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Jean Joseph DESCOURVIÈRES

[249]. DESCOURVIÈRES, Jean-Joseph, né vers 1744 à Goux-les-Usiers (Doubs), dut être ordonné prêtre vers 1768. Il fit d'abord partie d'une petite société de missionnaires qui se forma à Cinq-Mars, dans le diocèse de Tours, sous la protection de l'archevêque de Rosset de Fleury, pour l'évangélisation du Loango. Il partit pour cette mission que dirigeait le préfet apostolique Belgarde, se fixa dans la région de Mussorango, entre Malinga et Cabinga ; mais miné par la fièvre, il fut obligé de rentrer en France en 1770. En 1772, il habitait au Séminaire des M.-E.
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    [249]. DESCOURVIÈRES, Jean-Joseph, né vers 1744 à Goux-les-Usiers (Doubs), dut être ordonné prêtre vers 1768. Il fit d'abord partie d'une petite société de missionnaires qui se forma à Cinq-Mars, dans le diocèse de Tours, sous la protection de l'archevêque de Rosset de Fleury, pour l'évangélisation du Loango. Il partit pour cette mission que dirigeait le préfet apostolique Belgarde, se fixa dans la région de Mussorango, entre Malinga et Cabinga ; mais miné par la fièvre, il fut obligé de rentrer en France en 1770. En 1772, il habitait au Séminaire des M.-E. et faisait ses préparatifs pour retourner au Loango. Il publia, à cette époque, une brochure sur cette mission qu'il rejoignit en 1773, et qu'un décret de la Propagande, du 31 août 1774, lui accorda le pouvoir d'évangéliser pendant sept ans.
    De nouveau malade, il revint en France, et entra au Séminaire des M.-E. le 5 novembre 1776, avec l'intention de se consacrer aux missions d'Extrême-Orient. Il partit ce même mois, sans destination précise ; on parlait de l'envoyer soit au Tonkin, soit au Fo-kien. Repris par la maladie à Macao, on jugea qu'il n'avait pas une santé suffisante pour le ministère apostolique actif : son compagnon de route, M. Chaumont, qui devait rester à la procure, fut envoyé à sa place à Hing-hoa, dans le Fo-kien, tandis que lui fut chargé de la procure.
    Il eut à souffrir de la part des autorités chinoises, qui voulurent l'arrêter comme introducteur des missionnaires dans l'Empire ; il fut d'abord soutenu par les Portugais, qui ensuite ne lui ménagèrent pas les ennuis. Sa situation étant difficile à Macao, il parut bon qu'il s'éloignât ; il fut député par la mission du Siam, qui ne comptait alors qu'un évêque et un missionnaire, pour aller la représenter au Séminaire des M.-E.
    Il arriva à Paris au mois de juin 1786 ; mais, à cause des discussions sur l'organisation de la Société, et sous prétexte qu'étant procureur à Macao, il ne pouvait être député de la mission du Siam, il ne fut reçu directeur qu'en vertu d'un arrêt du Parlement, en date du 21 avril 1789. Il signa pour la première fois dans les registres du Conseil aux élections du 15 janvier 1790.
    En 1792, il émigra à Rome avec M. Boiret, afin d'y veiller aux affaires des missions ; ensemble ils travaillèrent au recueil des décrets. En 1798, pour s'éloigner des armées françaises auxquelles leur émigration ne les recommandait pas, ils se retirèrent à Venise, en 1800 à Padoue, et retournèrent à Rome vers 1801. Descourvières y mourut le 6 août 1804, laissant une réputation de vertu telle, que les habitants de son quartier disaient : \ Le saint prêtre français est mort. "
    Bibliographie. - Mission de Loango. - Imprimerie de Krapen, au bas du Pont Saint-Michel, Paris, 1772, in-12, pp. 16.
    Notes bio-bibliographiques. - N. L. E., i, p. 450 ; ii, Histoire abrégée de la persécution en 1784 et 1785, p. 33 ; Ib., pp. 38, 84 et suiv., 330, 398 et suiv. ; iv, pp. 236 et suiv., 240 ; v, pp. 345 et suiv., 556 ; vi, pp. 351, 360, 484. - Sem. rel. Tours, 1912, p. 783. - Am. de la Rel., xxii, 1820, pp. 42 et suiv.
    Nouv. des miss. or. 1785-1786, 1re part., p. 91 ; 2e part., pp. 68 et suiv.
    Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. - Lett. à l'év. de Langres, p. 207. - Hist. du Loango, pp. 231, 277, 285, 313 et suiv.


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    • Numéro : 249
    • Année : None