contre la vente de l'alcool aux sauvages.
    Dosquet voyant qu'il serait gêné dans l'exercice de ses fonctions épiscopales, passa en France en 1732, pour exposer la situation au gouvernement. Mgr de Mornay ayant donné sa démission, il devint évêque de Québec, et retourna au Canada en 1734.
    Cependant, à cause de la faiblesse de sa santé, il ne pouvait suffire à l'administration de son immense diocèse : avant son voyage en France il n'avait fait qu'une visite pastorale, en 1731. Cette fois, il se sentit incapable de recommencer, et jugeant le climat du Canada trop dur pour lui, il retourna de nouveau en France le 17 octobre 1735, donna sa démission de l'évêché de Québec en 1739, et reçut en commande l'abbaye de Breine, dans le diocèse de Soissons.
    Dès son retour, il avait voulu reprendre rang parmi les directeurs du Séminaire des M.-E. qui l'acceptèrent par une décision du 6 mai 1737. Lors des difficultés qui s'élevèrent entre les directeurs du Séminaire et les vicaires apostoliques sur la constitution de la Société, il prit parti pour les vicaires apostoliques, soutint le Règlement de 1700, et combattit le Règlement de 1716 qui séparait le Séminaire des Missions. Il fit, à ce sujet, une déclaration officielle en la grand'chambre du Parlement le 8 juin 1764 (Voir DAVOUST). Il mourut à Paris le 4 mars 1777. Avait-il définitivement quitté le Séminaire ? Certaines pièces porteraient à le croire, car il y prend le titre d'ancien directeur ; d'autres, au contraire, permettraient de penser qu'il appartenait toujours au Séminaire, et par conséquent à la Société des M.-E.
    Bibliographie. - Douze Mandements et Ordonnances. Se trouvent dans : Mand., Lett. past. et Circ. des év. de Québec, pp. 531-549.
    Pièces relatives à la Constitution de la Société des M.-E. et à l'obtention des Lettres Patentes de 1773 et de 1775, voir DAVOUST.
    Notes bio-bibliographiques. - Mand., Lett. past., et Circ. des év. de Québec, p. 530. - L'Egl. du Canada, 2e part., Tab. alph. - L'Instruct. au Canada, pp. 112, 133, 379, 382.


    • Numéro : 141
    • Année : None