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Etienne DEVAUT

[238]. DEVAUT, Etienne, naquit le 29 décembre 1744 dans le diocèse de Tours. Il fut vicaire à Loches, paroisse Saint-Ours, et après un séjour assez court au Séminaire des M.-E., il partit en janvier 1773 pour le Se-tchoan, où il n'arriva qu'au printemps de 1776. Il fut donné comme collaborateur à M. Moÿe, et dès qu'il sut balbutier le chinois, il fut placé à Gan-io, puis chargé de la partie méridionale du district de Soui fou et du Yun-nan ; il y resta jusqu'en 1783.
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    [238]. DEVAUT, Etienne, naquit le 29 décembre 1744 dans le diocèse de Tours. Il fut vicaire à Loches, paroisse Saint-Ours, et après un séjour assez court au Séminaire des M.-E., il partit en janvier 1773 pour le Se-tchoan, où il n'arriva qu'au printemps de 1776. Il fut donné comme collaborateur à M. Moÿe, et dès qu'il sut balbutier le chinois, il fut placé à Gan-io, puis chargé de la partie méridionale du district de Soui fou et du Yun-nan ; il y resta jusqu'en 1783. A cette époque, on lui confia la région que venait de quitter Moÿe, et qui comprenait la partie orientale du Se-tchoan, depuis Tchong-king jusqu'à Kouy fou, avec le Kouy-tcheou.
    Il n'eut guère le temps d'y travailler, car la persécution éclata en 1785. En apprenant qu'il allait être recherché, le missionnaire écrivit à son évêque, Mgr Pottier : \ Je ne puis vous dissimuler que je désire être pris, quoique je ne veuille pas m'exposer imprudemment. " Ayant reçu un billet de Mgr de Saint-Martin, le coadjuteur, qui, arrêté lui-même, l'engageait à se livrer pour faire cesser les vexations contre les chrétiens, il obéit aussitôt. Il fut emprisonné à Tchen-tou, et de son cachot il adressa à son évêque ces mots : " Le bon Dieu vous conservera sans doute, j'ai fait pour Votre Grandeur un vœu spécial et formel. " Ce vœu, qui était, croit-on non sans motif, le sacrifice de sa vie pour le salut de Mgr Pottier, parut être agréé, car le vicaire apostolique échappa à toutes les recherches.
    Conduit à Pékin, le missionnaire mourut en prison le 3 juillet 1785, après avoir prononcé ces paroles : " Qu'il fait bon mourir ici. " Il fut enterré dans le cimetière Tcheng-fou-sse, où sa tombe réunie à celle d'un de ses compagnons de captivité, Delpon, a été détruite par les Boxeurs en 1900.
    Notes bio-bibliographiques. - N. L. E., i, pp. 256, 382, 393, 422 ; ii, pp. 76, 92, 100, 164 et suiv., 175, 185, 191, 222 et suiv., 262 et suiv., 296, 314 et suiv., 324, 445 et suiv. ; iii, p. 149 ; iv, pp. 41, 174, 229 ; v, p. 20. - L. E. [P. L], iv, p. 340. - M. C., iv, 1871-72, p. 469. Nouv. des miss. or. 1785-1786, 2e part., pp. 125, 126.
    Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. - Hist. gén. miss. cath., ii, 2e part., p. 648. - Lett. à l'év. de Langres, p. 208. - Péking, Tombeau, pp. 228, 325. - La miss. du Su-tchuen, pp. 243, 332 et suiv., 340, 355, 356, 359 et suiv., 504.


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    • Numéro : 238
    • Année : None