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Philippe Jean Louis DESJARDINS

DESJARDINS, Philippe-Jean-Louis, né le 6 juin 1753 à Messas (Loiret), fit ses études au collège de Meung, au séminaire d'Orléans, et au séminaire Saint-Sulpice à Paris. De bonne heure il alla professer la philosophie à Lyon, où il fut ordonné prêtre le 20 décembre 1777 ; il revint ensuite à Paris et fut reçu docteur en théologie le 12 avril 1783. Il devint presque aussitôt chanoine et grand vicaire de Bayeux, puis doyen de la collégiale de Meung et vicaire général d'Orléans. En 1792, il se réfugia en Angleterre, et partit pour l'Amérique en 1793.
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    DESJARDINS, Philippe-Jean-Louis, né le 6 juin 1753 à Messas (Loiret), fit ses études au collège de Meung, au séminaire d'Orléans, et au séminaire Saint-Sulpice à Paris. De bonne heure il alla professer la philosophie à Lyon, où il fut ordonné prêtre le 20 décembre 1777 ; il revint ensuite à Paris et fut reçu docteur en théologie le 12 avril 1783. Il devint presque aussitôt chanoine et grand vicaire de Bayeux, puis doyen de la collégiale de Meung et vicaire général d'Orléans. En 1792, il se réfugia en Angleterre, et partit pour l'Amérique en 1793. Il fut agrégé au séminaire des M.-E. de Québec, et proposé pour être évêque de cette ville ; il recueillit de nombreuses aumônes pour les prêtres français réfugiés en Angleterre, revint en France en 1802, fut nommé curé de Meung, et de nouveau vicaire général d'Orléans. Peu de temps après, appelé à Paris, il fut attaché à la légation du cardinal Caprara.
    Le 1er avril 1805, il fut reçu directeur du Séminaire des M.-E. ; mais sa nomination ne fut enregistrée par le conseil du Séminaire que le 17 avril 1809 ; deux jours après, le 19 avril, il fut nommé assistant. Il cumulait les fonctions de directeur, fort simplifiées à cette époque, avec la charge de la paroisse Saint-François-Xavier dont il avait été nommé curé en 1806. En 1810, la police ayant saisi des lettres que lui écrivaient des personnages ennemis, disait-on, de l'Empereur, et en particulier le duc de Kent, il fut arrêté au mois d'octobre de la même année, et passa quatre ans dans les prisons de Vincennes, de Fenestrelle en Piémont, de Compiano dans l'état de Parme, de Verceil en Piémont. Ses amis avaient à plusieurs reprises sollicité sa mise en liberté. Napoléon leur fit répondre que leurs demandes l'importunaient, et qu'il s'en délivrerait en faisant fusiller Desjardins. L'exilé rentra en France en 1814 et reprit ses fonctions de curé et de directeur. C'est à cette époque qu'il envoya au Canada de nombreux tableaux religieux qu'il acheta à Paris, et dont plusieurs ont une réelle valeur.
    Il fut choisi en 1819 comme grand vicaire, par l'archevêque de Paris, de Talleyrand-Périgord. Il donna alors sa démission de directeur du Séminaire des M.-E., et fut nommé directeur honoraire ; en cette qualité, il prit part aux élections du 14 janvier 1823 et du 15 novembre 1832.
    Les occupations de vicaire général n'absorbaient pas toute son activité : il fonda le petit couvent de la Madeleine pour les filles repenties ; il était président du Comité des pensions de la maison du roi, etc. En 1817, il avait refusé l'évêché de Blois, et quand le 13 janvier 1823, Louis XVIII le nomma à l'évêché de Châlons-sur-Marne, il refusa également. En 1830, lors du sac de l'archevêché, son appartement fut pillé. Étant tombé malade, il se retira chez les Dames de Saint-Michel, rue Saint-Jacques ; il y mourut le 21 octobre 1833. A l'occasion de sa mort, l'archevêque de Paris, Mgr de Quélen, publia une lettre faisant son éloge. Sa réputation de sagesse et de bonté était très méritée.
    Notes bio-bibliographiques. - N. L. E., viii, p. 312. - Ann. rel. Orléans, 1911, pp. 363, 379. - Am. de la Rel., lxxvii, 1833, Lettre pastorale publiée par l'archevêque de Paris [Mgr de Quélen] à l'occasion de sa mort, pp. 565, 583 ; lxxviii, 1834, Notice, pp. 97, 123, 145, 368 ; lxxxi, 1834, pp. 104, 582 ; lxxxii, 1834, p. 81.
    Annuair. Univ. Laval, 1912, p. 122.
    Hist. de l'Inst. de Saint-Maur, pp. 228, 229, 257. - Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. - La Coch. rel., ii, p. 23. - Journ. voy. Europe, pp. 46, 74, 383 et suiv., 465. - Les év. de Québec, pp. 381, 390, 402, 407, 436, 440. - La Congrégation, p. 195. - Vie de M. l'ab. Busson, pp. 263, 269, 282 et suiv.
    Oraison funèbre de M. l'abbé Desjardins, par M. l'abbé Olivier, curé de Saint-Roch. - Chez Guérin, rue du Dragon, Paris, 1834, in-8.
    Portrait. - Peint à l'huile par un employé du Séminaire des M.-E., M. Mondelet, est aux archives de l'archevêché de Paris ; ce même portrait fut lithographié. - Un autre portrait, dû au pinceau de Paulin Guérin, fut également lithographié et publié chez Le Clerc, 35, quai des Augustins, Paris.

    • Numéro : 322
    • Année : None